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Neurosciences, rire & découverte

Source rire in brain

Si le rire est vraiment le meilleur remède, ne serait-il pas formidable de pouvoir en savoir plus sur ce qui se passe dans le cerveau quand on rit ? 

Les neuroscientifiques ont récemment réalisé d'importants progrès sur ce front en identifiant une partie du cerveau qui, une fois stimulée, ne manque jamais de provoquer des sourires et des éclats de rire.

Dans leur étude menée chez trois patients soumis à une cartographie du cerveau par stimulation électrique dans le cadre d'un traitement contre l'épilepsie, l'équipe financée par les NIH a découvert que la stimulation d'un faisceau spécifique de fibres neurales, appelé cingulum*, provoquait des éclats de rire, des sourires et un sentiment de calme. Les découvertes apportent non seulement un éclairage nouveau sur la biologie du rire, mais elles permettent également aux chercheurs de mettre au point de nouvelles stratégies pour traiter diverses affections, notamment l'anxiété, la dépression et la douleur chronique.

Chez les personnes atteintes d'épilepsie dont les crises sont mal contrôlées par des médicaments, une intervention chirurgicale visant à retirer le tissu cérébral provoquant des crises est parfois utile. Les personnes en attente d'une telle chirurgie doivent d'abord subir une procédure appelée électroencéphalographie intracrânienne(iEEG). Cela implique de placer temporairement 10 à 20 réseaux d'électrodes minuscules dans le cerveau pendant plusieurs semaines, afin de déterminer la source des crises du patient dans le cerveau. Avec la permission du patient, ces électrodes peuvent également permettre aux médecins-chercheurs de stimuler différentes régions du cerveau du patient afin de cartographier leurs fonctions et de faire des découvertes potentiellement nouvelles et inattendues.

Dans la nouvelle étude publiée dans le Journal of Clinical Investigation , Jon T. Willie, Kelly Bijanki et leurs collègues de la faculté de médecine de l'Université Emory, à Atlanta, ont examiné une jeune fille de 23 ans subissant iEEG pendant 8 semaines en vue de sa chirurgie. traiter son épilepsie incontrôlée [1]. Une des électrodes implantées dans son cerveau était située dans le faisceau de cingulum et, lorsque cette zone était stimulée à des fins de recherche, la femme éprouvait un besoin incontrôlable de rire. Non seulement la femme avait des sourires et des rires, mais elle a également déclaré se sentir détendue et calme.

Afin de vérifier de manière plus objective son humeur, les chercheurs ont demandé à la femme d'interpréter l'expression des visages sur un écran d'ordinateur comme étant heureuse, triste ou neutre. La stimulation électrique du faisceau de cingulum l'a amenée à voir ces visages comme plus heureux, signe d'une humeur généralement plus positive. Une évaluation complète de son état mental a également montré qu'elle était pleinement consciente et alerte.

Pour confirmer les résultats, les chercheurs ont examiné deux autres patients, un homme âgé de 40 ans et une femme âgée de 28 ans, qui subissaient l'un et l'autre un traitement par iEEG au cours d'un traitement contre l'épilepsie. Chez ces deux volontaires, la stimulation du faisceau de cingulum a également déclenché des éclats de rire et réduit l'anxiété avec une cognition normalement normale.

Willie note que le faisceau de cingulum relie plusieurs zones du cerveau. Il compare cela à une super autoroute avec de nombreuses rampes d'accès. Il soupçonne que l'endroit qu'ils ont découvert se trouve à une intersection clé, donnant accès à divers réseaux cérébraux régulant l'humeur, les émotions et les interactions sociales.

