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Neurosciences, rire & découverte

Source rire in brain

Si le rire est vraiment le meilleur remède, ne serait-il pas formidable de pouvoir en savoir plus sur ce qui se passe dans le cerveau quand on rit ? 

Les neuroscientifiques ont récemment réalisé d'importants progrès sur ce front en identifiant une partie du cerveau qui, une fois stimulée, ne manque jamais de provoquer des sourires et des éclats de rire.

Dans leur étude menée chez trois patients soumis à une cartographie du cerveau par stimulation électrique dans le cadre d'un traitement contre l'épilepsie, l'équipe financée par les NIH a découvert que la stimulation d'un faisceau spécifique de fibres neurales, appelé cingulum*, provoquait des éclats de rire, des sourires et un sentiment de calme. Les découvertes apportent non seulement un éclairage nouveau sur la biologie du rire, mais elles permettent également aux chercheurs de mettre au point de nouvelles stratégies pour traiter diverses affections, notamment l'anxiété, la dépression et la douleur chronique.

Chez les personnes atteintes d'épilepsie dont les crises sont mal contrôlées par des médicaments, une intervention chirurgicale visant à retirer le tissu cérébral provoquant des crises est parfois utile. Les personnes en attente d'une telle chirurgie doivent d'abord subir une procédure appelée électroencéphalographie intracrânienne(iEEG). Cela implique de placer temporairement 10 à 20 réseaux d'électrodes minuscules dans le cerveau pendant plusieurs semaines, afin de déterminer la source des crises du patient dans le cerveau. Avec la permission du patient, ces électrodes peuvent également permettre aux médecins-chercheurs de stimuler différentes régions du cerveau du patient afin de cartographier leurs fonctions et de faire des découvertes potentiellement nouvelles et inattendues.

Dans la nouvelle étude publiée dans le Journal of Clinical Investigation , Jon T. Willie, Kelly Bijanki et leurs collègues de la faculté de médecine de l'Université Emory, à Atlanta, ont examiné une jeune fille de 23 ans subissant iEEG pendant 8 semaines en vue de sa chirurgie. traiter son épilepsie incontrôlée [1]. Une des électrodes implantées dans son cerveau était située dans le faisceau de cingulum et, lorsque cette zone était stimulée à des fins de recherche, la femme éprouvait un besoin incontrôlable de rire. Non seulement la femme avait des sourires et des rires, mais elle a également déclaré se sentir détendue et calme.

Afin de vérifier de manière plus objective son humeur, les chercheurs ont demandé à la femme d'interpréter l'expression des visages sur un écran d'ordinateur comme étant heureuse, triste ou neutre. La stimulation électrique du faisceau de cingulum l'a amenée à voir ces visages comme plus heureux, signe d'une humeur généralement plus positive. Une évaluation complète de son état mental a également montré qu'elle était pleinement consciente et alerte.

Pour confirmer les résultats, les chercheurs ont examiné deux autres patients, un homme âgé de 40 ans et une femme âgée de 28 ans, qui subissaient l'un et l'autre un traitement par iEEG au cours d'un traitement contre l'épilepsie. Chez ces deux volontaires, la stimulation du faisceau de cingulum a également déclenché des éclats de rire et réduit l'anxiété avec une cognition normalement normale.

Willie note que le faisceau de cingulum relie plusieurs zones du cerveau. Il compare cela à une super autoroute avec de nombreuses rampes d'accès. Il soupçonne que l'endroit qu'ils ont découvert se trouve à une intersection clé, donnant accès à divers réseaux cérébraux régulant l'humeur, les émotions et les interactions sociales.

Des recherches antérieures ont montré que la stimulation d'autres parties du cerveau peut également amener les patients à rire. Cependant, ce qui fait de la stimulation du faisceau de cingulum une approche particulièrement prometteuse est qu’il déclenche non seulement le rire, mais réduit également l’anxiété. Tout comme le yoga du rire (qui est bien sûr nettement moins invasif ^^))

Les nouvelles découvertes suggèrent que la stimulation du faisceau de cingulum pourrait être utile pour calmer les angoisses des patients lors de neurochirurgies dans lesquelles ils doivent rester éveillés. En fait, l'équipe de Willie l'a fait lors de la chirurgie d'épilepsie de leur femme âgée de 23 ans. Chaque fois qu'elle était en détresse, la stimulation procurait un soulagement immédiat. De plus, si la stimulation cérébrale profonde traditionnelle ou des méthodes moins invasives de stimulation cérébrale peuvent être développées et jugées sûres pour une utilisation à long terme, elles peuvent offrir de nouvelles façons de traiter la dépression, les troubles anxieux et la douleur chronique.

