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Qu'est-ce que le bonheur ?

Qu'est-ce que le bonheur ?

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Aristote pensait que le but ultime de l’homme était le bonheur, Epicure croyait qu’il s’agissait du fondement de la vie. 

La psychologie, à travers la révision de la littérature philosophique et l’expérimentation scientifique, a constaté que le bonheur pouvait être vécu de différentes manières. 

Il est facile de penser que nous trouvons le bonheur lorsque nous faisons la fête avec des amis ou lorsque nous passons de bonnes vacances, mais de nombreuses personnes trouvent également le bonheur dans les efforts qu’elles fournissent, du fait d’étudier telle carrière, dans l’apprentissage d’une langue, etc. 

Et c’est ici qu’interviennent les concepts d’eudémonisme et d’hédonisme.

Hedonisme

Hédonisme : bonheur reposant sur le plaisir

L’hédonisme est ce bonheur le plus tangible, cette joie que nous éprouvons lorsque nous menons des activités gratifiantes. Il s’agit du sentiment de plaisir et de la motivation destinée à éviter le mal-être. 

Nous pouvons dire que ce type de bonheur repose sur les caractéristiques suivantes :

- Recherche du plaisir : il s’agit de l’aspect central de l’hédonisme. Il s’agit de la recherche de la stimulation de nos sens et de nos émotions. Profiter avec des amis, faire un voyage, aller à un concert, etc.

- Perception basée sur un équilibre affectif : la façon que nous avons d’interpréter l’hédonisme dans nos vies se réalise à travers un équilibre de nos émotions quotidiennes. Dès lors, si nous avons tendance à éprouver davantage d’émotions agréables que désagréables, nous ressentirons un plus grand niveau de bonheur hédonique.

- Maintien de la satisfaction de la vie : il est nécessaire, afin de profiter de l’hédonisme, de sentir que notre environnement est agréable. S’il existe des problèmes dans notre famille, avec nos amis, dans notre travail, etc., ces derniers généreront une anxiété qui affectera notre bonheur hédonique.

- Persécution des désirs et des besoins : l’hédonisme acquiert du plaisir à travers l’accomplissement de nos désirs et de nos besoins. Remplir les désirs et satisfaire les besoins nous apportera ces émotions agréables qui mèneront au bonheur hédonique.

- Le bonheur à court terme : un aspect essentiel de l’hédonisme est sa concentration sur le présent ou l’avenir immédiat. Nous parlons de plaisir ou de bonheur spontané survenant après l’exécution de certains comportements. Au fur et à mesure que le stimulus s’éloigne, le bonheur hédonique se dissipe.

- Haute intensité : le bonheur hédonique est une émotion très enrichissante et stimulante, laquelle est vécue avec beaucoup d’intensité et d’enthousiasme.

Eudemonisme

Eudémonisme : bonheur reposant sur l'évolution personnelle

De nombreux comportements n’apportent pas de bonheur immédiat, impliquent même des efforts, et nous font éprouver à certains moments  des émotions de valence négatives caractéristiques de ce type de motivation.

Nous continuons malgré tout à les réaliser avec détermination, étant même satisfaits d’eux. 

Il en est ainsi parce que ces comportements nous apportent un développement personnel, lequel s’expérimente à travers le bonheur eudémonique. 

Des exemples de cet eudémonisme peuvent être l’obtention d’un diplôme, l’apprentissage d’une langue, l’expérience d’autres cultures, l’exploration de soi, etc.

Les caractéristiques principales de l'eudémonisme :

- Recherche de développement personnel : il s’agit de l’aspect central de ce type de bonheur. L'eudémonisme est la motivation qui nous incite à nous développer en tant que personnes. Il s’agit de la satisfaction qui résulte du fait d’être fier de notre croissance cognitive, morale, émotionnelle, etc.

- Atteinte des buts et des objectifs : le degré d’intensité du bonheur eudémonique dépendra du fait d’avoir ou non atteint nos buts et objectifs. Atteindre nos objectifs nous apportera ce bonheur qui nous pousse à poursuivre notre croissance.

- L’effort et la motivation : ceux-ci vont être les moteurs de notre auto-réalisation. En effet, dans la mesure où nos buts et objectifs présenteront souvent des difficultés et des émotions désagréables, nous avons besoin de l’effort et de la motivation pour atteindre l’eudémonisme.

- Le bonheur à long terme : il s’agit d’un bonheur qui est représenté par la satisfaction personnelle. Cette capacité de s’observer soi-même et d’être fier de notre croissance personnelle. Il s’agit davantage d’une perception agréable de soi-même que d’un état temporel spécifique (comme c’est le cas pour l’hédonisme). Il est possible indépendamment des circonstances extérieures.

