L'essentiel c'est de donner à réfléchir

 Penser sain

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Leçons de longévité

Sois heureux un instant omar khayyam

Chaque fois que votre impulsion vous conduit à râler, médire, juger, condamner, regretter, redouter, culpabiliser, envier, reprocher, se dévaloriser, se comparer, détester, jalouser, se venger… pensez à ceci :

« Le choix d’orienter nos pensées sur les éléments positifs ou négatifs de nos vies détermine notre santé et notre satisfaction de vie ».

Il ne s’agit pas d’une injonction au bonheur, mais de RÉÉQUILIBRER une tendance naturelle à repérer tout ce qui ne va pas (biais de négativité).

Comment des pensées bien choisies peuvent diminuer les raisonnements toxiques, les ruminations, la production d’émotions douloureuses et finalement améliorer nos vies ?

Il est établi que sélectionner délibérément des pensées favorables renforce notre humeur, notre bien-être et notre santé. Dit comme cela, tout paraît simple, trop simple. Nous savons tous que les pensées indésirables et les idées sombres n’obéissent pas à notre volonté.

– Pas besoin de faire des recherches sur le cerveau pour savoir que l’on va mieux quand on se sent bien et quand on pense des choses agréables ! Mais le monde n’est pas un conte de fées, la vie est difficile. Vous êtes gentil, mais j’ai du travail, des contraintes, des problèmes sérieux à régler, alors vos histoires de bons sentiments, c’est bien joli sur le papier, mais je n’y crois pas.

– Mais ce ne sont pas des croyances, ce sont des conclusions de travaux sérieux qui étudient les comportements des gens les plus doués pour se sentir bien et analysent par des moyens scientifiques ce qui les distingue des autres.

– Eh bien prouvez-le-moi ! 

Une étude convaincante

Si je veux vous convaincre que les pensées que vous choisissez de développer ont une incidence directe sur votre santé, il faudra disposer d’une étude qui compare deux groupes de personnes, l’un pensant plutôt positivement, l’autre négativement, puis surveiller leur santé sur une longue période. On pourra alors repérer les modes de pensée qui influencent, en bien ou en mal, la santé. Cela paraît déjà compliqué, mais si ces personnes ont des métiers différents, un environnement, une alimentation et un entourage différents, vous pourrez toujours contester les résultats, à juste titre, en remarquant que les modifications de santé peuvent être dues à n’importe quelle autre cause, alimentaire, professionnelle ou environnementale.

Il nous faut donc trouver deux populations qui pensent différemment, mais qui ont les mêmes métiers, horaires, alimentation, environnement et même famille ! Bref, les mêmes vies, cela paraît impossible et pourtant des chercheurs ont trouvé [i].

Les religieuses qui vivent plus longtemps

Dans une étude particulièrement élégante, ils ont suivi une communauté de religieuses de Baltimore et de Milwaukee, en reprenant l’ensemble de leur vie, depuis leur entrée au couvent jusqu’à leur décès.

Comment mesurer leurs pensées ? Cette étude présente l’originalité de disposer d’une autobiographie manuscrite des jeunes filles à leur entrée au couvent (vers l’âge de 22 ans en moyenne), un texte assez long et significatif pour mesurer statistiquement les contenus à connotations négatives et positives. Il est possible de repérer dans ces textes, les personnes orientées vers les éléments positifs de la vie et celles plus sensibles aux événements négatifs. Comment en mesurer l’influence sur la santé ? En calculant leur longévité entre 75 et 95 ans.

La force de cette étude est la mise en évidence d’un puissant lien entre paroles positives à l’entrée au couvent et longévité. Par rapport aux 25 % les plus positives, le risque de décès chez les 25 % les plus négatives était multiplié par 2,5 ! Ces résultats incroyables sont significatifs puisque ces personnes ont été exposées aux mêmes conditions de vie et au même métier. Ainsi, la simple façon de voir les choses, de choisir des pensées positives ou négatives à 22 ans peut retentir 60 ans plus tard sur l’état de santé tout au long d’une vie !