Des recherches antérieures ont montré que la stimulation d'autres parties du cerveau peut également amener les patients à rire. Cependant, ce qui fait de la stimulation du faisceau de cingulum une approche particulièrement prometteuse est qu’il déclenche non seulement le rire, mais réduit également l’anxiété. Tout comme le yoga du rire (qui est bien sûr nettement moins invasif ^^))

Les nouvelles découvertes suggèrent que la stimulation du faisceau de cingulum pourrait être utile pour calmer les angoisses des patients lors de neurochirurgies dans lesquelles ils doivent rester éveillés. En fait, l'équipe de Willie l'a fait lors de la chirurgie d'épilepsie de leur femme âgée de 23 ans. Chaque fois qu'elle était en détresse, la stimulation procurait un soulagement immédiat. De plus, si la stimulation cérébrale profonde traditionnelle ou des méthodes moins invasives de stimulation cérébrale peuvent être développées et jugées sûres pour une utilisation à long terme, elles peuvent offrir de nouvelles façons de traiter la dépression, les troubles anxieux et la douleur chronique.

Pendant ce temps, l'équipe de Willie travaille d'arrache-pied en utilisant des approches similaires pour cartographier les zones du cerveau impliquées dans d'autres aspects de l'humeur, notamment la peur, la tristesse et l'anxiété. Avec le travail multidisciplinaire mis en place par l' initiative BRAIN menée par les NIH , ce type d'études promet de révéler des fonctionnalités du cerveau humain jusqu'alors inaccessibles, avec des conséquences profondes pour les neurosciences et la médecine humaine.

Référence :

[1] La stimulation du cingulum améliore l'affect positif et l'anxiolyse pour faciliter la craniotomie éveillée . Bijanki KR, JR Manns, Inman CS, Choi KS, S Harati, NP Pedersen, Drane DL, AC Waters, RE Fasano, HS Mayberg, Willie JT. J Clin Invest. 2018 27 décembre.

Liens :

Vidéo: Réponse du patient  (Bijanki et al. Le Journal of Clinical Investigation)

Page d'information sur l'épilepsie (Institut national des maladies neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux / NIH)

Jon T. Willie  (Université Emory, Atlanta, GA)

Soutien des NIH: Institut national des maladies neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux; Centre national pour l'avancement des sciences translationnelles

Source 1  /  Source 2 

 

Nos Besoins Fondamentaux (pour une vie épanouie)

Libérez votre créativité !!

En partant du tableau suivant, nous invitons les animateurs, professeurs de yoga du rire à créer des rires adaptés puis de les rassembler en une ou plusieurs séances sur le thème des besoins fondamentaux au service de notre épanouissement !

Nous vous souhaitons beaucoup de joie et d'inventivité !!

Liste des besoins

Les émotions sont là pour signaler qu'un besoin n’est pas satisfait 

Les nier ou les réprimer, c’est s’exposer à des réactions parfois destructrices.

Un besoin est ce qui s'apparente le plus à une nécessité d'ordre vital, fonctionnel, pragmatique.

Il appartient au domaine du physiologique et du psychologique et possède un caractère naturel.

Souvent inconscient, le besoin se manifeste sous différentes formes:

- Les sensations: la sensation de faim annonce le besoin de manger, la sensation de soif celui de boire, la sensation de sommeil celui de dormir, la sensation d'avoir froid annonce le besoin de se couvrir, etc.

- Les comportements: Même si les besoins restent fondamentaux et relativement communs à chacun d'entre nous, leurs manifestations en termes de comportements peuvent prendre une multitude de formes. Par exemple un comportement de repli sur soi peut satisfaire un besoin de se sentir en sécurité ou dans un autre registre un besoin de se retrouver soi-même. De la même manière quelqu'un qui coupe la parole très souvent à son interlocuteur peut satisfaire soit le besoin d'être entendu, soit celui d'exister en société... ou les deux. Source

 

L'impact de notre façon de penser sur notre santé

Savez-vous que nos habitudes de pensées, liées à notre personnalité et nos croyances, jouent un rôle prépondérant dans la longueur de nos télomères, sorte de capuchons situés à l’extrémité de nos chromosomes dont la longueur détermine notre longévité et notre santé ?

Nous vous invitons donc à explorer ces "habitudes de pensées" dont les effets ont été démontrés scientifiquement.