Pendant ce temps, l'équipe de Willie travaille d'arrache-pied en utilisant des approches similaires pour cartographier les zones du cerveau impliquées dans d'autres aspects de l'humeur, notamment la peur, la tristesse et l'anxiété. Avec le travail multidisciplinaire mis en place par l' initiative BRAIN menée par les NIH , ce type d'études promet de révéler des fonctionnalités du cerveau humain jusqu'alors inaccessibles, avec des conséquences profondes pour les neurosciences et la médecine humaine.

Référence :

[1] La stimulation du cingulum améliore l'affect positif et l'anxiolyse pour faciliter la craniotomie éveillée . Bijanki KR, JR Manns, Inman CS, Choi KS, S Harati, NP Pedersen, Drane DL, AC Waters, RE Fasano, HS Mayberg, Willie JT. J Clin Invest. 2018 27 décembre.

Liens :

Vidéo: Réponse du patient  (Bijanki et al. Le Journal of Clinical Investigation)

Page d'information sur l'épilepsie (Institut national des maladies neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux / NIH)

Jon T. Willie  (Université Emory, Atlanta, GA)

Soutien des NIH: Institut national des maladies neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux; Centre national pour l'avancement des sciences translationnelles

Source 1  /  Source 2 

 

Nos Besoins Fondamentaux (pour une vie épanouie)

Libérez votre créativité !!

En partant du tableau suivant, nous invitons les animateurs, professeurs de yoga du rire à créer des rires adaptés puis de les rassembler en une ou plusieurs séances sur le thème des besoins fondamentaux au service de notre épanouissement !

Nous vous souhaitons beaucoup de joie et d'inventivité !!

Liste des besoins

Les émotions sont là pour signaler qu'un besoin n’est pas satisfait 

Les nier ou les réprimer, c’est s’exposer à des réactions parfois destructrices.

Un besoin est ce qui s'apparente le plus à une nécessité d'ordre vital, fonctionnel, pragmatique.

Il appartient au domaine du physiologique et du psychologique et possède un caractère naturel.

Souvent inconscient, le besoin se manifeste sous différentes formes:

- Les sensations: la sensation de faim annonce le besoin de manger, la sensation de soif celui de boire, la sensation de sommeil celui de dormir, la sensation d'avoir froid annonce le besoin de se couvrir, etc.

- Les comportements: Même si les besoins restent fondamentaux et relativement communs à chacun d'entre nous, leurs manifestations en termes de comportements peuvent prendre une multitude de formes. Par exemple un comportement de repli sur soi peut satisfaire un besoin de se sentir en sécurité ou dans un autre registre un besoin de se retrouver soi-même. De la même manière quelqu'un qui coupe la parole très souvent à son interlocuteur peut satisfaire soit le besoin d'être entendu, soit celui d'exister en société... ou les deux. Source

 

Le poison du pessimisme

Le pessimisme est un poison

Nombre de nos concitoyens tournent leur regard vers le passé. Ce regard n’est pas empreint de crainte, mais de nostalgie.

En effet, une vaste étude de la Fondation Bertelsmann portant sur cinq pays européens (France, Italie, Allemagne, Espagne et Pologne) révèle que 67 % des Européens sondés préféreraient vivre dans le passé. L’Italie arrive en tête, la France deuxième. À partir de 35 ans, la part des nostalgiques dépasse même 70 %.

On peut comprendre ce sentiment, mais pas nécessairement le trouver rationnel, à l’heure où Steven Pinker, vedette mondiale des sciences cognitives, vient de faire paraître un livre, « Le triomphe des Lumières », qui nous rappelle que le monde dans lequel nous vivons est, à bien des égards, le meilleur des mondes que l’humanité a connus : baisse vertigineuse de la mortalité infantile, augmentation de l’espérance de vie, du niveau de scolarisation, baisse du nombre de conflits, de morts à la guerre, du nombre d’homicides, décarbonisation de l’économie, ralentissement de la déforestation…

Le facteur Optimisme

Pourtant, une autre enquête réalisée cet été, par Ipsos cette fois, dans 28 pays montre que la plupart des gens ignorent les progrès objectifs de l’humanité.