Du point de vue neurologique :

Nos pensées sont contagieuses pour nous même, et pour les autres. Elles ne se limitent pas à une simple réaction aux événements, mais nous transforment dans notre chair. La plasticité cérébrale est la propriété des neurones à s’adapter à une information. Si le signal est répétitif, il va modeler nos réseaux cérébraux, l’information va passer plus vite et plus fort, elle sera plus présente, plus mémorisable, plus saillante. Autrement dit, si vous entraînez votre cerveau à se focaliser sur ce qui ne va pas (ce qu’il a tendance à faire naturellement, c’est le biais de négativité) vous deviendrez de plus en plus doué pour repérer ce qui ne va pas et pour favoriser les humeurs sombres. L’inverse est aussi vrai. Des travaux de psychologie comportementale montrent que repérer ce qui fonctionne nous rend plus apte à éprouver et développer des émotions et pensées agréables, nous devenons plus serein, plus fort et plus entreprenant.

Pourquoi cultiver les pensées agréables a-t-il un effet aussi marqué sur notre santé ?

Choisir de s’orienter vers les événements positifs de nos vies atténue nos réactions de stress chronique, diminue les processus inflammatoires en lien avec le stress et améliore les capacités de défense immunitaire de notre corps [ii].

L’étude de Baltimore n’est pas isolée, elle montre une corrélation entre pensées et santé, mais ne fournit cependant pas de preuve de cause à effet. Pour cela il existe une quantité impressionnante de travaux (en particulier dans les domaines de l’anxiété et de la dépression) [iii] montrant que notre activité mentale consciente peut agir sur nos humeurs négatives et notre bien-être [iv]. Ce qui fonctionne sur des patients atteints de troubles prononcés, s’avèrera plus facile à appliquer aux contrariétés habituelles. Vous ne possédez peut-être pas le don naturel de sélectionner les pensées favorables à votre bien-être, heureusement cela s’apprend (avec la pratique régulière du yoga du rire par exemple). Avec un peu de savoir-faire, de motivation et de persévérance. L’expérience prouve que les résultats sont à notre portée.

Les applications pratiques

Comment appliquer ces beaux principes dans la vraie vie ? Par où commencer pour influencer nos pensées ? La prise de conscience, un bon début.

« Un sentiment ne peut être contrarié ou supprimé que par un autre sentiment plus fort » - Baruch Spinoza

1) Acceptation. Les émotions précèdent nos pensées et sont à l’origine de nos jugements. Pour agir durablement sur nos pensées indésirables, il faut assez de lucidité pour prendre conscience de nos émotions, afin de les accepter. L’émergence d’une émotion n’est pas contrôlable, il faut l’accepter pour « libérer » la part consciente de son cerveau, qui pourra passer à autre chose. Les personnes habituées à réprimer leurs émotions (par culture ou à la suite d’expériences traumatisantes) devront faire un effort, pour apprendre à ressentir tout simplement une émotion. Cette prise de conscience peut être entravée par nos raisonnements, masquant l’émotion sous-jacente. La difficulté sera alors de prendre conscience de la nocivité de certains raisonnements. Nous ignorons souvent que ce sont nos émotions qui influent les raisonnements.

2) Entrainer notre mental à revenir au présent en abandonnant les idées nocives, c’est le principe de la pleine conscience qui se travaille par des séances de méditation de mindfulness[v]. C'est aussi le principe du yoga du rire qui est assimilé à une méditation dynamique.

Une part de notre cerveau passe son temps à échafauder des scénarios, à remémorer et décortiquer des épisodes passés, c’est une fonction indispensable pour anticiper les difficultés et aider la prise de décision. Un réseau cérébral (le réseau par défaut) s’active quand l’attention n’est plus concentrée sur une tâche présente. Il est tourné vers notre monde intérieur et ouvre la porte aux errements et ruminations.

Nous devons donc apprendre à débrancher ce pilote automatique, à passer du mode « penser » au mode « ressentir ». Ce n’est pas évident car cet automatisme fait partie de nos habitudes. Il faut donc faire un effort mental pour en sortir. La pratique consiste à orienter son attention sur les perceptions du présent, sans jugement, avec bienveillance. 

Ne pas s’accrocher à ses pensées, implique de les accepter et de les prendre pour de simples idées qui ne font que passer, au lieu de les tenir pour des vérités. Les pensées sont une interprétation du monde, elles ne sont pas le monde. En prenant le parti-pris d’accepter tous nos ressentis sans les juger, nous désamorçons cette machine à ruminer qui se met en route à chaque fois que nous portons un jugement négatif. Il est bon de savoir que lorsque nous rions, notre machine à ruminer se déconnecte. Physiologiquement, il est impossible de rire vraiment et de penser en même temps !

