L'essentiel c'est de donner à réfléchir

 Penser sain

Cliquez sur le titre de l'article pour le lire entièrement

Le poison du pessimisme

Le pessimisme est un poison

Nombre de nos concitoyens tournent leur regard vers le passé. Ce regard n’est pas empreint de crainte, mais de nostalgie.

En effet, une vaste étude de la Fondation Bertelsmann portant sur cinq pays européens (France, Italie, Allemagne, Espagne et Pologne) révèle que 67 % des Européens sondés préféreraient vivre dans le passé. L’Italie arrive en tête, la France deuxième. À partir de 35 ans, la part des nostalgiques dépasse même 70 %.

On peut comprendre ce sentiment, mais pas nécessairement le trouver rationnel, à l’heure où Steven Pinker, vedette mondiale des sciences cognitives, vient de faire paraître un livre, « Le triomphe des Lumières », qui nous rappelle que le monde dans lequel nous vivons est, à bien des égards, le meilleur des mondes que l’humanité a connus : baisse vertigineuse de la mortalité infantile, augmentation de l’espérance de vie, du niveau de scolarisation, baisse du nombre de conflits, de morts à la guerre, du nombre d’homicides, décarbonisation de l’économie, ralentissement de la déforestation…

Le facteur Optimisme

Pourtant, une autre enquête réalisée cet été, par Ipsos cette fois, dans 28 pays montre que la plupart des gens ignorent les progrès objectifs de l’humanité.

En effet, une majorité croit par exemple que l’extrême pauvreté augmente, alors qu’elle est en train de disparaître de la planète, ou ignore la baisse globale de la mortalité infantile, qui est pourtant une des conquêtes les plus formidables de notre espèce.

Or ce pessimisme entraîne des conséquences. Il hypothèque nos chances de bien nous en sortir dans le processus de la mondialisation.

Il nous nuit d’abord à titre individuel, car le pessimisme altère nos chances objectives de conduire nos vies de façon optimale.

À l’échelle d’une nation, on comprend facilement combien la comparaison entre la France, dont 3 % de répondants affirment que le monde va mieux, et la Chine, dont 41 % le pensent, n’est pas favorable à notre pays (enquête Ipsos).

L’optimisme est une donnée macrosociale essentielle au dynamisme d’une nation qui influe sur la façon dont nous nous replions sur le crédit plutôt que l’investissement et, d’une façon générale, sur la prise de risque et le dynamisme.

Le danger des représentations du futur est qu’elles deviennent des prophéties autoréalisatrices et que les grincheux finissent par être dans le vrai pour de mauvaises raisons.


Source

Transformer le stress en ''Booster'' 

Stress : transformez-le en…Booster 

Niveau de stress et performance

C’est très désagréable d’être stressé.

Mais c’est surtout dangereux : le stress et l’anxiété font vieillir plus vite et mourir plus tôt que prévu. [1]

Cela provoque aussi des maladies comme le diabète, l’hypertension… et même les démences séniles !

Heureusement, il existe un nombre impressionnant de méthodes naturelles validées scientifiquement pour se protéger contre ce « tueur silencieux ».

Et il y a bien sûr toutes les approches « corps-esprit », incontournables pour retrouver la sérénité en profondeur : cohérence cardiaque, massages, yoga, qi gong, tai chi, méditation, biofeedback, EFT… et le simple pouvoir de notre pensée.

Le stress optimal

Le stress optimal est la dose de stress biologiquement nécessaire pour fonctionner harmonieusement avec notre personnalité et nos capacités d’adaptation. Ce niveau n’est donc pas le même pour tous. Chacun a sa propre dose de stress optimal. L’idéal est de connaître la nôtre afin de ne pas dépasser notre seuil de tolérance. Chacun a en effet un capital énergétique limité. À chacun d'utiliser au mieux cette énergie pour vivre avec son stress optimal sans avoir besoin de puiser dans ses réserves. Pour y parvenir, un seul remède : être en harmonie avec soi-même. Notre stress se transforme alors en énergie positive et efficace.

