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La nouvelle science du stress

Peut on soigner par le rire

Il est estimé que 80-90% des visites faites chez le médecin sont dues à des problèmes liés au stress.

Malheureusement, à ce jour, notre compréhension du stress ne permettait pas d’expliquer pourquoi ce fléau nous affecte autant.

De nouvelles recherches récentes révolutionnent notre connaissance de ce syndrome.

Etat des lieux de la nouvelle science du stress. 

Un modèle inadéquat 

Notre modèle actuel du stress est basé sur les travaux publiés par Hans Selye il y a plus de 80 ans.

Dans ce modèle, nous vivons la plupart du temps dans une physiologie de base où notre corps est détendu et relaxe.

Puis, ponctuellement, nous faisons face à des circonstances - on les appelle des « stresseurs » - qui activent notre physiologie et déclenchent une réaction du stress.

Une fois le stress passé, nous retournons à notre physiologie de base de détente.

La limite de ce modèle d’activation ponctuelle de la réponse du stress ne permet pas d’expliquer l’état de stress chronique dans lequel se trouve la plupart des gens.

Des chercheurs se sont donc penchés sur la question pour tenter de trouver des réponses plus adéquates.

Un pas en avant 

Dans un premier temps, les chercheurs ont tenté d’expliquer le stress chronique grâce à un modèle appelé  « cognition persévérative ».

Essentiellement, vous faites face à une situation stressante, votre physiologie du stress s’active.

Puis, bien que le stresseur ne disparaisse, votre physiologie continue d’être activée parce que vous continuez de penser ou de ressasser les circonstances.

C’était un pas en avant. Mais en général, le temps faisant sont effet, on surmonte les circonstances et on arrête d’y penser.

Et le modèle ne permet donc pas d’expliquer la persistance du stress.  

La nouvelle science du stress 

Depuis quelques années, plusieurs groupes de chercheurs ont émis, testé et scientifiquement étayé un nouveau modèle du stress.

Ils l’ont appelée "Generalized Unsafety Theory of Stress" ou "théorie du stress basé sur un sentiment général d’insécurité". 

Grâce à ce nouveau modèle, qui explique enfin le stress chronique, notre compréhension du stress a fait un véritable 180 degrés.

Dans ce modèle, la notion essentielle qui est radicalement différente est que la physiologie de base de notre corps n’est pas la détente, mais bien une activation constante de la réponse du stress.

Et cette réponse du stress est inactivée lorsque nous nous sentons en sécurité.  

Dans l’ancien modèle, nous étions donc fondamentalement détendu, sauf lorsqu’une circonstance stressante nous mettait le stress. 

Dans le nouveau modèle, nous sommes donc fondamentalement toujours stressé, à moins que nous arrivions à créer un sentiment de sécurité. 

Une découverte qui change absolument tout 

Ces nouvelles découvertes changent tout et ont des conséquences profondes sur ce que nous devons faire pour nous protéger du stress. 

Avant, nous n’avions pas grand chose à faire - puisque notre physiologie de base était la détente - si ce n’était de « gérer » les périodes de stress. 

Désormais, puisque notre physiologie de base est en faite une physiologie constante de stress, nous devons activement et intentionnellement créer un sentiment de sécurité pour inhiber notre physiologie de stress et nous mettre dans un état de détente.  

Les avantages d’un stress permanent 

On pourrait se demander pourquoi notre corps à choisi le stress comme état constant.

La réponse est simple: au cours de l’évolution, nous vivions dans un environnement dangereux: bêtes sauvages, tribus ennemies, périodes de famine, manque d’hygiène…

Notre corps devait donc être prêt à réagir instantanément au danger.  

Pour prendre une métaphore, c’est un peu comme si vous deviez pouvoir démarrer au quart de tour avec votre voiture.

Si le moteur est arrêté, que vous devez l’allumer et mettre les gaz, vous perdez beaucoup de temps avant que votre voiture n’avance.

Si le moteur est déjà allumé, que vous avez la pédale des gaz au plancher et le pied sur le frein, alors il vous suffit simplement de lâcher le frein et la voiture démarre immédiatement. 

Il en est de même pour notre physiologie, elle a toujours les gaz à fond. Normalement, si nous avons le pied sur le frein, ce n’est pas un souci.

Et le frein, c’est notre capacité à nous sentir en sécurité. 

Malheureusement les chercheurs ont montré que nous n’arrivons plus à garder le pied sur le frein, que nous n’arrivons plus à nous sentir en sécurité, pour trois raisons principales

1. Notre mauvais état physique

Notre cerveau évalue constamment l’état de notre corps au travers d’un sens appelé « neuroception ».

Notre cerveau peut se sentir en sécurité lorsqu’il perçoit que notre corps peut faire face aux demandes de l’environnement.

Malheureusement, à notre époque moderne, la plupart des gens sont en surpoids ou obèses, physiquement déconditionnés, mal-nourris par la malbouffe, sédentaires, et en manque chronique de sommeil.

Notre cerveau interprète tout cela comme un danger et retire le pied du frein pour maintenir notre corps en état d’alerte. 

2.  Notre isolement social 

L’être humain est un « animal » essentiellement social.

Il a besoin de connexion avec les autres pour se sentir en sécurité.

Malheureusement, à l’ère des réseaux sociaux, nous n’avons jamais été autant isolés.

Nous avons peut-être 1000 amis sur Facebook, mais nous ne parlons plus à nos voisins.

Le noyau familial traditionnel - où 3 ou 4 générations de personnes vivaient sous le même toit - a essentiellement disparu.

Ce nouveau contexte social, même si nous en sommes inconscients, nous maintient dans un sentiment d’insécurité qui perpétue l’activation du stress. 

3.  Le contexte 

C’est la manière dont nous percevons les choses, même inconsciemment.

Cela peut nous empêcher de créer la sécurité nécessaire à la détente.

Par exemple, imaginons que vous avez des soucis financiers.

Et bien le stress ne se produit pas qu’à la fin du mois au moment de payer les factures.

Le contexte de « manque d’argent » vous poursuit partout à tout moment. Il est là à chaque fois que vous vivez un contexte lié à l’argent.

Quand vous sortez votre porte-monnaie, quand vous passez devant un magasin et que vous voyez les prix affichés, au téléjournal quand il parle de la bourse, ou encore quand vous ouvrez votre courrier (parce que vous avez peur de recevoir la facture de trop).

Et cela peut arriver dans tous les domaines.

Par exemple, vous pouvez avoir un collègue toxique au travail et, désormais, tout ce qui vous fait penser au travail vous fait inconsciemment vous sentir en insécurité. 

Grâce à ce nouveau modèle, nous savons désormais qu’il est impératif de constamment consciemment et intentionnellement créer un sentiment de sécurité, et le meilleur moyen pour cela est de prendre très, mais alors très très bien soin de soi

 

Source / En savoir plus

 Arbre ydr rose grand format web

"Rire ce n'est pas fuir la réalité, c'est plonger corps et âme en pleine existence"  Alexandre Jollien

Choisir de rire

Le Yoga du Rire est une pratique, pas un divertissement.

Chaque individu peut influencer son niveau de bien-être selon les efforts qu'il fait ou pas.

Notre organisme ne fait pas la différence entre un rire intentionnel et un rire spontané

On obtient les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques au bout de 10 à 15 minutes de rire ample volontairement soutenu. 

Un entraînement régulier est nécessaire comme n'importe quel apprentissage (sinon ce serait comme décider de courir sans jamais courir). 

S'entraîner permet aussi d'améliorer notre équilibre émotionnel.