3) Orientation positive : entraîner son esprit à repérer ce qui nous fait du bien. Pour des raisons de survie de l’espèce, le cerveau est entraîné à repérer et traiter les informations négatives en priorité. C’est utile, mais parfois usant. D’innombrables études montrent qu’orienter son attention sur les éléments positifs de la vie augmente nos capacités à affronter l’adversité [vi], approfondit nos liens sociaux, notre motivation, lutte contre le stress et les tendances à la dépression ou à l’anxiété [vii].

Nous allons réapprendre à nous focaliser sur des événements heureux de notre existence. Cela peut passer par une prise de conscience de tous les instants, mais aussi par des petits exercices délibérés, pour rééduquer notre cerveau [viii].

L’exercice des trois bienfaits par jour [ix] : chaque jour pendant une ou deux semaines, prendre dix minutes (par exemple au coucher) pour noter dans un carnet, trois moments de la journée qui se sont bien passés et vous ont apporté satisfaction. Ces événements sont trois bonnes raisons d’éprouver de la gratitude. Noter une explication détaillée des causes, apporter un maximum de détails, ce qui a été dit ou fait, inclure les émotions ressenties sur le moment ou à distance, établir les causes et l’évolution de l’épisode.

Il est important de noter par écrit, ne pas se contenter d’y penser, cela permet un approfondissement de la réflexion et une meilleure mémorisation. Plus l’épisode est détaillé, plus les effets seront profonds. Cet exercice a montré une efficacité remarquable, se prolongeant plus de six mois après le test. 

4) Réévaluation cognitive : il s’agit d’une des méthodes les plus employées et reconnues en psychothérapie cognitive [x]. A partir du moment où les émotions sont acceptées et où nous avons pris de la distance avec nos pensées, il devient plus facile de remplacer les idées nocives par une autre vision. Une réalité complexe peut toujours être abordée sous plusieurs angles. En privilégiant une approche plus favorable à nos ressentis, nous améliorant notre état mental. Apprenons par exemple à nous focaliser sur ce qui nous renforce plutôt qu’à recenser et ruminer nos inquiétudes ou nos ressentiments.

Il existe bien d’autres démarches pour mettre à distance les pensées nocives activité physique, relaxation, cohérence cardiaque, imagerie mentale, culture de la qualité relationnelle, sophrologie, yoga du rire...

En somme, orienter notre attention sur ce qui nous renforce, ne dépend que de nous et de notre détermination. Une bonne motivation et un peu de persévérance peuvent améliorer sensiblement nos vies, notre santé et nos relations.

Pour en savoir plus sur le yoga du rire et les neurosciences, c'est ICI

Ces lignes sont adaptées de deux ouvrages : “Je rumine, tu rumines, nous ruminons” et “Ces émotions qui nous dirigent”

[i] DANNER D.D., SNOWDON D.A., FRIESEN W.V., Positive emotions in early life longevity : findings from the nun study, Journal of personality and social psychology, 80, 2001.
[ii] SIN N.L., GRAHAM-ENGELAND J.E., ONG A.D., ALMEIDA D.M., Affective Reactivity to Daily Stressors Is Associated With Elevated Inflammation, Health Psychology, Jun 1, 2015.
[iii] GLOAGUEN V., COTTRAUX J., CUCHERAT M., BLACKBURN I., A meta-analysis of the effects of cognitive therapy in depressed patients, Journal of Affective Disorders, 49, 59-72, 1998.
[v] GOTINK R.A., CHU P., BUSSCHBACH J.J., BENSON H., FRICCHIONE G.L., HUNINK M.G, Standardised mindfulness-based interventions in healthcare: an overview of systematic reviews and meta-analyses of RCTs, PLoS One, 10(4), 2015 Apr 16.
[vi] Janoff-Bulman, R., & Berger, A. R. (2000). The other side of trauma:Towards a psychology of appreciation. In J. H. Harvey & E. D. Miller(Eds.),Loss and trauma: General and close relationship perspectives (pp. 29–44). Philadelphia: Brunner-Routledge.
[vii] Emmons,R.A., Mc Cullough,M.E., (2003) Counting blessing versus burdens : an experimental investigation of gratitude and subjective well-being in daily life. Journal of personality and social Psychology, 84
[viii] Jordi Quoidbach,Moïra Mikolajczak,James J. Gross. Positive Interventions: An Emotion Regulation Perspective.Psychological Bulletin 2015 American Psychological Association.2015, Vol. 141, No. 2, 000 0033-2909/15/$12.00
[ix] Seligman, M.E.P., Steen, T.A., Park, N., Peterson, C. (2005) Positive psychology progress. American Psychologist, 60.(5) 410-21
[x] GLOAGUEN V., COTTRAUX J., CUCHERAT M., BLACKBURN I., A meta-analysis of the effects of cognitive therapy in depressed patients, Journal of Affective Disorders, 49, 59-72, 1998.