Quand nos ancêtres chasseurs cueilleurs se trouvaient nez à nez avec une bête féroce, c’est grâce aux effets de ce stress qu’ils parvenaient à s’en sortir vivants.

Ce stress prépare notre corps à agir : soit à nous battre, soit à prendre la fuite (fight or flight). En moins d’1/20ème de seconde, notre système nerveux "sympathique" nous rend prêt à nous battre, à courir plus vite, ou encore à mieux respirer. L’adrénaline se met à couler à flot dans notre corps, avec tout une série de conséquences utiles :

  • Notre cœur bat plus vite et notre tension s’élève, pour mieux irriguer nos organes essentiels pendant l’effort intense à venir ;
  • Nous pâlissons, car la circulation sanguine se concentre sur nos membres les plus vitaux : les bras, les jambes, le cerveau, les yeux et même le nez. L’objectif est que nous puissions agir et réfléchir plus efficacement ;
  • Nos pupilles se dilatent, pour améliorer notre vision et notre bouche devient sèche car l’heure n’est pas à la digestion (aidée par la salive), mais à sauver notre peau.

Bref, nous mobilisons en une fraction de seconde toutes les ressources de notre corps pour nous dépasser… et rester en vie.

De nos jours, on croise moins de bêtes féroce…mais le même phénomène se produit avant un discours en public, une compétition sportive, ou une rencontre amoureuse : notre corps nous prépare à donner le meilleur de nous-même.

C’est pourquoi, d’ailleurs, les grands sportifs ont besoin de ce "bon" stress. Une grande sprinteuse est venue consulter le spécialiste Jim Afremow parce qu’elle voulait "arrêter de stresser"… celui-ci a éclaté de rire tellement cela lui paraissait incongru : "Les athlètes doivent concevoir le stress comme quelque chose qui les aide à se préparer à la performance. Ils doivent se dire ‘'j'en ai besoin !’’ Au lieu de vouloir éviter le trac, les "papillons dans l’estomac", ils doivent amener ces papillons à se coordonner et à voler en formation ». [6]

Ce "bon" stress est là pour nous aider à surmonter des épreuves… y compris les plus pénibles.

Quand nous essuyons les foudres de notre patron, la colère d’un client mécontent ou d’autres difficultés du quotidien, comme les disputes conjugales ou les conflits avec nos enfants…c’est encore le stress qui nous aide à mobiliser notre énergie pour affronter l’orage. C’est lui, également, qui nous permet aussi de réagir au quart de tour en cas de danger imminent, comme lorsque nous voyons notre enfant s’approcher dangereusement de la route. Le stress peut alors donner une force vertigineuse : comme ces deux mères qui ont réussi à soulever une Renault Clio de 1400 kilos pour sauver un enfant. [7]

Tous ces stress ponctuels n’ont rien de mauvais si nous respectons une condition : que nous bénéficiions d’un repos bien mérité après l’événement stressant. 

Si nous continuons à être stressé après coup, par exemple pendant le repas, nous ne pourrons pas bien digérer. Rappelons que ce n’est pas la priorité de votre corps, qui se comporte toujours comme si vous faisiez face à un rhinocéros ! Même chose pour le côté créatif qui est en nous : il est mis en sommeil, car ce n’est pas le moment de peindre un chef d’œuvre ou de faire de l’humour. Et c’est le même problème pour la guérison : une étude récente a montré que les blessures des patients stressés mettaient 40 % de plus de temps à guérir ! [8] C’est logique, car notre corps stressé est focalisé sur sa capacité à combattre, et non à se réparer ! Voilà pourquoi nous risquons de dépérir si notre vie n’est qu’une succession ininterrompue de stress.