En effet, une majorité croit par exemple que l’extrême pauvreté augmente, alors qu’elle est en train de disparaître de la planète, ou ignore la baisse globale de la mortalité infantile, qui est pourtant une des conquêtes les plus formidables de notre espèce.

Or ce pessimisme entraîne des conséquences. Il hypothèque nos chances de bien nous en sortir dans le processus de la mondialisation.

Il nous nuit d’abord à titre individuel, car le pessimisme altère nos chances objectives de conduire nos vies de façon optimale.

À l’échelle d’une nation, on comprend facilement combien la comparaison entre la France, dont 3 % de répondants affirment que le monde va mieux, et la Chine, dont 41 % le pensent, n’est pas favorable à notre pays (enquête Ipsos).

L’optimisme est une donnée macrosociale essentielle au dynamisme d’une nation qui influe sur la façon dont nous nous replions sur le crédit plutôt que l’investissement et, d’une façon générale, sur la prise de risque et le dynamisme.

Le danger des représentations du futur est qu’elles deviennent des prophéties autoréalisatrices et que les grincheux finissent par être dans le vrai pour de mauvaises raisons.


Source

Transformer le stress en ''Booster'' 

Stress : transformez-le en…Booster 

Niveau de stress et performance

C’est très désagréable d’être stressé.

Mais c’est surtout dangereux : le stress et l’anxiété font vieillir plus vite et mourir plus tôt que prévu. [1]

Cela provoque aussi des maladies comme le diabète, l’hypertension… et même les démences séniles !

Heureusement, il existe un nombre impressionnant de méthodes naturelles validées scientifiquement pour se protéger contre ce « tueur silencieux ».

Et il y a bien sûr toutes les approches « corps-esprit », incontournables pour retrouver la sérénité en profondeur : cohérence cardiaque, massages, yoga, qi gong, tai chi, méditation, biofeedback, EFT… et le simple pouvoir de notre pensée.

Le stress optimal

Le stress optimal est la dose de stress biologiquement nécessaire pour fonctionner harmonieusement avec notre personnalité et nos capacités d’adaptation. Ce niveau n’est donc pas le même pour tous. Chacun a sa propre dose de stress optimal. L’idéal est de connaître la nôtre afin de ne pas dépasser notre seuil de tolérance. Chacun a en effet un capital énergétique limité. À chacun d'utiliser au mieux cette énergie pour vivre avec son stress optimal sans avoir besoin de puiser dans ses réserves. Pour y parvenir, un seul remède : être en harmonie avec soi-même. Notre stress se transforme alors en énergie positive et efficace.

Quand nos ancêtres chasseurs cueilleurs se trouvaient nez à nez avec une bête féroce, c’est grâce aux effets de ce stress qu’ils parvenaient à s’en sortir vivants.

Ce stress prépare notre corps à agir : soit à nous battre, soit à prendre la fuite (fight or flight). En moins d’1/20ème de seconde, notre système nerveux "sympathique" nous rend prêt à nous battre, à courir plus vite, ou encore à mieux respirer. L’adrénaline se met à couler à flot dans notre corps, avec tout une série de conséquences utiles :

  • Notre cœur bat plus vite et notre tension s’élève, pour mieux irriguer nos organes essentiels pendant l’effort intense à venir ;
  • Nous pâlissons, car la circulation sanguine se concentre sur nos membres les plus vitaux : les bras, les jambes, le cerveau, les yeux et même le nez. L’objectif est que nous puissions agir et réfléchir plus efficacement ;
  • Nos pupilles se dilatent, pour améliorer notre vision et notre bouche devient sèche car l’heure n’est pas à la digestion (aidée par la salive), mais à sauver notre peau.

Bref, nous mobilisons en une fraction de seconde toutes les ressources de notre corps pour nous dépasser… et rester en vie.

De nos jours, on croise moins de bêtes féroce…mais le même phénomène se produit avant un discours en public, une compétition sportive, ou une rencontre amoureuse : notre corps nous prépare à donner le meilleur de nous-même.