Source 

5 clés pour garder sa joie de vivre...

bien dans sa peau

En menant une étude sur plusieurs milliers de personnes, des chercheurs de l’University College de Londres ont mis en évidence des balises pour nous guider : le bonheur passerait par cinq grandes qualités humaines…

C’est quoi le bonheur ? Il n’est pas indispensable de s’appesantir sur la définition de ce mot. Ce serait de toute façon peine perdue. Déjà Saint-Augustin au IVe siècle dénombrait près de trois cents opinions différentes sur le sujet ! Il est plus intéressant de se demander comment atteindre cet état de joie, de plaisir, de bien-être, peu importe le nom qu’on lui donne. Ce qui est certain, c’est que l’on ne devient pas heureux en appliquant des recettes magiques mais plutôt en développant en nous des qualités qui font notre humanité. Les voici :

La détermination

Determination

Elle n’est pas un aveuglement têtu, plutôt un cap que l’on se fixe et auquel on tente de se tenir malgré les difficultés et l’adversité. "La détermination ne passe pas par un volontarisme rigide, mais de préférence par un engagement résolu et durable pour des idées et des valeurs importantes pour nous. On n’est pas une girouette, on ne se laisse pas distraire : on se tient aux choses auxquelles on tient ! Et cela donne sens, consistance et cohérence à notre existence. Cela nous permet de construire une identité stable dans le temps, donc rassurante". A partir de là, il est bien plus facile de tracer sa route !

Comment la développer ? Impossible d’être déterminé sans en passer par les actes. "Le meilleur moyen de rester fidèle à ses valeurs sur le long terme – donc à soi-même - c’est de les mettre en œuvre au quotidien à chaque fois que nous en avons l’occasion. Ainsi ancrée dans le réel, la détermination ne s’effiloche pas avec le temps".

Le sens du contrôle

Controle

"Il est ici question de maîtrise de soi, de la capacité d’accepter d’en passer par des moments de frustration et de contrariété, de l’aptitude à ne pas se laisser séduire par n’importe quelle sollicitation nous vantant une jouissance immédiate". "Il s’agit en fait d’adopter une attitude stoïcienne valorisant le contentement : savoir aimer ce que l’on a, à défaut d’avoir tout ce que l’on aime ; savourer le stade où l’on se trouve, sans aspirer immédiatement à plus". En nous comportant ainsi, nous nous protégeons du tumulte de nos désirs, de cette confusion dans laquelle nous plongent nos appétences sans fin.

Comment le développer ? "Pour gagner en contrôle de soi, on peut commencer par une modeste promesse que l’on se fait à soi-même, dans un domaine où nous avons tendance à ne pas réussir à nous brider. Nous éprouverons alors une réelle gratification : une fierté pour nous-mêmes, pour cette discipline personnelle dont nous savons faire preuve".

L’optimisme

Optimisme churchill

Cernés par toutes sortes de menaces, réelles ou fantasmées, comment rester optimistes ? "Ce trait de caractère ne consiste pas à croire naïvement que l’avenir sera rose. Mais à se persuader que nous possédons en nous les ressources ou les capacités à aller les chercher à l’extérieur pour s’adapter à toutes les situations, même les plus défavorables". "C’est une posture, un rapport à la vie fait de confiance dans l’humain. Certes, il est capable de choses sordides mais aussi de choses si belles ! L’optimisme, c’est ce qu’Albert Camus nommait la révolte : se refuser à réduire l’existence à son seul versant négatif, pondérer le mal par la bonté et la beauté". Un état d’esprit qui nous pousse à aller de l’avant, à essayer encore après un échec, à conserver intactes nos forces de rebond.