« C’est comme vivre dans un pays où 98 % des ressources seraient affectées à la défense nationale, et où rien ne serait consacré aux écoles, aux bibliothèques, à la construction et à l’entretien des routes, aux systèmes de communication, etc. » - Dr Joe Dispenza [9] - C’est aussi comme si nous courrions un marathon tous les jours.

L’activité physique est comme le stress : elle est bonne à petites doses, à condition d’être suivie d’un repos suffisant. Si nous faisons trop de sport, notre corps s'affaiblit et devient plus vulnérable. Nous sommes au bord de l’épuisement. Alors que si nous faisons de l’activité raisonnablement, notre corps en sort renforcé, ragaillardi.

De même, à petites doses, et avec le bon repos, le stress nous rend plus fort. Mais s’il devient trop fréquent, il nous affaiblit, parfois jusqu’au "craquage" (burn-out).

Voilà la différence entre stress "aigü" (ponctuel, utile) et "chronique" (permanent, dangereux). Mais il y a également un autre type de stress, initialement prévu par la Nature pour nous sauver la vie… mais qui ,au XXIème siècle, fait pas mal de dégâts.

Quand le stress nous paralyse (littéralement)

Face à une bête sauvage ou un ennemi puissant, notre corps n’est pas seulement programmé pour se battre ou fuir (fight or flight).

Dans certaines conditions, notre corps a aussi prévu de se figer sur place (freeze).

Cela se produit quand notre cerveau estime que nous n’arriverons pas à nous en sortir.

Notre cerveau pense que nous n’avons aucune chance… qu’il est totalement inutile de combattre ou de fuir… et il nous prépare alors au pire. Au lieu d’avoir la tension qui s’élève pour mieux irriguer vos organes vitaux, notre pression artérielle se réduit et nos vaisseaux se contractent… pour nous éviter de saigner trop abondamment en cas de blessure. Plutôt que de nous donner de l’énergie pour combattre, notre corps se met en veilleuse et se prépare à "endurer les coups" en libérant des anti-douleurs (endorphines). Cela peut aller jusqu’à l’évanouissement, qui est une stratégie de survie fréquente dans le monde animal : "faire le mort" écarte les prédateurs qui se méfient instinctivement des cadavres. Cette "stratégie" consistant à se "figer" peut d’ailleurs être encore utile de nos jours. Récemment,Todd Orr a survécu à l’attaque d’un ours dans un parc national américain… parce qu’il a fait le mort ! [10]

Cette réaction de "paralysie" frappe fréquemment les victimes de viol. Après coup, beaucoup s’en veulent de s’être "laisser faire", alors qu’elles n’ont tout simplement pas pu surmonter ce réflexe inné qui les a paralysées. En dehors de ces terribles circonstances, ce type de stress n’est pas toujours mauvais s’il reste ponctuel, face à un événement grave par exemple. En revanche, c’est bien ce stress qui cause le plus de dégâts lorsque nos pensées en font une réalité quotidienne.

Quand le stress rend malade

Nous, les humains, n’avons pas besoin de nous retrouver face à un danger immédiat pour ressentir du stress. Il nous suffit d’imaginer un drame ou une épreuve pour que notre corps s’y prépare. Même si cet événement pourrait avoir lieu des jours ou des mois plus tard ! Cette anticipation du danger produit deux réactions très différentes, selon la situation… ou notre tempérament : 

Soit nous estimons que nous avons la capacité d’y faire face, et notre corps se met en mode d’un défi à relever : c’est le « bon stress » qui nous prépare à fuir ou à nous battre en mobilisant toutes nos ressources physiques et intellectuelles ;

  • Soit nous pensons que nous ne sommes pas "de taille", et notre corps se met en mode d’une menace à subir : cela ressemble au stress paralysant, qui déclenche chez nous des émotions de peur et d’anxiété. 
  •  
  • Des chercheurs ont rassemblé des mères d’enfant victime d’une maladie chronique – et qui subissent un énorme stress permanent. 
  • Ils ont mesuré leurs "télomères". Les télomères sont les capuchons de nos chromosomes, ils révèlent notre "âge biologique réel".
  • Si nos télomères sont "longs", c’est que nous sommes encore jeune dans notre corps et notre tête, avec de bonnes chances de vivre vieux et en bonne santé. [11]
  • Si nos télomères sont "courts", nous avons plus de risques de mourir prématurément et d’être victime des maladies chroniques
  •  
  • Les chercheurs ont trouvé que la plupart de ces mères ont des télomères plus courts que les autres – c’est l’effet délétère du stress chronique. [12]
  • Mais parmi elles, certaines avaient conservé des télomères longs.