À nous de les changer !

Un chromosome avec ses télomères ( CC BY-SA 3.0Lien )

Les pensées qui réduisent nos télomères

L’hostilité cynique

C’est un style émotionnel associant un niveau élevé de colère et l’idée récurrente qu’on ne peut faire confiance à personne.

Elle se caractérise aussi par la tendance à considérer que les autres nous en veulent ou agissent pour nous tourmenter.

 

Le pessimisme

Notre cerveau est programmé pour prévoir le futur.

Il sonde l’environnement en permanence, le compare aux expériences vécues dans le passé à la recherche de menaces potentielles, ceci afin de nous garder en sécurité.

Certaines personnes ont un biais de perception de ces dangers en exagérant les risques dans les situations les plus banales et en s’attendant « au pire ».

C’est ce que nous appelons le pessimisme.

 

Le vagabondage mental

Nous passons en moyenne la moitié de la journée à penser à autre chose qu'à ce que nous sommes en train de faire, notamment en ruminant des idées noires.

Cette habitude réduit la longueur de nos télomères.

 

Faire plusieurs choses à la fois 

Le multi-tâche est dommageable pour nos télomères.

Ce facteur est malheureusement favorisé par les nouvelles technologies et la profusion d’écrans.

Cela demande donc de la discipline pour se concentrer sur une seule tâche.

 

La rumination

Ruminer, c’est ressasser ses doutes et difficultés encore et encore sans pour autant trouver de solution.

Ruminer est par conséquent l’opposé de la réflexion, qui, elle, mène à des issues favorables et à l’action.

 

La répression mentale 

Il s’agit d’une tentative de se débarrasser des pensées et des émotions indésirables.

L’inefficacité de cette technique se cumule à un raccourcissement des télomères lié au stress induit.

Exemple de répression : « Essayez de NE PAS PENSER à un ours blanc ».

Au lieu de chasser la pensée, elle devient obsédante.

 

Les pensées et habitudes qui préservent nos télomères

Les pensées qui préservent nos télomères et augmentent notre longévité peuvent se regrouper sous l’appellation de pensées résilientes.

Ce qui les alimente

Observer nos pensées

Il s’agit de prendre conscience des pensées que nous avons, de les considérer seulement comme des pensées et non comme des vérités.

Voici un petit exercice pour s’y entraîner :

« Fermez les yeux.

Respirez calmement. 

Concentrez-vous sur l’écran de projection dans votre tête.

Faites mentalement un pas en arrière puis regardez passer vos pensées, comme si vous observiez la circulation sur une route très fréquentée. »

Vous devenez ainsi observateur de vos pensées et non plus victime de leur potentialité négative.

 

La pleine conscience

La pratique de la pleine conscience dans nos gestes du quotidien est une solution pour lutter contre l’évasion mentale ou les ruminations.

Exemple de pratique de pleine conscience :

Chaque fois que vous entendez la sonnerie du téléphone, immobilisez-vous un instant et prenez trois profondes respirations pour avoir un esprit calme au moment de répondre. (Si vous êtes une réceptionniste, vous pouvez raccourcir à deux respirations).

L’important est que vous fassiez une pause et preniez au moins une profonde inspiration afin de « nettoyer votre souffle » avant de répondre.

Si vous recevez peu de coups de fil, installez une alarme (sur votre téléphone ou votre montre) qui sonnera plusieurs fois par jour à intervalles inhabituels, (toutes les cinquante trois minutes par exemple).

Lorsque l’alarme se déclenche, immobilisez-vous et respirez.

 

La focalisation sur un objectif qui donne du sens à votre vie

Le sens de la vie est ce qui apporte le bonheur eudémoniste, le sentiment sain de faire partie de quelque chose de plus grand que soi.

Ce type de bonheur transcende, apaise, inspire et permet de vivre plus longtemps.

 

L’altruisme 

Se consacrer aux autres, aider, faire du bénévolat,… toutes ces facettes de l’altruisme ont un effet positif sur notre bien-être et notre santé.