Comment le développer ? "Mettons en récit les événements négatifs du passé et transformons-les par le verbe. Voyons quelles forces ils ont fait émerger en nous, quelles solidarités ils ont tissé autour de nous". De quoi aborder l’avenir avec la certitude que le pire n’est jamais certain !

La stabilité émotionnelle

Barometre du comportement

"Etre stable émotionnellement ne signifie pas ne ressentir aucune émotion ou seulement des émotions positives ! Cela consiste à accueillir tout ce qui nous traverse - la tristesse comme la joie, la colère comme la sympathie, la haine comme l’amour – sans se laisser déborder ou emporter par le flux, en retrouvant rapidement ensuite son assise". "À travers les publicités, la télévision ou l’information en continu, notre environnement ne cesse de solliciter nos émotions. À force, cela finit par induire une fatigue et une usure psychiques, peu compatibles avec le bonheur. La stabilité émotionnelle permet d’apaiser ce trop-plein de stimuli émotionnels, de s’en tenir à distance".

Comment la développer ? Chaque jour, prenons un petit temps pour faire le calme en nous, pacifier nos émotions, retrouver les pensées qui leurs sont associées et qui les déclenchent. "On peut aller marcher un quart d’heure, faire une courte sieste, simplement fermer les yeux, écouter un morceau de musique".

La conscience de ses actes

Conscience responsabilite
 

Faire le bouchon au fil de l'eau, s’en remettre au destin peut nous conduire n’importe où, sur un chemin pas toujours en adéquation avec ce que nous sommes. "Faire des choix en conscience, même si on se trompe parfois, c’est au contraire reprendre la main, redevenir sujet. C’est surtout faire œuvre de responsabilité vis-à-vis des conséquences de ses décisions. Si je ne me reconnais pas comme celle qui a décidé, si je n’assume pas cette posture, je passe à côté de moi et je ne peux pas être heureu(x)se.

Comment la développer ? "En ne se posant pas en victime des événements, en ne se complaisant pas dans une posture passive et infantile, en cessant d’attendre que les autres tiennent le gouvernail pour nous". Et surtout, en osant les bonnes questions ! De quoi ai-je envie pour ma vie ? Comment puis-je l’atteindre ? Quels sont les différents scénarii possibles ? Quelles seront les conséquences pour moi, pour autrui ? En quoi les autres peuvent-ils m’aider ? Car n’oublions jamais que le bonheur sans les autres n’est qu’un leurre… et il n'est jamais trop tard pour venir le vérifier dans un atelier de yoga du rire près de chez vous...

Source

 

5 clés pour garder sa joie de vivre...

bien dans sa peau

En menant une étude sur plusieurs milliers de personnes, des chercheurs de l’University College de Londres ont mis en évidence des balises pour nous guider : le bonheur passerait par cinq grandes qualités humaines…

C’est quoi le bonheur ? Il n’est pas indispensable de s’appesantir sur la définition de ce mot. Ce serait de toute façon peine perdue. Déjà Saint-Augustin au IVe siècle dénombrait près de trois cents opinions différentes sur le sujet ! Il est plus intéressant de se demander comment atteindre cet état de joie, de plaisir, de bien-être, peu importe le nom qu’on lui donne. Ce qui est certain, c’est que l’on ne devient pas heureux en appliquant des recettes magiques ! Mais plutôt en développant en nous des qualités qui font notre humanité. Voici lesquelles.

La détermination

Determination

Elle n’est pas un aveuglement têtu, plutôt un cap que l’on se fixe et auquel on tente de se tenir malgré les difficultés et l’adversité. "La détermination ne passe pas par un volontarisme rigide, mais de préférence par un engagement résolu et durable pour des idées et des valeurs importantes pour nous. On n’est pas une girouette, on ne se laisse pas distraire : on se tient aux choses auxquelles on tient ! Et cela donne sens, consistance et cohérence à notre existence. Cela nous permet de construire une identité stable dans le temps, donc rassurante". A partir de là, il est bien plus facile de tracer sa route !