Des chercheurs ont soumis le groupe à un stress "expérimental" : dans une salle d’attente, celles qui avaient les télomères longs percevaient le stress à venir comme un défi alors que les mères qui avaient des télomères courts percevaient l’épreuve à venir comme une menace

IMPORTANT : ce n’est pas le fait de vivre un événement stressant qui pose problème. C’est l’idée qu’on se fait de l’épreuve avant de la subir qui fait toute la différence.

Bien sûr, notre anticipation du stress est toujours un mélange de menace et de défi. Mais si nous avons tendance à vivre davantage le stress comme une menace, nous pouvons décider de modifier la perception de notre stress pour le réorienter positivement.

Des chercheurs ont encouragé des étudiants à interpréter leur réaction physiologique de stress comme quelque chose qui va les aider à réussirces étudiants ont eu de meilleures notes à leur test ! [13]

Une autre étude l’a confirmé : face à un stress, ceux à qui on a demandé de penser leur stress comme "utile" ressentaient moins d’anxiété ! [14]

Pour canaliser notre stress et faire en sorte qu’il nous procure plus d’énergie positive pour gérer une situation ou réaliser une performance nous pouvons décider de penser "Super – ce sont les signes d’une belle grosse réponse au stress" ou encore "Les réactions de mon corps sont en train d’essayer de m’aider. Elles servent à me permettre de me concentrer sur ce que j’ai à faire. Elles montrent que je ne m’en fiche pas".

Une réponse de défi n’est pas une attitude faussement enjouée, du style "chouette, je suis si content d’être stressé". Elle revient à savoir que, malgré les difficultés rencontrées, on peut tourner le stress à son avantage. » [15]

Pourquoi ne pas essayer cette méthode, dès aujourd’hui ?

Sources

Xavier Bazin

[1] Systematic review of the association between chronic social stress and telomere length: A life course perspective, BS. Oliveira et all, Ageing Research Reviews, mars 2016

[2] A double-blind, placebo-controlled, double-centre study of the effects of an oral multivitamin-mineral combination on stress, L. Schlebusch et all, NCBI, 2000

[3] Bifidobacteria exert strain-specific effects on stress-related behavior and physiology in BALB/c mice, HM. Savignac et all, NCBI, 2014

[4] Effect of a serotonin precursor and uptake inhibitor in anxiety disorders; a double-blind comparison of 5-hydroxytryptophan, clomipramine and placebo, RS. Kahn et all, NCBI, 1987

[5] Dental patient anxiety: Possible deal with Lavender fragrance, M. Zabirunnisa et all, NCBI, 2014

[6] Dr Elisabeth Blackburn, L’effet télomère, Guy Tredaniel editeur, 2017

[7] ‘Supermothers’ and grandfather lift 1 ton Renault Clio off trapped schoolboy, Daily Mail, 2009

[8] Wound site neutrophil transcriptome in response to psychological stress in young men, S. Roy et all, NCBI, 2005

[9] Joe Dispenza, Le placebo, c’est vous, Ariane, 2015

[10] Montana man details how he survived grizzly bear attack in Facebook video, The Guardian, octobre 2016

[11] Voir L’Effet Télomère. Guy Tredaniel editeur, 2017

[12] Stress appraisals and cellular aging: A key role for anticipatory threat in the relationship between psychological stress and telomere length, A. O’Donovan et all, NCBI, 2012

[13]Turning the Knots in Your Stomach into Bows: Reappraising Arousal Improves Performance on the GRE,

[14] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24749642

[15] L’effet télomère, Guy Tredaniel editeur, 2017, page 111

 

Qu'est-ce que le bonheur ?

