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Le rire bienveillant : instrument de vie et de liberté

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Le rire bienveillant du yoga du rire : instrument de vie et de liberté

"Le rire peut devenir un instrument de liberté." – Alexandre Jollien

Dans son "Petit traité de l’abandon", Alexandre Jollien nous invite à rire (de nous et avec les autres) pour gagner en élan de vie et en légèreté : ne pas prendre la vie trop au sérieux serait un signe que la vie gagne du terrain. 

Rire de soi mais jamais de l’autre, rire avec l’autre jamais de l’autre.

« Il me semble que quand on rit, quand on laisse éclater sa joie, le moi part à la course et la vie apparaît sans barrières. ».

Le rire empêche alors de mettre des étiquettes sur des situations, de figer les choses, les relations et les gens.

Alexandre Jollien rappelle que, si les drogues en tout genre ont une certaine emprise sur nous parce qu’elles nous désinhibent, le rire peut produire le même effet !!!

 

  • Rire de soi-même

À partir du moment où l’on commence à rire de soi, tout peut devenir un jeu : rire de sa propre obstination, de sa propre maladresse, de ses propres colères…

"Loin de la moquerie, le rire peut devenir un instrument de vie qui déracine toute fixation narcissique et nous aide à avancer." – Alexandre Jollien

 

  • Rire avec les autres

Nous pouvons aussi voir le rire comme un exercice, un défi : adopter une attitude légère et joyeuse et faire rire une personne (un passant dans la rue, le guichetier ou la guichetière à la Poste ou à la banque…) ou encore pratiquer le yoga du rire

Là encore, il ne s'agit pas de rire au détriment de l’autre. Ce rire n’est pas une moquerie.

World laughter day 2018

 

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Source 

Savoir rire de soi rend plus heureux

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Se ridiculiser est l’une des grandes peurs de ceux qui prennent leur ego trop à cœur

Bien sûr, ne pas faire d’erreurs ou ne pas montrer de faiblesses, surtout à certains moments critiques, peut nous aider. Mais si nous ne le faisons pas, ce ne sera pas non plus la fin du monde.

Le sentiment de ridicule est vécu comme quelque chose de pire qu’une simple honte.

En général, on associe une erreur, un échec ou le fait de se tromper à la désapprobation.

Le courage de se ridiculiser

Cependant, dans le cas du ridicule, ce qu’on «entend en arrière-plan» est le rire moqueur.

Et c’est précisément cette moquerie qui augmente la sensation de honte. Nous nous trouvons ainsi confrontés à un scénario qui peut également générer de la confusion ou de la tension.

En fin de compte, ce qui rend quelque chose de ridicule, c’est sa disproportion ou son inadéquation.

Par conséquent, les situations formelles sont un terrain fertile pour qu’il se produise. Celles-ci imposent généralement de respecter des protocoles plus ou moins rigides. S’écarter du canon est donc relativement facile.

Malgré cela, le ridicule est si démocratique qu’il peut survenir n’importe où. Personne ne lui échappe et nous en avons tous goûté la saveur.

“Si le côté ridicule ne transparaît pas chez les hommes, c’est que nous ne l’avons pas bien cherché.” François de la Rochefoucauld

Le clown et le ridicule

Le clown est précisément ce personnage qui fait du ridicule son outil de comédie.

Les clowns représentent tout ce qui peut être considéré comme ridicule. Leur habillement est exagéré, bizarre. Leurs chaussures sont énormes, leurs nez rouges et leur maquillage facial leur donnent une apparence absurde. Ils utilisent des vêtements qui simulent une coupe élégante, comme celle d’un costume, plein de couleurs et d’éléments très visibles.

Une bonne partie du spectacle des clowns consiste à trébucher et tomber. Ce qui provoque l’hilarité dans le public, c’est qu’ils sont toujours victimes de leur propre distraction. Ils s’intéressent à autre chose et soudainement quelque chose se met en travers de leur chemin, qui les fait tomber par terre. Et ils tombent d’une manière spectaculaire, jamais discrètement.

Un bon thème de clown est plein de malentendus. Ils mangent un morceau de carton en pensant que c’est un gâteau. Ou ils donnent un baiser à quelque chose d’horrible, croyant joindre leurs lèvres a celles d’une belle femme. Ou ils entreprennent la mauvaise mission parce qu’ils en ont mal interprété les instructions. Le monde des clowns est le monde du ridicule, mais aussi celui du rire innocent.

Rire de soi-même

En réalité, seul le ridicule survient, au sens strict, lorsque ceux qui font l’erreur ou se trompent le prennent trop au sérieux. 

Si quelqu’un, par exemple, ne sait pas danser, mais fait semblant de savoir, il peut avoir l’air très ridicule et déclencher des rires. D’un autre côté, s’il accepte de ne pas savoir danser et qu’il s’amuse avec ses propres limites, il a tout de suite l’air plus sympa.