Conclusion

Cle bonheur

Qu’est-ce qui est préférable, un bonheur hédonique ou un bonheur eudémonique ? 

La réponse est que les deux sont généralement une source de motivation dans nos vies. Ils sont ainsi responsables d’encourager, respectivement, les comportements agréables et le développement personnel. En effet, il semble essentiel de trouver un équilibre personnel entre les deux, de sorte que l’un ne finisse pas par s’ériger en obstacle pour l’autre.

Nous avons tendance aujourd’hui, en raison notamment du fait de vivre dans une société de consommation, à baser notre vie sur l’hédonisme. Nous dépensons souvent nos ressources pour des plaisirs à court terme et nous oublions notre croissance personnelle ou nous la recherchons indirectement à travers cette consommation. 

Une grande partie de la population déteste son travail et sa vie professionnelle, et la seule satisfaction que ces personnes puissent trouver est obtenue à travers les plaisirs hédoniques. 

Il est important de ne pas oublier ou ne pas  laisser de côté notre réalisation de soi, cette dernière constituant l’unique voie pour atteindre l’eudémonisme.

 

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Vos besoins fondamentaux sont-ils satisfaits ?

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Une théorie actuelle, la théorie de l’autodétermination, principalement développée par les psychologues américains Edward Deci et Richard Ryan, définit les besoins psychologiques fondamentaux comme étant innés (issus de l’évolution plutôt qu’appris), universels à travers les cultures et essentiels pour le bien-être.

Ce test, l’Échelle de satisfaction des besoins fondamentaux, adapté par la psychologue américaine Marylène Gagné en 20031, mesure trois besoins fondamentaux identifiés par cette théorie :

 ►le besoin d’autonomie ;

 ►le besoin de compétence ;

 ►le besoin d’appartenance sociale.

La satisfaction de ces trois besoins est nécessaire au bien-être (bonheur), à la croissance psychologique et à la motivation, selon la théorie. Si l’un d’eux n’est pas satisfait, la santé psychologique en souffre.

Veuillez noter que ce test n’est pas présenté dans une perspective d’évaluation clinique (et ce d’autant plus que cette traduction n’a pas été validée expérimentalement) mais plutôt dans le but d’informer sur les progrès de la recherche scientifique en psychologie et de favoriser la réflexion.

FAIRE LE TEST 

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À propos de bonheur : petite mise au point

On entend régulièrement parler d’une supposée « Tyrannie du bonheur ».

Bon…. Faudrait peut-être pas charrier, comme on dit, et utiliser les mots à bon escient.

Ce qui se passe avec le bonheur ne relève pas de la tyrannie, mais plutôt de la mode et de la récupération.

Car il y a effectivement une mode du bonheur, une inflation de livres, d’articles, de préceptes éducatifs ou managériaux, etc.

Ce n’est pas nouveau, et d’ailleurs le grand siècle de la production littéraire sur le bonheur n’est pas le nôtre mais le XVIIIe siècle, le siècle des Lumières. 

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Tout ce que l’Europe comptait alors de grands esprits se mit à rédiger des traités sur le bonheur, et à en faciliter la démocratisation, puisqu’il était auparavant réservé aux élites.

Les Révolutions américaine et française souhaitaient explicitement non pas rendre leurs citoyens heureux, mais les aider à se rendre heureux : le droit à la recherche du bonheur y figurait comme un des 3 droits fondamentaux, à côté du droit à la vie et à la liberté.

Il y a aussi, c’est vrai, une récupération marchande du bonheur, car il fait vendre : ainsi, la publicité tente insidieusement de nous convaincre que nous nous rendrons plus heureux si nous achetons tout un tas de choses : des objets, des meubles, des voitures, des vacances à tel ou tel endroit, etc.

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Mais il y a beaucoup de phénomènes sociaux bien plus dangereux qu’une prétendue « tyrannie du bonheur » :

par exemple, la manipulation de nos données personnelles par le Big Data.

Là, nos prophètes de malheur vont voir ce que peut être une tyrannie, une vraie, si nous ne nous mobilisons pas pour faire face…

Le bonheur, c’est un besoin humain fondamental, comme l’air et l’eau.

C’est Paul Claudel qui écrivait : « Le bonheur n’est pas le but mais le moyen de la vie ».

Nous ne vivons pas, ou pas seulement pour être heureux, mais parce que nous pouvons l’être régulièrement. 

C’est le bonheur qui nous donne la force et l’énergie d’affronter les adversités et les souffrances propres à toute vie humaine.