Qu'est-ce que le bonheur ?

Bonheur lunettes

Aristote pensait que le but ultime de l’homme était le bonheur, Epicure croyait qu’il s’agissait du fondement de la vie. 

La psychologie, à travers la révision de la littérature philosophique et l’expérimentation scientifique, a constaté que le bonheur pouvait être vécu de différentes manières. 

Il est facile de penser que nous trouvons le bonheur lorsque nous faisons la fête avec des amis ou lorsque nous passons de bonnes vacances, mais de nombreuses personnes trouvent également le bonheur dans les efforts qu’elles fournissent, du fait d’étudier telle carrière, dans l’apprentissage d’une langue, etc. 

Et c’est ici qu’interviennent les concepts d’eudémonisme et d’hédonisme.

Hedonisme

Hédonisme : bonheur reposant sur le plaisir

L’hédonisme est ce bonheur le plus tangible, cette joie que nous éprouvons lorsque nous menons des activités gratifiantes. Il s’agit du sentiment de plaisir et de la motivation destinée à éviter le mal-être. 

Nous pouvons dire que ce type de bonheur repose sur les caractéristiques suivantes :

- Recherche du plaisir : il s’agit de l’aspect central de l’hédonisme. Il s’agit de la recherche de la stimulation de nos sens et de nos émotions. Profiter avec des amis, faire un voyage, aller à un concert, etc.

- Perception basée sur un équilibre affectif : la façon que nous avons d’interpréter l’hédonisme dans nos vies se réalise à travers un équilibre de nos émotions quotidiennes. Dès lors, si nous avons tendance à éprouver davantage d’émotions agréables que désagréables, nous ressentirons un plus grand niveau de bonheur hédonique.

- Maintien de la satisfaction de la vie : il est nécessaire, afin de profiter de l’hédonisme, de sentir que notre environnement est agréable. S’il existe des problèmes dans notre famille, avec nos amis, dans notre travail, etc., ces derniers généreront une anxiété qui affectera notre bonheur hédonique.

- Persécution des désirs et des besoins : l’hédonisme acquiert du plaisir à travers l’accomplissement de nos désirs et de nos besoins. Remplir les désirs et satisfaire les besoins nous apportera ces émotions agréables qui mèneront au bonheur hédonique.

- Le bonheur à court terme : un aspect essentiel de l’hédonisme est sa concentration sur le présent ou l’avenir immédiat. Nous parlons de plaisir ou de bonheur spontané survenant après l’exécution de certains comportements. Au fur et à mesure que le stimulus s’éloigne, le bonheur hédonique se dissipe.

- Haute intensité : le bonheur hédonique est une émotion très enrichissante et stimulante, laquelle est vécue avec beaucoup d’intensité et d’enthousiasme.

Eudemonisme

Eudémonisme : bonheur reposant sur l'évolution personnelle

De nombreux comportements n’apportent pas de bonheur immédiat, impliquent même des efforts, et nous font éprouver à certains moments  des émotions de valence négatives caractéristiques de ce type de motivation.

Nous continuons malgré tout à les réaliser avec détermination, étant même satisfaits d’eux. 

Il en est ainsi parce que ces comportements nous apportent un développement personnel, lequel s’expérimente à travers le bonheur eudémonique. 

Des exemples de cet eudémonisme peuvent être l’obtention d’un diplôme, l’apprentissage d’une langue, l’expérience d’autres cultures, l’exploration de soi, etc.

Les caractéristiques principales de l'eudémonisme :

- Recherche de développement personnel : il s’agit de l’aspect central de ce type de bonheur. L'eudémonisme est la motivation qui nous incite à nous développer en tant que personnes. Il s’agit de la satisfaction qui résulte du fait d’être fier de notre croissance cognitive, morale, émotionnelle, etc.