C’est pourquoi, d’ailleurs, les grands sportifs ont besoin de ce "bon" stress. Une grande sprinteuse est venue consulter le spécialiste Jim Afremow parce qu’elle voulait "arrêter de stresser"… celui-ci a éclaté de rire tellement cela lui paraissait incongru : "Les athlètes doivent concevoir le stress comme quelque chose qui les aide à se préparer à la performance. Ils doivent se dire ‘'j'en ai besoin !’’ Au lieu de vouloir éviter le trac, les "papillons dans l’estomac", ils doivent amener ces papillons à se coordonner et à voler en formation ». [6]

Ce "bon" stress est là pour nous aider à surmonter des épreuves… y compris les plus pénibles.

Quand nous essuyons les foudres de notre patron, la colère d’un client mécontent ou d’autres difficultés du quotidien, comme les disputes conjugales ou les conflits avec nos enfants…c’est encore le stress qui nous aide à mobiliser notre énergie pour affronter l’orage. C’est lui, également, qui nous permet aussi de réagir au quart de tour en cas de danger imminent, comme lorsque nous voyons notre enfant s’approcher dangereusement de la route. Le stress peut alors donner une force vertigineuse : comme ces deux mères qui ont réussi à soulever une Renault Clio de 1400 kilos pour sauver un enfant. [7]

Tous ces stress ponctuels n’ont rien de mauvais si nous respectons une condition : que nous bénéficiions d’un repos bien mérité après l’événement stressant. 

Si nous continuons à être stressé après coup, par exemple pendant le repas, nous ne pourrons pas bien digérer. Rappelons que ce n’est pas la priorité de votre corps, qui se comporte toujours comme si vous faisiez face à un rhinocéros ! Même chose pour le côté créatif qui est en nous : il est mis en sommeil, car ce n’est pas le moment de peindre un chef d’œuvre ou de faire de l’humour. Et c’est le même problème pour la guérison : une étude récente a montré que les blessures des patients stressés mettaient 40 % de plus de temps à guérir ! [8] C’est logique, car notre corps stressé est focalisé sur sa capacité à combattre, et non à se réparer ! Voilà pourquoi nous risquons de dépérir si notre vie n’est qu’une succession ininterrompue de stress.

« C’est comme vivre dans un pays où 98 % des ressources seraient affectées à la défense nationale, et où rien ne serait consacré aux écoles, aux bibliothèques, à la construction et à l’entretien des routes, aux systèmes de communication, etc. » - Dr Joe Dispenza [9] - C’est aussi comme si nous courrions un marathon tous les jours.

L’activité physique est comme le stress : elle est bonne à petites doses, à condition d’être suivie d’un repos suffisant. Si nous faisons trop de sport, notre corps s'affaiblit et devient plus vulnérable. Nous sommes au bord de l’épuisement. Alors que si nous faisons de l’activité raisonnablement, notre corps en sort renforcé, ragaillardi.

De même, à petites doses, et avec le bon repos, le stress nous rend plus fort. Mais s’il devient trop fréquent, il nous affaiblit, parfois jusqu’au "craquage" (burn-out).

Voilà la différence entre stress "aigü" (ponctuel, utile) et "chronique" (permanent, dangereux). Mais il y a également un autre type de stress, initialement prévu par la Nature pour nous sauver la vie… mais qui ,au XXIème siècle, fait pas mal de dégâts.

Quand le stress nous paralyse (littéralement)

Face à une bête sauvage ou un ennemi puissant, notre corps n’est pas seulement programmé pour se battre ou fuir (fight or flight).

Dans certaines conditions, notre corps a aussi prévu de se figer sur place (freeze).

Cela se produit quand notre cerveau estime que nous n’arriverons pas à nous en sortir.