 

La résistance aux frustrations

Apprendre à résister à ses impulsions, être capable de ne pas céder à la tentation de la récompense immédiate de dépenser de l’argent, de conduire trop vite, de manger et de boire en excès,… permet préserver les télomères.

Cette capacité prend idéalement sa source dans l’éducation (notamment bienveillante) mais peut se travailler par la suite.

 

L’auto-compassion

L’auto-compassion est la bonté envers soi-même, être tolérant et compréhensif envers soi, se pardonner et s’autoriser à exprimer nos émotions.

Pour mesurer votre degré d’auto-compassion, répondez à ces questions qui proviennent d’un test de Kristin Neff :

- Essayez-vous d’être patient et tolérant envers les aspects de votre personnalité que vous n’aimez pas ?

- Quand une chose pénible se produit, vous efforcez-vous d’avoir une approche équilibrée du problème ?

- Vous rappelez-vous que tout le monde a ses défauts et que vous n’êtes pas seul ? 

- Vous accordez-vous l’attention que vous méritez ?

Si vous avez répondu "oui" à ces questions, vous avez un haut niveau d’auto-compassion.

Maintenant répondez à ces questions :

- Quand vous ne réussissez pas quelque chose d’important pour vous, vous critiquez-vous ?

- Êtes-vous ravagé par l’impression d’être mauvais ?

- Vous condamnez-vous pour vos défauts ?

- Vous sentez-vous isolé et seul, séparé des autres ?

Si vous avez répondu "oui" à ces questions, votre niveau d’auto-compassion est faible.

 

Source 

 

La nouvelle science du stress

Peut on soigner par le rire

Il est estimé que 80-90% des visites faites chez le médecin sont dues à des problèmes liés au stress.

Malheureusement, à ce jour, notre compréhension du stress ne permettait pas d’expliquer pourquoi ce fléau nous affecte autant.

De nouvelles recherches récentes révolutionnent notre connaissance de ce syndrome.

Etat des lieux de la nouvelle science du stress 

Un modèle inadéquat 

Notre modèle actuel du stress est basé sur les travaux publiés par Hans Selye il y a plus de 80 ans.

Dans ce modèle, nous vivons la plupart du temps dans une physiologie de base où notre corps est détendu et relaxe.

Puis, ponctuellement, nous faisons face à des circonstances - on les appelle des « stresseurs » - qui activent notre physiologie et déclenchent une réaction du stress.

Une fois le stress passé, nous retournons à notre physiologie de base de détente.

La limite de ce modèle d’activation ponctuelle de la réponse du stress ne permet pas d’expliquer l’état de stress chronique dans lequel se trouve la plupart des gens.

Des chercheurs se sont donc penchés sur la question pour tenter de trouver des réponses plus adéquates.

 

Un pas en avant 

Dans un premier temps, les chercheurs ont tenté d’expliquer le stress chronique grâce à un modèle appelé  « cognition persévérative ».

Essentiellement, vous faites face à une situation stressante, votre physiologie du stress s’active.

Puis, bien que le stresseur disparaisse, votre physiologie continue d’être activée parce que vous continuez de penser ou de ressasser les circonstances.

C’était un pas en avant. Mais en général, le temps faisant sont effet, on surmonte les circonstances et on arrête d’y penser.

Et le modèle ne permet donc pas d’expliquer la persistance du stress.  

 

La nouvelle science du stress 

Depuis quelques années, plusieurs groupes de chercheurs ont émis, testé et scientifiquement étayé un nouveau modèle du stress.

Ils l’ont appelée "Generalized Unsafety Theory of Stress" ou "théorie du stress basé sur un sentiment général d’insécurité". 

Grâce à ce nouveau modèle, qui explique enfin le stress chronique, notre compréhension du stress a fait un véritable 180 degrés.

Dans ce modèle, la notion essentielle qui est radicalement différente est que la physiologie de base de notre corps n’est pas la détente, mais bien une activation constante de la réponse du stress.