C’est lui qui nous offre cette joie de vivre, qui nous habite parfois, sans raison claire…

Parfois, hélas, ça ne marche pas : malgré nos efforts, nous n’arrivons pas à nous réjouir de ce que la vie nous offre, nous restons englués dans la morosité, la tristesse, la mauvaise humeur, qu’il y ait ou non de bonnes raisons à cela.

Car le bonheur ne se décide pas, ne se convoque pas : il se facilite. C’est ce qu’on appelle un état émergent, comme le sommeil. 

On ne décide pas de s’endormir, on facilite la venue du sommeil, en s’allongeant dans le noir, au calme, sans s’être excité auparavant avec des écrans. 

Le bonheur, c’est pareil, on ne le siffle pas comme un chien, mais on vit de manière à lui permettre de naître en nous : en étant présent aux bonnes choses simples du quotidien, en entretenant des relations affectueuses et respectueuses avec les autres humains, en restant en contact avec la nature, etc.

Et puis, en comprenant que le bonheur est une richesse, plus importante que l’argent, la beauté, la célébrité.

Et que comme toutes les richesses elle nous impose des règles : discrétion et redistribution.

Quand on a beaucoup d’argent, on ne l’affiche pas et on ne le garde pas que pour soi.

C’est pareil quand on a beaucoup de bonheur : on reste discret, mais on en redonne le plus possible tout autour de nous.

Bonheur & Partage

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Le rire bienveillant : instrument de vie et de liberté

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Le rire bienveillant du yoga du rire : instrument de vie et de liberté

"Le rire peut devenir un instrument de liberté." – Alexandre Jollien

Dans son "Petit traité de l’abandon", Alexandre Jollien nous invite à rire (de nous et avec les autres) pour gagner en élan de vie et en légèreté : ne pas prendre la vie trop au sérieux serait un signe que la vie gagne du terrain. 

Rire de soi mais jamais de l’autre, rire avec l’autre jamais de l’autre.

« Il me semble que quand on rit, quand on laisse éclater sa joie, le moi part à la course et la vie apparaît sans barrières. ».

Le rire empêche alors de mettre des étiquettes sur des situations, de figer les choses, les relations et les gens.

Alexandre Jollien rappelle que, si les drogues en tout genre ont une certaine emprise sur nous parce qu’elles nous désinhibent, le rire peut produire le même effet !!!

 

  • Rire de soi-même

À partir du moment où l’on commence à rire de soi, tout peut devenir un jeu : rire de sa propre obstination, de sa propre maladresse, de ses propres colères…

"Loin de la moquerie, le rire peut devenir un instrument de vie qui déracine toute fixation narcissique et nous aide à avancer." – Alexandre Jollien

 

  • Rire avec les autres

Nous pouvons aussi voir le rire comme un exercice, un défi : adopter une attitude légère et joyeuse et faire rire une personne (un passant dans la rue, le guichetier ou la guichetière à la Poste ou à la banque…) ou encore pratiquer le yoga du rire

Là encore, il ne s'agit pas de rire au détriment de l’autre. Ce rire n’est pas une moquerie.

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Source 

Savoir rire de soi rend plus heureux

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Se ridiculiser est l’une des grandes peurs de ceux qui prennent leur ego trop à cœur

Bien sûr, ne pas faire d’erreurs ou ne pas montrer de faiblesses, surtout à certains moments critiques, peut nous aider. Mais si nous ne le faisons pas, ce ne sera pas non plus la fin du monde.

Le sentiment de ridicule est vécu comme quelque chose de pire qu’une simple honte.

En général, on associe une erreur, un échec ou le fait de se tromper à la désapprobation.

Le courage de se ridiculiser

Cependant, dans le cas du ridicule, ce qu’on «entend en arrière-plan» est le rire moqueur.

Et c’est précisément cette moquerie qui augmente la sensation de honte. Nous nous trouvons ainsi confrontés à un scénario qui peut également générer de la confusion ou de la tension.

En fin de compte, ce qui rend quelque chose de ridicule, c’est sa disproportion ou son inadéquation.

Par conséquent, les situations formelles sont un terrain fertile pour qu’il se produise. Celles-ci imposent généralement de respecter des protocoles plus ou moins rigides. S’écarter du canon est donc relativement facile.

Malgré cela, le ridicule est si démocratique qu’il peut survenir n’importe où. Personne ne lui échappe et nous en avons tous goûté la saveur.

“Si le côté ridicule ne transparaît pas chez les hommes, c’est que nous ne l’avons pas bien cherché.” François de la Rochefoucauld

Le clown et le ridicule

Le clown est précisément ce personnage qui fait du ridicule son outil de comédie.

