Crédit photo : Paul Compère

prévention

Prendre du recul dans les situations stressantes ?

3 types de stress

et ensuite...

Multiplier les points de vue

Il s’agit d’exprimer plusieurs points de vue rapides de personnes qui seraient confrontées à la même situation.

Plus la palette des personnes imaginées est grande, plus cet exercice est apaisant.

Pour que l’exercice soit efficace, prendre des points de vue caricaturaux, farfelus, stéréotypés, tous très différents (un policier, un poète, un chat, le président de la république, un martien, la belle mère…)

  • Qu’est-ce qu’ils penseraient de la situation ?

  • Qu’est-ce qu’ils me diraient ?

  • Que feraient ces personnes dans la même situation ?

L’idée est de percevoir la situation sous un autre angle.

Choisir une situation stressante.

Évaluer son niveau de stress de 1 à 10 dans cette situation.

Multiplier les points de vue sur cette même situation.

Par exemple, « je suis stressé(e) car ma fille veut devenir artiste » -> « Qu’en penserait un acteur ? Quel serait son discours sur les réalités de ce métier ? ».

 

Les pensées alternatives

Cet exercice permet de mettre une situation de stress en perspective en travaillant sur la relativité, l’adaptation et la curiosité.

  • Choisir et décrire une situation perçue comme négative et stressante

  • Décrire le ressenti, le type de stress perçu (anxiété, agressivité, découragement, envie de fuite…)

  • Imaginer des pensées alternatives :

    • À quelles alternatives puis-je penser ?

    • Dans un conflit (si je me mettais à la place de l’autre): qu’est-ce qu’il peut bien penser ?

    • Qu’est-ce que je peux changer dans cette situation ? Sur quels éléments ai-je du pouvoir ?

    • Qu’est-ce qui n’est pas sous mon contrôle ?

    • Si quelqu’un d’autre était dans ma situation, qu’est-ce que je lui dirais ?

    • De quelles ressources personnelles ai-je besoin pour gérer cette situation ?

    • Comment je me sens une fois toutes ces pensées évoquées ?

    • Est-ce que mon stress a changé ? a-t-il diminué ?

 

Ouvrir les possibles par des pensées positives et motivantes

Curiosité :

Pour savoir, j’ai besoin d’essayer.

Je me jette à l’eau.

Le nouveau m’attire.

Et si je voyais cette situation comme une nouvelle expérience ?

Comment découvrir ce que cette situation m’apporte ?

Adaptation :

Faire l’autruche, c’est reculer pour mieux sauter.

Regarder les choses en face sans les nier, c’est l’occasion de rebondir.

J’aime les surprises et l’imprévu.

Et pourquoi pas ?

Qu’est-ce que je peux changer à cette situation ?

Nuance :

Ne jugeons pas sans savoir.

Les apparences sont parfois trompeuses.

Quel est le besoin non exprimé et sous jacent ?

Comment pourrais-je nuancer mon point de vue ?

Quels sont les avantages et les inconvénients de cette situation ?

Relativité :

Qu’est-ce que j’en penserai demain matin après que la nuit m’ait porté conseil ?

Qu’est-ce que j’en penserai dans 10 ans ?

Que pourrait en penser un tel ou une telle ?

Réflexion :

J’aime comprendre la logique des choses.

Quelles sont les règles invisibles qui gouvernent les événements ?

Quelles sont les causes et les conséquences de cette situation ?

Opinion personnelle :

Qu’est-ce que je gagne à toujours vouloir avoir raison ?

Qu’en dit mon cœur ?

Quels sont mes émotions et mes besoins ?

Quels sont les émotions et les besoins de l’autre ?

Quelle est la bonne raison d’agir de l’autre ?

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Source

La nouvelle science du stress

Peut on soigner par le rire

Il est estimé que 80-90% des visites faites chez le médecin sont dues à des problèmes liés au stress.

Malheureusement, à ce jour, notre compréhension du stress ne permettait pas d’expliquer pourquoi ce fléau nous affecte autant.

De nouvelles recherches récentes révolutionnent notre connaissance de ce syndrome.

Etat des lieux de la nouvelle science du stress 

Un modèle inadéquat 

Notre modèle actuel du stress est basé sur les travaux publiés par Hans Selye il y a plus de 80 ans.

Dans ce modèle, nous vivons la plupart du temps dans une physiologie de base où notre corps est détendu et relaxe.

Puis, ponctuellement, nous faisons face à des circonstances - on les appelle des « stresseurs » - qui activent notre physiologie et déclenchent une réaction du stress.