Et cette réponse du stress est inactivée lorsque nous nous sentons en sécurité.  

Dans l’ancien modèle, nous étions donc fondamentalement détendu, sauf lorsqu’une circonstance stressante nous mettait le stress. 

Dans le nouveau modèle, nous sommes donc fondamentalement toujours stressé, à moins que nous arrivions à créer un sentiment de sécurité. 

 

Une découverte qui change absolument tout 

Ces nouvelles découvertes changent tout et ont des conséquences profondes sur ce que nous devons faire pour nous protéger du stress. 

Avant, nous n’avions pas grand chose à faire - puisque notre physiologie de base était la détente - si ce n’était de « gérer » les périodes de stress. 

Désormais, puisque notre physiologie de base est en faite une physiologie constante de stress, nous devons activement et intentionnellement créer un sentiment de sécurité pour inhiber notre physiologie de stress et nous mettre dans un état de détente.

 

Les avantages d’un stress permanent 

On pourrait se demander pourquoi notre corps a choisi le stress comme état constant.

La réponse est simple : au cours de l’évolution, nous vivions dans un environnement dangereux : bêtes sauvages, tribus ennemies, périodes de famine, manque d’hygiène… Notre corps devait donc être prêt à réagir instantanément au danger.  

C’est un peu comme si vous deviez pouvoir démarrer au quart de tour avec votre voiture. Si le moteur est arrêté, que vous devez l’allumer et mettre les gaz, vous perdez beaucoup de temps avant que votre voiture n’avance.

Si le moteur est déjà allumé, que vous avez la pédale des gaz au plancher et le pied sur le frein, alors il vous suffit simplement de lâcher le frein et la voiture démarre immédiatement. 

Il en est de même pour notre physiologie, elle a toujours les gaz à fond. Normalement, si nous avons le pied sur le frein, ce n’est pas un souci.

Et le frein, c’est notre capacité à nous sentir en sécurité. 

Malheureusement les chercheurs ont montré que nous n’arrivons plus à garder le pied sur le frein, que nous n’arrivons plus à nous sentir en sécurité, pour trois raisons principales 

1. Notre mauvais état physique

Notre cerveau évalue constamment l’état de notre corps au travers d’un sens appelé « neuroception ».

Notre cerveau peut se sentir en sécurité lorsqu’il perçoit que notre corps peut faire face aux demandes de l’environnement.

Malheureusement, à notre époque moderne, la plupart des gens sont en surpoids ou obèses, physiquement déconditionnés, mal-nourris par la malbouffe, sédentaires, et en manque chronique de sommeil.

Notre cerveau interprète tout cela comme un danger et retire le pied du frein pour maintenir notre corps en état d’alerte. 

2.  Notre isolement social 

L’être humain est un « animal » essentiellement social.

Il a besoin de connexion avec les autres pour se sentir en sécurité.

Malheureusement, à l’ère des réseaux sociaux, nous n’avons jamais été autant isolés.

Nous avons peut-être 1000 amis sur Facebook, mais nous ne parlons plus à nos voisins.

Le noyau familial traditionnel - où 3 ou 4 générations de personnes vivaient sous le même toit - a essentiellement disparu.

Ce nouveau contexte social, même si nous en sommes inconscients, nous maintient dans un sentiment d’insécurité qui perpétue l’activation du stress. 

3.  Le contexte 

C’est la manière dont nous percevons les choses, même inconsciemment.

Cela peut nous empêcher de créer la sécurité nécessaire à la détente.

Par exemple, imaginons que vous avez des soucis financiers.

Et bien le stress ne se produit pas qu’à la fin du mois au moment de payer les factures.

Le contexte de « manque d’argent » vous poursuit partout à tout moment. Il est là à chaque fois que vous vivez un contexte lié à l’argent.