Notre cerveau pense que nous n’avons aucune chance… qu’il est totalement inutile de combattre ou de fuir… et il nous prépare alors au pire. Au lieu d’avoir la tension qui s’élève pour mieux irriguer vos organes vitaux, notre pression artérielle se réduit et nos vaisseaux se contractent… pour nous éviter de saigner trop abondamment en cas de blessure. Plutôt que de nous donner de l’énergie pour combattre, notre corps se met en veilleuse et se prépare à "endurer les coups" en libérant des anti-douleurs (endorphines). Cela peut aller jusqu’à l’évanouissement, qui est une stratégie de survie fréquente dans le monde animal : "faire le mort" écarte les prédateurs qui se méfient instinctivement des cadavres. Cette "stratégie" consistant à se "figer" peut d’ailleurs être encore utile de nos jours. Récemment,Todd Orr a survécu à l’attaque d’un ours dans un parc national américain… parce qu’il a fait le mort ! [10]

Cette réaction de "paralysie" frappe fréquemment les victimes de viol. Après coup, beaucoup s’en veulent de s’être "laisser faire", alors qu’elles n’ont tout simplement pas pu surmonter ce réflexe inné qui les a paralysées. En dehors de ces terribles circonstances, ce type de stress n’est pas toujours mauvais s’il reste ponctuel, face à un événement grave par exemple. En revanche, c’est bien ce stress qui cause le plus de dégâts lorsque nos pensées en font une réalité quotidienne.

Quand le stress rend malade

Nous, les humains, n’avons pas besoin de nous retrouver face à un danger immédiat pour ressentir du stress. Il nous suffit d’imaginer un drame ou une épreuve pour que notre corps s’y prépare. Même si cet événement pourrait avoir lieu des jours ou des mois plus tard ! Cette anticipation du danger produit deux réactions très différentes, selon la situation… ou notre tempérament : 

Soit nous estimons que nous avons la capacité d’y faire face, et notre corps se met en mode d’un défi à relever : c’est le « bon stress » qui nous prépare à fuir ou à nous battre en mobilisant toutes nos ressources physiques et intellectuelles ;

  • Soit nous pensons que nous ne sommes pas "de taille", et notre corps se met en mode d’une menace à subir : cela ressemble au stress paralysant, qui déclenche chez nous des émotions de peur et d’anxiété. 
  •  
  • Des chercheurs ont rassemblé des mères d’enfant victime d’une maladie chronique – et qui subissent un énorme stress permanent. 
  • Ils ont mesuré leurs "télomères". Les télomères sont les capuchons de nos chromosomes, ils révèlent notre "âge biologique réel".
  • Si nos télomères sont "longs", c’est que nous sommes encore jeune dans notre corps et notre tête, avec de bonnes chances de vivre vieux et en bonne santé. [11]
  • Si nos télomères sont "courts", nous avons plus de risques de mourir prématurément et d’être victime des maladies chroniques
  •  
  • Les chercheurs ont trouvé que la plupart de ces mères ont des télomères plus courts que les autres – c’est l’effet délétère du stress chronique. [12]
  • Mais parmi elles, certaines avaient conservé des télomères longs.

Des chercheurs ont soumis le groupe à un stress "expérimental" : dans une salle d’attente, celles qui avaient les télomères longs percevaient le stress à venir comme un défi alors que les mères qui avaient des télomères courts percevaient l’épreuve à venir comme une menace

IMPORTANT : ce n’est pas le fait de vivre un événement stressant qui pose problème. C’est l’idée qu’on se fait de l’épreuve avant de la subir qui fait toute la différence.

Bien sûr, notre anticipation du stress est toujours un mélange de menace et de défi. Mais si nous avons tendance à vivre davantage le stress comme une menace, nous pouvons décider de modifier la perception de notre stress pour le réorienter positivement.

Des chercheurs ont encouragé des étudiants à interpréter leur réaction physiologique de stress comme quelque chose qui va les aider à réussirces étudiants ont eu de meilleures notes à leur test ! [13]

Une autre étude l’a confirmé : face à un stress, ceux à qui on a demandé de penser leur stress comme "utile" ressentaient moins d’anxiété ! [14]

Pour canaliser notre stress et faire en sorte qu’il nous procure plus d’énergie positive pour gérer une situation ou réaliser une performance nous pouvons décider de penser "Super – ce sont les signes d’une belle grosse réponse au stress" ou encore "Les réactions de mon corps sont en train d’essayer de m’aider. Elles servent à me permettre de me concentrer sur ce que j’ai à faire. Elles montrent que je ne m’en fiche pas".

Une réponse de défi n’est pas une attitude faussement enjouée, du style "chouette, je suis si content d’être stressé". Elle revient à savoir que, malgré les difficultés rencontrées, on peut tourner le stress à son avantage. » [15]

Pourquoi ne pas essayer cette méthode, dès aujourd’hui ?