- Atteinte des buts et des objectifs : le degré d’intensité du bonheur eudémonique dépendra du fait d’avoir ou non atteint nos buts et objectifs. Atteindre nos objectifs nous apportera ce bonheur qui nous pousse à poursuivre notre croissance.

- L’effort et la motivation : ceux-ci vont être les moteurs de notre auto-réalisation. En effet, dans la mesure où nos buts et objectifs présenteront souvent des difficultés et des émotions désagréables, nous avons besoin de l’effort et de la motivation pour atteindre l’eudémonisme.

- Le bonheur à long terme : il s’agit d’un bonheur qui est représenté par la satisfaction personnelle. Cette capacité de s’observer soi-même et d’être fier de notre croissance personnelle. Il s’agit davantage d’une perception agréable de soi-même que d’un état temporel spécifique (comme c’est le cas pour l’hédonisme). Il est possible indépendamment des circonstances extérieures.

Conclusion

Cle bonheur

Qu’est-ce qui est préférable, un bonheur hédonique ou un bonheur eudémonique ? 

La réponse est que les deux sont généralement une source de motivation dans nos vies. Ils sont ainsi responsables d’encourager, respectivement, les comportements agréables et le développement personnel. En effet, il semble essentiel de trouver un équilibre personnel entre les deux, de sorte que l’un ne finisse pas par s’ériger en obstacle pour l’autre.

Nous avons tendance aujourd’hui, en raison notamment du fait de vivre dans une société de consommation, à baser notre vie sur l’hédonisme. Nous dépensons souvent nos ressources pour des plaisirs à court terme et nous oublions notre croissance personnelle ou nous la recherchons indirectement à travers cette consommation. 

Une grande partie de la population déteste son travail et sa vie professionnelle, et la seule satisfaction que ces personnes puissent trouver est obtenue à travers les plaisirs hédoniques. 

Il est important de ne pas oublier ou ne pas  laisser de côté notre réalisation de soi, cette dernière constituant l’unique voie pour atteindre l’eudémonisme.

 

Source

 

Vos besoins fondamentaux sont-ils satisfaits ?

Besoins fondamentaux 665x446

Une théorie actuelle, la théorie de l’autodétermination, principalement développée par les psychologues américains Edward Deci et Richard Ryan, définit les besoins psychologiques fondamentaux comme étant innés (issus de l’évolution plutôt qu’appris), universels à travers les cultures et essentiels pour le bien-être.

Ce test, l’Échelle de satisfaction des besoins fondamentaux, adapté par la psychologue américaine Marylène Gagné en 20031, mesure trois besoins fondamentaux identifiés par cette théorie :

 ►le besoin d’autonomie ;

 ►le besoin de compétence ;

 ►le besoin d’appartenance sociale.

La satisfaction de ces trois besoins est nécessaire au bien-être (bonheur), à la croissance psychologique et à la motivation, selon la théorie. Si l’un d’eux n’est pas satisfait, la santé psychologique en souffre.

Veuillez noter que ce test n’est pas présenté dans une perspective d’évaluation clinique (et ce d’autant plus que cette traduction n’a pas été validée expérimentalement) mais plutôt dans le but d’informer sur les progrès de la recherche scientifique en psychologie et de favoriser la réflexion.

FAIRE LE TEST 

Source 

À propos de bonheur : petite mise au point

On entend régulièrement parler d’une supposée « Tyrannie du bonheur ».

Bon…. Faudrait peut-être pas charrier, comme on dit, et utiliser les mots à bon escient.

Ce qui se passe avec le bonheur ne relève pas de la tyrannie, mais plutôt de la mode et de la récupération.

Car il y a effectivement une mode du bonheur, une inflation de livres, d’articles, de préceptes éducatifs ou managériaux, etc.