Quand vous sortez votre porte-monnaie, quand vous passez devant un magasin et que vous voyez les prix affichés, au téléjournal quand il parle de la bourse, ou encore quand vous ouvrez votre courrier (parce que vous avez peur de recevoir la facture de trop).

Et cela peut arriver dans tous les domaines.

Par exemple, vous pouvez avoir un collègue toxique au travail et, désormais, tout ce qui vous fait penser au travail vous fait inconsciemment vous sentir en insécurité. 

Grâce à ce nouveau modèle, nous savons désormais qu’il est impératif de constamment consciemment et intentionnellement créer un sentiment de sécurité, et le meilleur moyen pour cela est de prendre très, mais alors très très bien soin de soi

 

Source / En savoir plus

Le rire peut guérir

De toutes les recherches sur la capacité de guérison du rire, aucune histoire ne dépasse celle de Norman Cousins.

D’accord : certains vont dire que cette histoire est anecdotique ou même qu’elle est exagérée.

N’empêche que cette affaire illustre un phénomène qui est beaucoup plus courant qu’on ne le dit : un malade décide de se prendre en main et de changer radicalement d’attitude face à la maladie. Et voilà que, solidement installé dans le siège du pilote, tenant enfin les manettes de sa propre vie, il se met brutalement – et inexplicablement – à aller mieux.

A-t-on besoin de croire aux miracles pour accepter cela ? 

Une maladie « incurable »

Norman Cousins était un journaliste américain très connu, rédacteur en chef de la Saturday Review.

En 1964, ses médecins lui apprirent qu’il était atteint de spondylarthrite ankylosante. C’est une maladie incurable de la colonne vertébrale provoquant des douleurs dans le bas du dos et un raidissement articulaire. Tendons, ligaments et articulations se calcifient. À terme, les vertèbres ne forment plus qu’un seul bloc…

Cette maladie est très douloureuse, mais n’a pas de traitement à part des anti-douleurs, dont les effets secondaires peuvent être redoutables. Norman Cousins raconte même que ses médecins ne lui donnaient pas 1 chance sur 500 de survivre [2].

Confronté à ce sombre avenir, Norman Cousins se lança dans ses propres recherches. Il avait en effet une formation médicale, ayant été professeur adjoint à l’Ecole de Médecine de l’UCLA [3], et il fit trois choses absolument contraires à l’avis de ses médecins.

1) Prendre de la vitamine C à haute dose

La première fut d’étudier à fond tous les médicaments qu’il prenait. Il découvrit que ses traitements épuisaient ses réserves de vitamine C et, sur la base de ses recherches personnelles, parvint à convaincre ses médecins d’arrêter de lui donner plusieurs médicaments, et de lui injecter de très hautes doses de vitamine C, dont il estimait qu’elles étaient son dernier espoir.

2) Quitter l’environnement anxiogène de l’hôpital

Ensuite, Cousins décida de quitter l’hôpital et de s’installer dans une chambre d’hôtel. Il estimait que les hôpitaux, avec leur nourriture déplorable, leur hygiène douteuse, leur culture de la surmédicalisation, leur atmosphère de négativité et leur perturbation systématique du rythme du sommeil des patients, n’étaient « pas des endroits faits pour les personnes vraiment malades », selon ses termes.

3) Regarder des films comiques

Troisième chose, Cousins se procura un projecteur et un stock de films comiques, dont de nombreuses « Caméras cachées » et des films des Marx Brothers. Durant sa première nuit à l’hôtel, il rit tellement en regardant ces films qu’il parvint ensuite à dormir plusieurs heures sans ressentir de douleur. Le rire avait stimulé sa production d’endorphines, des produits chimiques aux effets anesthésiants fabriqués naturellement par le corps.

Lorsque la douleur se réveillait, il remettait les films en route et, après avoir bien ri, parvenait de nouveau à s’endormir.

Il raconte qu’en mesurant sa vitesse de sédimentation, un des examens de routine effectué au cours d’un bilan sanguin et qui permet de mesurer l’inflammation et les infections, il observa que son taux diminuait de 5 points chaque fois qu’il regardait un de ces films.