Une fois le stress passé, nous retournons à notre physiologie de base de détente.

La limite de ce modèle d’activation ponctuelle de la réponse du stress ne permet pas d’expliquer l’état de stress chronique dans lequel se trouve la plupart des gens.

Des chercheurs se sont donc penchés sur la question pour tenter de trouver des réponses plus adéquates.

 

Un pas en avant 

Dans un premier temps, les chercheurs ont tenté d’expliquer le stress chronique grâce à un modèle appelé  « cognition persévérative ».

Essentiellement, vous faites face à une situation stressante, votre physiologie du stress s’active.

Puis, bien que le stresseur disparaisse, votre physiologie continue d’être activée parce que vous continuez de penser ou de ressasser les circonstances.

C’était un pas en avant. Mais en général, le temps faisant sont effet, on surmonte les circonstances et on arrête d’y penser.

Et le modèle ne permet donc pas d’expliquer la persistance du stress.  

 

La nouvelle science du stress 

Depuis quelques années, plusieurs groupes de chercheurs ont émis, testé et scientifiquement étayé un nouveau modèle du stress.

Ils l’ont appelée "Generalized Unsafety Theory of Stress" ou "théorie du stress basé sur un sentiment général d’insécurité". 

Grâce à ce nouveau modèle, qui explique enfin le stress chronique, notre compréhension du stress a fait un véritable 180 degrés.

Dans ce modèle, la notion essentielle qui est radicalement différente est que la physiologie de base de notre corps n’est pas la détente, mais bien une activation constante de la réponse du stress.

Et cette réponse du stress est inactivée lorsque nous nous sentons en sécurité.  

Dans l’ancien modèle, nous étions donc fondamentalement détendu, sauf lorsqu’une circonstance stressante nous mettait le stress. 

Dans le nouveau modèle, nous sommes donc fondamentalement toujours stressé, à moins que nous arrivions à créer un sentiment de sécurité. 

 

Une découverte qui change absolument tout 

Ces nouvelles découvertes changent tout et ont des conséquences profondes sur ce que nous devons faire pour nous protéger du stress. 

Avant, nous n’avions pas grand chose à faire - puisque notre physiologie de base était la détente - si ce n’était de « gérer » les périodes de stress. 

Désormais, puisque notre physiologie de base est en faite une physiologie constante de stress, nous devons activement et intentionnellement créer un sentiment de sécurité pour inhiber notre physiologie de stress et nous mettre dans un état de détente.

 

Les avantages d’un stress permanent 

On pourrait se demander pourquoi notre corps a choisi le stress comme état constant.

La réponse est simple : au cours de l’évolution, nous vivions dans un environnement dangereux : bêtes sauvages, tribus ennemies, périodes de famine, manque d’hygiène… Notre corps devait donc être prêt à réagir instantanément au danger.  

C’est un peu comme si vous deviez pouvoir démarrer au quart de tour avec votre voiture. Si le moteur est arrêté, que vous devez l’allumer et mettre les gaz, vous perdez beaucoup de temps avant que votre voiture n’avance.

Si le moteur est déjà allumé, que vous avez la pédale des gaz au plancher et le pied sur le frein, alors il vous suffit simplement de lâcher le frein et la voiture démarre immédiatement. 

Il en est de même pour notre physiologie, elle a toujours les gaz à fond. Normalement, si nous avons le pied sur le frein, ce n’est pas un souci.

Et le frein, c’est notre capacité à nous sentir en sécurité. 

Malheureusement les chercheurs ont montré que nous n’arrivons plus à garder le pied sur le frein, que nous n’arrivons plus à nous sentir en sécurité, pour trois raisons principales 

1. Notre mauvais état physique

Notre cerveau évalue constamment l’état de notre corps au travers d’un sens appelé « neuroception ».

Notre cerveau peut se sentir en sécurité lorsqu’il perçoit que notre corps peut faire face aux demandes de l’environnement.

Malheureusement, à notre époque moderne, la plupart des gens sont en surpoids ou obèses, physiquement déconditionnés, mal-nourris par la malbouffe, sédentaires, et en manque chronique de sommeil.

Notre cerveau interprète tout cela comme un danger et retire le pied du frein pour maintenir notre corps en état d’alerte. 

2.  Notre isolement social 

L’être humain est un « animal » essentiellement social.

Il a besoin de connexion avec les autres pour se sentir en sécurité.

Malheureusement, à l’ère des réseaux sociaux, nous n’avons jamais été autant isolés.

Nous avons peut-être 1000 amis sur Facebook, mais nous ne parlons plus à nos voisins.