Comment la développer ? Impossible d’être déterminé sans en passer par les actes. "Le meilleur moyen de rester fidèle à ses valeurs sur le long terme – donc à soi-même - c’est de les mettre en œuvre au quotidien à chaque fois que nous en avons l’occasion. Ainsi ancrée dans le réel, la détermination ne s’effiloche pas avec le temps".

Le sens du contrôle

Controle

"Il est ici question de maîtrise de soi, de la capacité d’accepter d’en passer par des moments de frustration et de contrariété, de l’aptitude à ne pas se laisser séduire par n’importe quelle sollicitation nous vantant une jouissance immédiate". "Il s’agit en fait d’adopter une attitude stoïcienne valorisant le contentement : savoir aimer ce que l’on a, à défaut d’avoir tout ce que l’on aime ; savourer le stade où l’on se trouve, sans aspirer immédiatement à plus". En nous comportant ainsi, nous nous protégeons du tumulte de nos désirs, de cette confusion dans laquelle nous plongent nos appétences sans fin.

Comment le développer ? "Pour gagner en contrôle de soi, on peut commencer par une modeste promesse que l’on se fait à soi-même, dans un domaine où nous avons tendance à ne pas réussir à nous brider. Nous éprouverons alors une réelle gratification : une fierté pour nous-mêmes, pour cette discipline personnelle dont nous savons faire preuve".

L’optimisme

Optimisme churchill

Cernés par toutes sortes de menaces, réelles ou fantasmées, comment rester optimistes ? "Ce trait de caractère ne consiste pas à croire naïvement que l’avenir sera rose. Mais à se persuader que nous possédons en nous les ressources ou les capacités à aller les chercher à l’extérieur pour s’adapter à toutes les situations, même les plus défavorables". "C’est une posture, un rapport à la vie fait de confiance dans l’humain. Certes, il est capable de choses sordides mais aussi de choses si belles ! L’optimisme, c’est ce qu’Albert Camus nommait la révolte : se refuser à réduire l’existence à son seul versant négatif, pondérer le mal par la bonté et la beauté". Un état d’esprit qui nous pousse à aller de l’avant, à essayer encore après un échec, à conserver intactes nos forces de rebond.

Comment le développer ? "Mettons en récit les événements négatifs du passé et transformons-les par le verbe. Voyons quelles forces ils ont fait émerger en nous, quelles solidarités ils ont tissé autour de nous". De quoi aborder l’avenir avec la certitude que le pire n’est jamais certain !

La stabilité émotionnelle

Barometre du comportement

"Etre stable émotionnellement ne signifie pas ne ressentir aucune émotion ou seulement des émotions positives ! Cela consiste à accueillir tout ce qui nous traverse - la tristesse comme la joie, la colère comme la sympathie, la haine comme l’amour – sans se laisser déborder ou emporter par le flux, en retrouvant rapidement ensuite son assise". "À travers les publicités, la télévision ou l’information en continu, notre environnement ne cesse de solliciter nos émotions. À force, cela finit par induire une fatigue et une usure psychiques, peu compatibles avec le bonheur. La stabilité émotionnelle permet d’apaiser ce trop-plein de stimuli émotionnels, de s’en tenir à distance".

Comment la développer ? Chaque jour, prenons un petit temps pour faire le calme en nous, pacifier nos émotions, retrouver les pensées qui leurs sont associées et qui les déclenchent. "On peut aller marcher un quart d’heure, faire une courte sieste, simplement fermer les yeux, écouter un morceau de musique".

La conscience de ses actes

Conscience responsabilite
 

Faire le bouchon au fil de l'eau, s’en remettre au destin peut nous conduire n’importe où, sur un chemin pas toujours en adéquation avec ce que nous sommes. "Faire des choix en conscience, même si on se trompe parfois, c’est au contraire reprendre la main, redevenir sujet. C’est surtout faire œuvre de responsabilité vis-à-vis des conséquences de ses décisions. Si je ne me reconnais pas comme celle qui a décidé, si je n’assume pas cette posture, je passe à côté de moi et je ne peux pas être heureu(x)se.