Sources

Xavier Bazin

[1] Systematic review of the association between chronic social stress and telomere length: A life course perspective, BS. Oliveira et all, Ageing Research Reviews, mars 2016

[2] A double-blind, placebo-controlled, double-centre study of the effects of an oral multivitamin-mineral combination on stress, L. Schlebusch et all, NCBI, 2000

[3] Bifidobacteria exert strain-specific effects on stress-related behavior and physiology in BALB/c mice, HM. Savignac et all, NCBI, 2014

[4] Effect of a serotonin precursor and uptake inhibitor in anxiety disorders; a double-blind comparison of 5-hydroxytryptophan, clomipramine and placebo, RS. Kahn et all, NCBI, 1987

[5] Dental patient anxiety: Possible deal with Lavender fragrance, M. Zabirunnisa et all, NCBI, 2014

[6] Dr Elisabeth Blackburn, L’effet télomère, Guy Tredaniel editeur, 2017

[7] ‘Supermothers’ and grandfather lift 1 ton Renault Clio off trapped schoolboy, Daily Mail, 2009

[8] Wound site neutrophil transcriptome in response to psychological stress in young men, S. Roy et all, NCBI, 2005

[9] Joe Dispenza, Le placebo, c’est vous, Ariane, 2015

[10] Montana man details how he survived grizzly bear attack in Facebook video, The Guardian, octobre 2016

[11] Voir L’Effet Télomère. Guy Tredaniel editeur, 2017

[12] Stress appraisals and cellular aging: A key role for anticipatory threat in the relationship between psychological stress and telomere length, A. O’Donovan et all, NCBI, 2012

[13]Turning the Knots in Your Stomach into Bows: Reappraising Arousal Improves Performance on the GRE,

[14] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24749642

[15] L’effet télomère, Guy Tredaniel editeur, 2017, page 111

 

Qu'est-ce que le bonheur ?

Qu'est-ce que le bonheur ?

Bonheur lunettes

Aristote pensait que le but ultime de l’homme était le bonheur, Epicure croyait qu’il s’agissait du fondement de la vie. 

La psychologie, à travers la révision de la littérature philosophique et l’expérimentation scientifique, a constaté que le bonheur pouvait être vécu de différentes manières. 

Il est facile de penser que nous trouvons le bonheur lorsque nous faisons la fête avec des amis ou lorsque nous passons de bonnes vacances, mais de nombreuses personnes trouvent également le bonheur dans les efforts qu’elles fournissent, du fait d’étudier telle carrière, dans l’apprentissage d’une langue, etc. 

Et c’est ici qu’interviennent les concepts d’eudémonisme et d’hédonisme.

Hedonisme

Hédonisme : bonheur reposant sur le plaisir

L’hédonisme est ce bonheur le plus tangible, cette joie que nous éprouvons lorsque nous menons des activités gratifiantes. Il s’agit du sentiment de plaisir et de la motivation destinée à éviter le mal-être. 

Nous pouvons dire que ce type de bonheur repose sur les caractéristiques suivantes :

- Recherche du plaisir : il s’agit de l’aspect central de l’hédonisme. Il s’agit de la recherche de la stimulation de nos sens et de nos émotions. Profiter avec des amis, faire un voyage, aller à un concert, etc.

- Perception basée sur un équilibre affectif : la façon que nous avons d’interpréter l’hédonisme dans nos vies se réalise à travers un équilibre de nos émotions quotidiennes. Dès lors, si nous avons tendance à éprouver davantage d’émotions agréables que désagréables, nous ressentirons un plus grand niveau de bonheur hédonique.

- Maintien de la satisfaction de la vie : il est nécessaire, afin de profiter de l’hédonisme, de sentir que notre environnement est agréable. S’il existe des problèmes dans notre famille, avec nos amis, dans notre travail, etc., ces derniers généreront une anxiété qui affectera notre bonheur hédonique.

- Persécution des désirs et des besoins : l’hédonisme acquiert du plaisir à travers l’accomplissement de nos désirs et de nos besoins. Remplir les désirs et satisfaire les besoins nous apportera ces émotions agréables qui mèneront au bonheur hédonique.