Quelle est la différence entre une situation et l’autre ? ça se résume à un seul mot : l’estime de soi. 

Quelqu’un avec une forte estime de soi est toujours capable de rire de lui-même, parce qu’il s’accepte. Cela inclut la tolérance de ses propres erreurs ou limitations.

D’un autre côté, quand il y a insécurité et manque de confiance dans ce que nous sommes, tomber dans un ridicule peut provoquer une forte blessure émotionnelle.

La véritable erreur est de croire que l’on est digne d’être apprécié quand on est bon ou qu’on semble tel. Quand on ne fait pas d’erreurs. Quand on ne fait pas ou ne dit pas quelque chose d’inapproprié. Dans ce cas, il n’y a pas de véritable appréciation pour soi-même, mais plutôt une auto-évaluation simulée.

Se jouer du ridicule

Nous avons tous des facettes ou des comportements maladroits ou inappropriés. C’est normal. Il suffit d’une distraction ou d’un petit malentendu pour que nous commettions une erreur en termes sociaux. 

Face à cela, il n’y a qu’un seul antidote: être authentique et donc humble.

Nous ne pouvons pas prétendre avoir la bonne conduite en toutes circonstances. Ce que nous pouvons faire, c’est travailler pour être fier de qui nous sommes, pour dresser un portrait dans lequel se dessine une personne sincère. C’est à dire avec des défauts, des vertus, des erreurs et des succès.

Cela nous permettra d’éliminer ce désir de nous cacher, nous travestir ou de nous autoriser à ne montrer seulement les facettes que nous pensons que les autres aimeront le plus.

Nous pouvons nous familiariser avec le ridicule. Adopter des gestes absurdes ou des postures devant un miroir ou sortir dans la rue sans nous apprêter de trop. Mettre quelque chose d’original qui attire l’attention ou génère de la surprise.

En faisant cela, nous réaliserons que nous restons les mêmes et nous pourrons même accompagner le rire de ceux que nous amusons.

Le plus important est que, lorsque nous nous permettons de nous ridiculiser de temps en temps, sans que cela nous affecte, nous découvrions aussi que nous pouvons ainsi vivre plus détendus et plus heureux. 

Rien ne nourrit autant le sentiment de plénitude que d’être spontané. Rien ne nous rend aussi sûrs que de nous libérer du “qu’en dira t-on”.

Le yoga du rire offre un cadre bienveillant pour apprendre à s'en libérer !

Bonne impression

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Aller bien ? Une décision citoyenne !

Aller bien est une décision citoyenne

Keep calm and choose laughter yoga

Difficile de s’occuper de la nature sans savoir prendre soin de sa nature, non ? Mais comment se tisse le lien entre les deux ?

Besoins, devoirs et culpabilité

Nous nous réveillons le matin avec comme mission principale de prendre soin de nos besoins. Besoins de sécurité, de confort et d’insertion dans le monde qui nous entoure. Besoin de nous alimenter et de nous abriter, évidemment, aussi.

Mais en tant que contemporain, notre liste est bien plus vaste que cela.

Alors nous nous mettons au travail et pour certains, la vie va vite prendre le pli du « il faut » et du « je dois » avec cette croyance étrange que nous ne sommes pas là pour rigoler et que, de surcroit, nous ferions bien de ne pas nous en plaindre. Car oui, parfaitement, on peut être heureux avec ce que l’on a.

Marqué au fer du devoir et de la culpabilité, l’idée que ce que nous avons suffit n’est pas très excitante. Elle engendre de la contraction, du repli et de la méfiance.

S’ouvrir vers l’extérieur demande, alors, bien trop d’effort.

Et la gratitude dans tout ça ?

Mais empreinte de gratitude, l’affaire devient toute autre. Car de ces devoirs nous pouvons créer des désirs.

Pour s’occuper de ce et ceux qui nous entourent, nous devons fabriquer le carburant de notre élan : l’expansion, l’ouverture et la confiance. J’ai besoin de puiser mon inspiration et ma détermination dans les émotions positives que je ressens.

Nous sommes toujours plus actifs, engagés et efficaces lorsque notre cerveau se focalise sur le meilleur.

Et pour l’y entraîner, nous devons en prendre soin. S’interroger sur ce qui nous donne de l’élan, plutôt que ce qui nous oblige, et sur les valeurs qui nous portent.

Repensez à une situation récente et réussie de votre vie. Qu’y avez vous ressenti ? De l’engagement, du partage, de la reconnaissance mutuelle, de l’enthousiasme, du don, de la connexion avec quelqu’un, un foisonnement d’idées, ou tout autre chose, selon qui vous êtes ? Mais tout autre chose de bon, dans cet instant et dans ces circonstances là.

Vivre de telles émotions et sensations nous pousse vers l’extérieur de nous même. C’est cela qui crée l’élan et le ressort.