Ce n’est pas nouveau, et d’ailleurs le grand siècle de la production littéraire sur le bonheur n’est pas le nôtre mais le XVIIIe siècle, le siècle des Lumières. 

Ob 4f6918 bilan lumierers complete

Tout ce que l’Europe comptait alors de grands esprits se mit à rédiger des traités sur le bonheur, et à en faciliter la démocratisation, puisqu’il était auparavant réservé aux élites.

Les Révolutions américaine et française souhaitaient explicitement non pas rendre leurs citoyens heureux, mais les aider à se rendre heureux : le droit à la recherche du bonheur y figurait comme un des 3 droits fondamentaux, à côté du droit à la vie et à la liberté.

Il y a aussi, c’est vrai, une récupération marchande du bonheur, car il fait vendre : ainsi, la publicité tente insidieusement de nous convaincre que nous nous rendrons plus heureux si nous achetons tout un tas de choses : des objets, des meubles, des voitures, des vacances à tel ou tel endroit, etc.

110623cc9c9e94bbf3b29305022d6301

Mais il y a beaucoup de phénomènes sociaux bien plus dangereux qu’une prétendue « tyrannie du bonheur » :

par exemple, la manipulation de nos données personnelles par le Big Data.

Là, nos prophètes de malheur vont voir ce que peut être une tyrannie, une vraie, si nous ne nous mobilisons pas pour faire face…

Le bonheur, c’est un besoin humain fondamental, comme l’air et l’eau.

C’est Paul Claudel qui écrivait : « Le bonheur n’est pas le but mais le moyen de la vie ».

Nous ne vivons pas, ou pas seulement, pour être heureux mais parce que nous pouvons l’être régulièrement. 

C’est le bonheur qui nous donne la force et l’énergie d’affronter les adversités et les souffrances propres à toute vie humaine.

C’est lui qui nous offre cette joie de vivre, qui nous habite parfois, sans raison claire…

Parfois, hélas, ça ne marche pas : malgré nos efforts, nous n’arrivons pas à nous réjouir de ce que la vie nous offre, nous restons englués dans la morosité, la tristesse, la mauvaise humeur, qu’il y ait ou non de bonnes raisons à cela.

Car le bonheur ne se décide pas, ne se convoque pas : il se facilite. C’est ce qu’on appelle un état émergent, comme le sommeil. 

On ne décide pas de s’endormir, on facilite la venue du sommeil, en s’allongeant dans le noir, au calme, sans s’être excité auparavant avec des écrans. 

Le bonheur, c’est pareil, on ne le siffle pas comme un chien, mais on vit de manière à lui permettre de naître en nous : en étant présent aux bonnes choses simples du quotidien, en entretenant des relations affectueuses et respectueuses avec les autres humains, en restant en contact avec la nature, etc.

Et puis, en comprenant que le bonheur est une richesse, plus importante que l’argent, la beauté, la célébrité.

Et que comme toutes les richesses elle nous impose des règles : discrétion et redistribution.

Quand on a beaucoup d’argent, on ne l’affiche pas et on ne le garde pas que pour soi.

C’est pareil quand on a beaucoup de bonheur : on reste discret, mais on en redonne le plus possible tout autour de nous.

Bonheur & Partage

Source

 Formation ydr gabs

"Rire ce n'est pas fuir la réalité, c'est plonger corps et âme en pleine existence"  Alexandre Jollien

Choisir de rire

Le Yoga du Rire est une pratique, pas un divertissement.

Chaque individu peut influencer son niveau de bien-être selon les efforts qu'il fait ou pas.

Notre organisme ne fait pas la différence entre un rire intentionnel et un rire spontané

On obtient les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques au bout de 10 à 15 minutes de rire ample volontairement soutenu. 

Un entraînement régulier est nécessaire comme n'importe quel apprentissage (sinon ce serait comme décider de courir sans jamais courir). 

S'entraîner permet aussi d'améliorer notre équilibre émotionnel.

Arbre ydr rose grand format web