Guérison miraculeuse

Il put bientôt arrêter tous les médicaments, sauf la vitamine C et le rire.

Il décrivit les semaines qui suivirent comme une longue cure de rire qui le ramena peu à peu à la santé. Il put ainsi reprendre son travail à la Saturday Review, tandis qu’il continuait son traitement original.

Il est évident que le succès de ce traitement a beaucoup tenu à l’attitude même que Norman Cousins décida d’adopter.

En plus de garder, et stimuler, sa capacité à rire, c’est un homme qui croyait profondément en l’amour, la foi, et l’attitude positive face à l’existence (il fut un combattant acharné du désarmement nucléaire). Sa force de caractère et sa volonté de vivre contribuèrent certainement à sa guérison miraculeuse.

Déclencher l’effet placebo volontairement

Alors qu’il était à l’hôpital, il théorisa le fait que, si les émotions négatives comme la colère et la frustration peuvent nuire à la santé, cela pouvait aussi vouloir dire que, réciproquement, des émotions positives comme la joie et le rire pouvaient avoir l’effet opposé.

Certains parleront évidemment d’effet placebo. Mais Cousins s’est posé lui-même la question. Il en conclut que la créativité est la cause centrale de l’effet placebo : elle déclenche une chaîne d’événements dans le corps qui rétablit les équilibres (homéostasie) et l’impression de bien-être.

On peut donc, par l’effet de la volonté, déclencher un effet placebo, entraînant la guérison.

Relation de confiance avec le médecin

Il attribua enfin une grande partie de son succès à sa relation très proche et amicale avec son médecin, qui soutenait à deux mains sa démarche et l’encourageait dans son approche expérimentale malgré le fait qu’elle ne correspondait pas aux idées préconçues de la médecine.

Cette importance capitale de la relation patient/médecin est presque universellement reconnue et vérifiée statistiquement comme le facteur le plus important dans les chances de guérison en psychanalyse. Mais la chose pourrait-elle également être vraie dans le monde de la médecine ? Le cas de Norman Cousins contribue à nous le faire penser.

L’aspect le plus fascinant de l’histoire de Norman Cousin était sa capacité à rire, malgré des douleurs intenses et, très probablement, une grande angoisse, celle qui s’empare de toutes les personnes à qui l’on annonce qu’elles sont atteintes d’une maladie incurable.

Mais il mit un point d’honneur à rire jusqu’à se faire mal à l’estomac, de ce rire inextinguible qui allait jusqu’à déclencher un puissant effet antidouleur. Dans son livre, il cite de nombreux penseurs qui, à travers les âges, avaient réalisé comme lui la capacité de guérison du rire, et cette liste inclut le philosophe anglais Francis Bacon, Emmanuel Kant, Sigmund Freud et le Dr Albert Schweitzer. Sans doute cette liste pourrait être beaucoup plus longue.

Car ultimement, le rire pourrait être un moyen pour l’être humain de sortir de lui-même, de ses limites, et de trouver l’itinéraire qui le ramène à la santé. C’est pourquoi le voyage de Norman Cousins qui, grâce au rire, l’a ramené à la vie, peut être pour nous tous une source d’inspiration.

 


Source

 Formation ydr gabs

"Rire ce n'est pas fuir la réalité, c'est plonger corps et âme en pleine existence"  Alexandre Jollien

Choisir de rire

Le Yoga du Rire est une pratique, pas un divertissement.

Chaque individu peut influencer son niveau de bien-être selon les efforts qu'il fait ou pas.

Notre organisme ne fait pas la différence entre un rire intentionnel et un rire spontané

On obtient les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques au bout de 10 à 15 minutes de rire ample volontairement soutenu. 

Un entraînement régulier est nécessaire comme n'importe quel apprentissage (sinon ce serait comme décider de courir sans jamais courir). 

S'entraîner permet aussi d'améliorer notre équilibre émotionnel.

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