- Le bonheur à court terme : un aspect essentiel de l’hédonisme est sa concentration sur le présent ou l’avenir immédiat. Nous parlons de plaisir ou de bonheur spontané survenant après l’exécution de certains comportements. Au fur et à mesure que le stimulus s’éloigne, le bonheur hédonique se dissipe.

- Haute intensité : le bonheur hédonique est une émotion très enrichissante et stimulante, laquelle est vécue avec beaucoup d’intensité et d’enthousiasme.

Eudemonisme

Eudémonisme : bonheur reposant sur l'évolution personnelle

De nombreux comportements n’apportent pas de bonheur immédiat, impliquent même des efforts, et nous font éprouver à certains moments  des émotions de valence négatives caractéristiques de ce type de motivation.

Nous continuons malgré tout à les réaliser avec détermination, étant même satisfaits d’eux. 

Il en est ainsi parce que ces comportements nous apportent un développement personnel, lequel s’expérimente à travers le bonheur eudémonique. 

Des exemples de cet eudémonisme peuvent être l’obtention d’un diplôme, l’apprentissage d’une langue, l’expérience d’autres cultures, l’exploration de soi, etc.

Les caractéristiques principales de l'eudémonisme :

- Recherche de développement personnel : il s’agit de l’aspect central de ce type de bonheur. L'eudémonisme est la motivation qui nous incite à nous développer en tant que personnes. Il s’agit de la satisfaction qui résulte du fait d’être fier de notre croissance cognitive, morale, émotionnelle, etc.

- Atteinte des buts et des objectifs : le degré d’intensité du bonheur eudémonique dépendra du fait d’avoir ou non atteint nos buts et objectifs. Atteindre nos objectifs nous apportera ce bonheur qui nous pousse à poursuivre notre croissance.

- L’effort et la motivation : ceux-ci vont être les moteurs de notre auto-réalisation. En effet, dans la mesure où nos buts et objectifs présenteront souvent des difficultés et des émotions désagréables, nous avons besoin de l’effort et de la motivation pour atteindre l’eudémonisme.

- Le bonheur à long terme : il s’agit d’un bonheur qui est représenté par la satisfaction personnelle. Cette capacité de s’observer soi-même et d’être fier de notre croissance personnelle. Il s’agit davantage d’une perception agréable de soi-même que d’un état temporel spécifique (comme c’est le cas pour l’hédonisme). Il est possible indépendamment des circonstances extérieures.

Conclusion

Cle bonheur

Qu’est-ce qui est préférable, un bonheur hédonique ou un bonheur eudémonique ? 

La réponse est que les deux sont généralement une source de motivation dans nos vies. Ils sont ainsi responsables d’encourager, respectivement, les comportements agréables et le développement personnel. En effet, il semble essentiel de trouver un équilibre personnel entre les deux, de sorte que l’un ne finisse pas par s’ériger en obstacle pour l’autre.

Nous avons tendance aujourd’hui, en raison notamment du fait de vivre dans une société de consommation, à baser notre vie sur l’hédonisme. Nous dépensons souvent nos ressources pour des plaisirs à court terme et nous oublions notre croissance personnelle ou nous la recherchons indirectement à travers cette consommation. 

Une grande partie de la population déteste son travail et sa vie professionnelle, et la seule satisfaction que ces personnes puissent trouver est obtenue à travers les plaisirs hédoniques. 

Il est important de ne pas oublier ou ne pas  laisser de côté notre réalisation de soi, cette dernière constituant l’unique voie pour atteindre l’eudémonisme.

 

Source

 

 Formation ydr gabs

"Rire ce n'est pas fuir la réalité, c'est plonger corps et âme en pleine existence"  Alexandre Jollien

Choisir de rire

Le Yoga du Rire est une pratique, pas un divertissement.

Chaque individu peut influencer son niveau de bien-être selon les efforts qu'il fait ou pas.

Notre organisme ne fait pas la différence entre un rire intentionnel et un rire spontané

On obtient les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques au bout de 10 à 15 minutes de rire ample volontairement soutenu. 

Un entraînement régulier est nécessaire comme n'importe quel apprentissage (sinon ce serait comme décider de courir sans jamais courir). 

S'entraîner permet aussi d'améliorer notre équilibre émotionnel.

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