Comment la développer ? "En ne se posant pas en victime des événements, en ne se complaisant pas dans une posture passive et infantile, en cessant d’attendre que les autres tiennent le gouvernail pour nous". Et surtout, en osant les bonnes questions ! De quoi ai-je envie pour ma vie ? Comment puis-je l’atteindre ? Quels sont les différents scénarii possibles ? Quelles seront les conséquences pour moi, pour autrui ? En quoi les autres peuvent-ils m’aider ? Car n’oublions jamais que le bonheur sans les autres n’est qu’un leurre…

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Neurosciences, rire & découverte

Source rire in brain

Si le rire est vraiment le meilleur remède, ne serait-il pas formidable de pouvoir en savoir plus sur ce qui se passe dans le cerveau quand on rit ? 

Les neuroscientifiques ont récemment réalisé d'importants progrès sur ce front en identifiant une partie du cerveau qui, une fois stimulée, ne manque jamais de provoquer des sourires et des éclats de rire.

Dans leur étude menée chez trois patients soumis à une cartographie du cerveau par stimulation électrique dans le cadre d'un traitement contre l'épilepsie, l'équipe financée par les NIH a découvert que la stimulation d'un faisceau spécifique de fibres neurales, appelé cingulum*, provoquait des éclats de rire, des sourires et un sentiment de calme. Les découvertes apportent non seulement un éclairage nouveau sur la biologie du rire, mais elles permettent également aux chercheurs de mettre au point de nouvelles stratégies pour traiter diverses affections, notamment l'anxiété, la dépression et la douleur chronique.

Chez les personnes atteintes d'épilepsie dont les crises sont mal contrôlées par des médicaments, une intervention chirurgicale visant à retirer le tissu cérébral provoquant des crises est parfois utile. Les personnes en attente d'une telle chirurgie doivent d'abord subir une procédure appelée électroencéphalographie intracrânienne(iEEG). Cela implique de placer temporairement 10 à 20 réseaux d'électrodes minuscules dans le cerveau pendant plusieurs semaines, afin de déterminer la source des crises du patient dans le cerveau. Avec la permission du patient, ces électrodes peuvent également permettre aux médecins-chercheurs de stimuler différentes régions du cerveau du patient afin de cartographier leurs fonctions et de faire des découvertes potentiellement nouvelles et inattendues.

Dans la nouvelle étude publiée dans le Journal of Clinical Investigation , Jon T. Willie, Kelly Bijanki et leurs collègues de la faculté de médecine de l'Université Emory, à Atlanta, ont examiné une jeune fille de 23 ans subissant iEEG pendant 8 semaines en vue de sa chirurgie. traiter son épilepsie incontrôlée [1]. Une des électrodes implantées dans son cerveau était située dans le faisceau de cingulum et, lorsque cette zone était stimulée à des fins de recherche, la femme éprouvait un besoin incontrôlable de rire. Non seulement la femme avait des sourires et des rires, mais elle a également déclaré se sentir détendue et calme.

Afin de vérifier de manière plus objective son humeur, les chercheurs ont demandé à la femme d'interpréter l'expression des visages sur un écran d'ordinateur comme étant heureuse, triste ou neutre. La stimulation électrique du faisceau de cingulum l'a amenée à voir ces visages comme plus heureux, signe d'une humeur généralement plus positive. Une évaluation complète de son état mental a également montré qu'elle était pleinement consciente et alerte.

Pour confirmer les résultats, les chercheurs ont examiné deux autres patients, un homme âgé de 40 ans et une femme âgée de 28 ans, qui subissaient l'un et l'autre un traitement par iEEG au cours d'un traitement contre l'épilepsie. Chez ces deux volontaires, la stimulation du faisceau de cingulum a également déclenché des éclats de rire et réduit l'anxiété avec une cognition normalement normale.

Willie note que le faisceau de cingulum relie plusieurs zones du cerveau. Il compare cela à une super autoroute avec de nombreuses rampes d'accès. Il soupçonne que l'endroit qu'ils ont découvert se trouve à une intersection clé, donnant accès à divers réseaux cérébraux régulant l'humeur, les émotions et les interactions sociales.