Sentir ses engagements

Alors non, ne nous tournons pas vers un engagement parce que nous pensons qu’il est bon. Choisissons le car nous le sentons. Il excite le meilleur de nous et donne, à la part connectée de notre personnalité, le moyen de se réjouir et de s’enchanter. Créons les partages que nous souhaitons, pas parce qu’il le faut, mais parce qu’il va réanimer notre élan de vie. La compassion, la tendresse et la gratitude sont bien plus vivants que la division et la séparation.

Accumuler les expériences joyeuses et la joie des expériences est un acte citoyen.

Nommons les valeurs qui font de nous des êtres en vie bourrées d’envies et d’énergie. Attisons notre propre feu pour le partager avec passion, car sans briller, comment comptons nous, et imaginons nous pouvoir éclairer quiconque ?

Alors là, oui, on est même très heureux avec ce que l’on a et impatient de le partager.

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Alors JOB ? Joie Ou Bonheur ?

Joie ou Bonheur ?

On appelle "bonheur" un concours de circonstance qui permet la joie.

On appelle "joie" cet état de l’être qui n’a besoin de rien pour se sentir heureux, a écrit André Gide.

Que veut dire le mot "joie" ?

Selon le petit Robert, c’est  le sentiment ou l’émotion de base du bonheur. Elle est ressentie comme une satisfaction spirituelle plus ou moins durable qui emplit la conscience, à la différence des satisfactions corporelles qui n’affectent qu’une partie de la conscience.

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Ronde de la joie de vivre de Henri Matisse

Platon rapproche la joie de la notion d’enthousiasme de qui contemple le beau. 

Contempler la nature, visiter un musée, regarder un enfant qui joue, un bon mot, peuvent transporter de joie. Et parfois, pas de source : C’est une vague qui monte, qui enfle, qui emplit le plexus, envahit tout le thorax, tout le corps pour atteindre un état d’être suprême.  On peut l’associer à la Joie de Vivre.  A quoi bon posséder le monde si la Joie de Vivre n’est pas là ? 

Différence entre joie et bonheur

Joie de Vivre - Picasso

"Joie de vivre" de Pablo Picasso

Elle est différente du bonheur. Le bonheur est éphémère, c’est un moment sans  souffrance, il dépend trop du monde extérieur. L’autre mais aussi le monde, sont parfois l’obstacle qui risque de le détruire car nous vivons, nous nous autorisons le bonheur lorsqu’ il peut être vécu dans le regard que nous portons sur le monde ou que le monde porte sur nous. Elle est là, elle n’a pas vraiment de cause, elle est sentiment de plénitude.

Elle ne relève ni du pessimisme, ni de l’optimisme. Elle est abstraite, elle est à distance du Moi, elle nécessite d’éliminer tous nos filtres, tous nos préjugés. Elle permet de regarder le monde avec plus d’attention. Le Sage est à la fois non-impliqué et en communion. 

Elle n’a rien à voir avec la dérision, l’ironie, le cynisme ou la fausse gaieté de celui qui tente de masquer son malaise- son mal-aise- parce qu’il est peu sûr de lui. 

Elle n’explose pas, ne se crie pas, n’est pas exubérante.. Elle résulte de la capacité à dire OUI à l’existence, sans refus, ni aigreur, avec confiance et ouverture intérieure.
C’est le résultat du lâcher-prise cher aux philosophies orientales. 

 

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Joie de vivre de Robert Delaunay

Elle est au fond de tous les cœurs, même les plus secs. Ne possédons-nous pas tous en nous, la "Nature du Bouddha" ?

Dès que cesse cet acharnement à l’importer de l’extérieur, elle apparaît. Parfois, elle est masquée par quelques fumerolles ou autres bruines : chagrin, inquiétude, colère, jalousie, haine, orgueil.. C’est parce que nous sommes dans le refus de « ce qui est ».

Comment atteindre la joie ?

En découvrant ce qui véritablement nous réjouit ?

Une belle façon de garder notre Joie de Vivre est de prendre conscience de tout ce que la vie nous offre de magnifique,  d’en profiter et de tenter de cesser de se focaliser sur nos manques ou sur ce qui est passé et au contraire de se situer dans « ce qui est », dans le « ici et maintenant ».

 

"La joie de vivre n‘est pas un but, mais un devoir" - Louis Pauwels

 

Source

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"Rire ce n'est pas fuir la réalité, c'est plonger corps et âme en pleine existence"  Alexandre Jollien

Choisir de rire

Le Yoga du Rire est une pratique, pas un divertissement.

Chaque individu peut influencer son niveau de bien-être selon les efforts qu'il fait ou pas.

Notre organisme ne fait pas la différence entre un rire intentionnel et un rire spontané

On obtient les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques au bout de 10 à 15 minutes de rire ample volontairement soutenu. 

Un entraînement régulier est nécessaire comme n'importe quel apprentissage (sinon ce serait comme décider de courir sans jamais courir). 

S'entraîner permet aussi d'améliorer notre équilibre émotionnel.

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