Les clowns représentent tout ce qui peut être considéré comme ridicule. Leur habillement est exagéré, bizarre. Leurs chaussures sont énormes, leurs nez rouges et leur maquillage facial leur donnent une apparence absurde. Ils utilisent des vêtements qui simulent une coupe élégante, comme celle d’un costume, plein de couleurs et d’éléments très visibles.

Une bonne partie du spectacle des clowns consiste à trébucher et tomber. Ce qui provoque l’hilarité dans le public, c’est qu’ils sont toujours victimes de leur propre distraction. Ils s’intéressent à autre chose et soudainement quelque chose se met en travers de leur chemin, qui les fait tomber par terre. Et ils tombent d’une manière spectaculaire, jamais discrètement.

Un bon thème de clown est plein de malentendus. Ils mangent un morceau de carton en pensant que c’est un gâteau. Ou ils donnent un baiser à quelque chose d’horrible, croyant joindre leurs lèvres a celles d’une belle femme. Ou ils entreprennent la mauvaise mission parce qu’ils en ont mal interprété les instructions. Le monde des clowns est le monde du ridicule, mais aussi celui du rire innocent.

Rire de soi-même

En réalité, seul le ridicule survient, au sens strict, lorsque ceux qui font l’erreur ou se trompent le prennent trop au sérieux. 

Si quelqu’un, par exemple, ne sait pas danser, mais fait semblant de savoir, il peut avoir l’air très ridicule et déclencher des rires. D’un autre côté, s’il accepte de ne pas savoir danser et qu’il s’amuse avec ses propres limites, il a tout de suite l’air plus sympa.

Quelle est la différence entre une situation et l’autre ? ça se résume à un seul mot : l’estime de soi. 

Quelqu’un avec une forte estime de soi est toujours capable de rire de lui-même, parce qu’il s’accepte. Cela inclut la tolérance de ses propres erreurs ou limitations.

D’un autre côté, quand il y a insécurité et manque de confiance dans ce que nous sommes, tomber dans un ridicule peut provoquer une forte blessure émotionnelle.

La véritable erreur est de croire que l’on est digne d’être apprécié quand on est bon ou qu’on semble tel. Quand on ne fait pas d’erreurs. Quand on ne fait pas ou ne dit pas quelque chose d’inapproprié. Dans ce cas, il n’y a pas de véritable appréciation pour soi-même, mais plutôt une auto-évaluation simulée.

Se jouer du ridicule

Nous avons tous des facettes ou des comportements maladroits ou inappropriés. C’est normal. Il suffit d’une distraction ou d’un petit malentendu pour que nous commettions une erreur en termes sociaux. 

Face à cela, il n’y a qu’un seul antidote: être authentique et donc humble.

Nous ne pouvons pas prétendre avoir la bonne conduite en toutes circonstances. Ce que nous pouvons faire, c’est travailler pour être fier de qui nous sommes, pour dresser un portrait dans lequel se dessine une personne sincère. C’est à dire avec des défauts, des vertus, des erreurs et des succès.

Cela nous permettra d’éliminer ce désir de nous cacher, nous travestir ou de nous autoriser à ne montrer seulement les facettes que nous pensons que les autres aimeront le plus.

Nous pouvons nous familiariser avec le ridicule. Adopter des gestes absurdes ou des postures devant un miroir ou sortir dans la rue sans nous apprêter de trop. Mettre quelque chose d’original qui attire l’attention ou génère de la surprise.

En faisant cela, nous réaliserons que nous restons les mêmes et nous pourrons même accompagner le rire de ceux que nous amusons.

Le plus important est que, lorsque nous nous permettons de nous ridiculiser de temps en temps, sans que cela nous affecte, nous découvrions aussi que nous pouvons ainsi vivre plus détendus et plus heureux. 

Rien ne nourrit autant le sentiment de plénitude que d’être spontané. Rien ne nous rend aussi sûrs que de nous libérer du “qu’en dira t-on”.

Le yoga du rire offre un cadre bienveillant pour apprendre à s'en libérer !

Bonne impression

Source

 Formation ydr gabs

"Rire ce n'est pas fuir la réalité, c'est plonger corps et âme en pleine existence"  Alexandre Jollien

Choisir de rire

Le Yoga du Rire est une pratique, pas un divertissement.

Chaque individu peut influencer son niveau de bien-être selon les efforts qu'il fait ou pas.

Notre organisme ne fait pas la différence entre un rire intentionnel et un rire spontané

On obtient les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques au bout de 10 à 15 minutes de rire ample volontairement soutenu. 

Un entraînement régulier est nécessaire comme n'importe quel apprentissage (sinon ce serait comme décider de courir sans jamais courir). 

S'entraîner permet aussi d'améliorer notre équilibre émotionnel.

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