Le noyau familial traditionnel - où 3 ou 4 générations de personnes vivaient sous le même toit - a essentiellement disparu.

Ce nouveau contexte social, même si nous en sommes inconscients, nous maintient dans un sentiment d’insécurité qui perpétue l’activation du stress. 

3.  Le contexte 

C’est la manière dont nous percevons les choses, même inconsciemment.

Cela peut nous empêcher de créer la sécurité nécessaire à la détente.

Par exemple, imaginons que vous avez des soucis financiers.

Et bien le stress ne se produit pas qu’à la fin du mois au moment de payer les factures.

Le contexte de « manque d’argent » vous poursuit partout à tout moment. Il est là à chaque fois que vous vivez un contexte lié à l’argent.

Quand vous sortez votre porte-monnaie, quand vous passez devant un magasin et que vous voyez les prix affichés, au téléjournal quand il parle de la bourse, ou encore quand vous ouvrez votre courrier (parce que vous avez peur de recevoir la facture de trop).

Et cela peut arriver dans tous les domaines.

Par exemple, vous pouvez avoir un collègue toxique au travail et, désormais, tout ce qui vous fait penser au travail vous fait inconsciemment vous sentir en insécurité. 

Grâce à ce nouveau modèle, nous savons désormais qu’il est impératif de constamment consciemment et intentionnellement créer un sentiment de sécurité, et le meilleur moyen pour cela est de prendre très, mais alors très très bien soin de soi

 

Source / En savoir plus

Renforcer son système immunitaire en riant

Exercice pour renforcer le système immunitaire

Thymus

En position debout ou assise, fermez le poing (le droit ou le gauche, au choix).

Tapotez les deuxièmes phalanges du poing fermé sur la zone du thymus* en riant aux éclats.

Tapotez pendant au moins 30 secondes.

Laissez le corps se balancer naturellement vers l’avant et vers l’arrière.

Riez en y mettant tout votre cœur afin que l’effet soit des plus bénéfique.

Cet exercice devrait être fait au moins 1 fois par jour.

 

Objectif de cet exercice 

Le but de cet exercice est de stimuler le thymus.

Le fait de rire tout en tapotant le thymus augmente l’effet d’harmonisation de ce dernier tout en apportant une joie de vivre que beaucoup ont perdue avec l’âge.

Si vous êtes trop gêné pour faire cet exercice en présence d’autres personnes, isolez-vous pour le faire et n’ayez pas peur de rire à gorge déployée. Ou mieux encore, faites l’exercice à plusieurs. Dans ce cas-ci, le proverbe « Plus on est de fous, plus on rit » s’avère tout à fait exact.

Les premières fois, il se peut que le rire reste coincé dans la gorge. Ceci est le cas chez plusieurs personnes. Les enfants ont beaucoup de facilité à rire. Malheureusement, plus on vieillit, plus on devient sérieux. Résultat : le rire disparaît graduellement de notre vie.

En effectuant cet exercice régulièrement, le rire deviendra plus facile et plus joyeux et vous ressentirez de nombreux effets bénéfiques. Essayez et vous verrez....puis venez découvrir les bienfaits d'une pratique régulière : le yoga du rire !

 

* Thymus :

  • Glande située derrière le sternum, au centre de la poitrine.
  • Elle est de grandes dimensions chez l’enfant mais diminue de volume à partir de la puberté si elle n’est pas régulièrement stimulée.
  • Elle joue un rôle au niveau de la réponse immunitaire, plus spécifiquement dans le développement des lymphocytes T (globules blancs combattant les cellules tumorales et les cellules infectées par un virus).

Source

 

Les 5 tibétains - Exercices préparatoires

 

Voici cinq exercices accessibles à tous qui augmentent notre énergie vitale, lui permettent de circuler de manière plus harmonieuse. Il suffit de trouver une quinzaine de minutes par jour pour en ressentir très vite les effets.

 

Pour en savoir plus

 Formation ydr gabs

"Rire ce n'est pas fuir la réalité, c'est plonger corps et âme en pleine existence"  Alexandre Jollien

Choisir de rire

Le Yoga du Rire est une pratique, pas un divertissement.

Chaque individu peut influencer son niveau de bien-être selon les efforts qu'il fait ou pas.

Notre organisme ne fait pas la différence entre un rire intentionnel et un rire spontané

On obtient les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques au bout de 10 à 15 minutes de rire ample volontairement soutenu. 

Un entraînement régulier est nécessaire comme n'importe quel apprentissage (sinon ce serait comme décider de courir sans jamais courir). 

S'entraîner permet aussi d'améliorer notre équilibre émotionnel.

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