Des recherches antérieures ont montré que la stimulation d'autres parties du cerveau peut également amener les patients à rire. Cependant, ce qui fait de la stimulation du faisceau de cingulum une approche particulièrement prometteuse est qu’il déclenche non seulement le rire, mais réduit également l’anxiété. Tout comme le yoga du rire (qui est bien sûr nettement moins invasif ^^))

Les nouvelles découvertes suggèrent que la stimulation du faisceau de cingulum pourrait être utile pour calmer les angoisses des patients lors de neurochirurgies dans lesquelles ils doivent rester éveillés. En fait, l'équipe de Willie l'a fait lors de la chirurgie d'épilepsie de leur femme âgée de 23 ans. Chaque fois qu'elle était en détresse, la stimulation procurait un soulagement immédiat. De plus, si la stimulation cérébrale profonde traditionnelle ou des méthodes moins invasives de stimulation cérébrale peuvent être développées et jugées sûres pour une utilisation à long terme, elles peuvent offrir de nouvelles façons de traiter la dépression, les troubles anxieux et la douleur chronique.

Pendant ce temps, l'équipe de Willie travaille d'arrache-pied en utilisant des approches similaires pour cartographier les zones du cerveau impliquées dans d'autres aspects de l'humeur, notamment la peur, la tristesse et l'anxiété. Avec le travail multidisciplinaire mis en place par l' initiative BRAIN menée par les NIH , ce type d'études promet de révéler des fonctionnalités du cerveau humain jusqu'alors inaccessibles, avec des conséquences profondes pour les neurosciences et la médecine humaine.

Référence :

[1] La stimulation du cingulum améliore l'affect positif et l'anxiolyse pour faciliter la craniotomie éveillée . Bijanki KR, JR Manns, Inman CS, Choi KS, S Harati, NP Pedersen, Drane DL, AC Waters, RE Fasano, HS Mayberg, Willie JT. J Clin Invest. 2018 27 décembre.

Liens :

Vidéo: Réponse du patient  (Bijanki et al. Le Journal of Clinical Investigation)

Page d'information sur l'épilepsie (Institut national des maladies neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux / NIH)

Jon T. Willie  (Université Emory, Atlanta, GA)

Soutien des NIH: Institut national des maladies neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux; Centre national pour l'avancement des sciences translationnelles

Source 1  /  Source 2 

 

Nos Besoins Fondamentaux (pour une vie épanouie)

Libérez votre créativité !!

En partant du tableau suivant, nous invitons les animateurs, professeurs de yoga du rire à créer des rires adaptés puis de les rassembler en une ou plusieurs séances sur le thème des besoins fondamentaux au service de notre épanouissement !

Nous vous souhaitons beaucoup de joie et d'inventivité !!

Liste des besoins

Les émotions sont là pour signaler qu'un besoin n’est pas satisfait 

Les nier ou les réprimer, c’est s’exposer à des réactions parfois destructrices.

Un besoin est ce qui s'apparente le plus à une nécessité d'ordre vital, fonctionnel, pragmatique.

Il appartient au domaine du physiologique et du psychologique et possède un caractère naturel.

Souvent inconscient, le besoin se manifeste sous différentes formes:

- Les sensations: la sensation de faim annonce le besoin de manger, la sensation de soif celui de boire, la sensation de sommeil celui de dormir, la sensation d'avoir froid annonce le besoin de se couvrir, etc.

- Les comportements: Même si les besoins restent fondamentaux et relativement communs à chacun d'entre nous, leurs manifestations en termes de comportements peuvent prendre une multitude de formes. Par exemple un comportement de repli sur soi peut satisfaire un besoin de se sentir en sécurité ou dans un autre registre un besoin de se retrouver soi-même. De la même manière quelqu'un qui coupe la parole très souvent à son interlocuteur peut satisfaire soit le besoin d'être entendu, soit celui d'exister en société... ou les deux. Source

 

 Formation ydr gabs

"Rire ce n'est pas fuir la réalité, c'est plonger corps et âme en pleine existence"  Alexandre Jollien

Choisir de rire

Le Yoga du Rire est une pratique, pas un divertissement.

Chaque individu peut influencer son niveau de bien-être selon les efforts qu'il fait ou pas.

Notre organisme ne fait pas la différence entre un rire intentionnel et un rire spontané

On obtient les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques au bout de 10 à 15 minutes de rire ample volontairement soutenu. 

Un entraînement régulier est nécessaire comme n'importe quel apprentissage (sinon ce serait comme décider de courir sans jamais courir). 

S'entraîner permet aussi d'améliorer notre équilibre émotionnel.

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