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 7 différences entre personnes positives et négatives

Être

Avez-vous remarqué à quel point notre humeur, notre façon de percevoir le monde et les événements que nous vivons peuvent être influencés par les personnes que nous rencontrons ?

Avez-vous remarqué que si ces personnes sont négatives, comme elles nous aurons à notre tour tendance à ressentir des émotions négatives, à voir les choses plus en noir, et à critiquer les choses et les personnes, induisant ainsi une “contamination” négative ?

Et qu’à l’inverse si ces personnes sont résolument positives, nous aurons tendance à ressentir des émotions positives, à avoir plus d’espoir en l’avenir, et comme elles nous allons chercher à trouver le positif dans tous les événements et les personnes que nous rencontrons, induisant ainsi une forme de “contamination” positive ?

Mais quelles sont les différences entre personnes positives et négatives ?

Leur perception : dans une même situation difficile, les personnes positives portent une attention volontaire sur ce qu’elles pourraient retirer de positif de cette situation ; à l’inverse les personnes négatives ont tendance à se plaindre et se comporter en victime.

Il est à noter que la plupart du temps, les aspects positifs d’une situation difficile ne nous apparaissent pas dans l’immédiat, et il nous faut donc apprendre à développer une forme de patience et d’espoir pour toujours y trouver des aspects positifs...(la pratique du yoga du rire peut y aider...entre autres pratiques bien sûr !)

Leur rapport à l’échec : en situation d’échec, les personnes positives le voient comme une opportunité d’apprendre de nouvelles choses et de progresser, alors que les personnes négatives le fuient comme la peste et ont du mal à l’admettre.

Leur rapport aux responsabilités : dans ces mêmes situations d’échec, les personnes positives vont facilement accepter leur part de responsabilité, alors que les personnes négatives vont chercher à se dédouaner de leurs responsabilités, comme si elles craignaient les représailles d’un tiers.

Leur rapport aux autres : les personnes positives voient une forme d’excellence dans toute autre personne, et voient toujours dans l’échange avec l’autre une possibilité d’apprendre et de découvrir de nouvelles choses ; les personnes négatives voient plutôt les défauts et sont très sélectifs dans leurs échanges, pensant qu’une bonne partie des autres ne peut rien leur apporter.

Leur rapport au temps : les personnes positives savent lâcher prise quand ils n’ont pas la main sur ce qui leur arrive, et se concentrer sur le présent et sur eux-mêmes ; les personnes négatives vont avoir tendance à ruminer sur le passé comme s’ils pouvaient le refaire, et sans cesse craindre l’avenir comme s’ils pouvaient tout anticiper.

Leur rapport à ce qu’ils ont : les personnes positives ont beaucoup de gratitude et savent apprécier ce qu’elles ont ; les personnes négatives estiment que tout leur est dû, n’en ont jamais assez et sont constamment insatisfaits.

Leur rapport au positif : les personnes positives n’attendent pas qu’on leur apporte du positif, il le créent quand il n’y en a pas ; les personnes négatives créent et répandent autour d’eux le ressentiment, la rancœur et les regrets.

Quels avantages à être positif ?

La recherche scientifique en psychologie positive a montré qu’être plus positif avait un impact sur de nombreux aspects :

• Sur le développement de l’espoir et donc de la confiance en soi.

• Sur le renforcement de la motivation et de la persévérance dans l’effort, ce qui a un impact à long terme sur la réussite, que ce soit scolaire, professionnelle ou affective.

• Sur la construction de la résilience, cette capacité à contrôler ses réactions en situation difficile, à surmonter les difficultés et à en tirer du positif pour l’avenir.

• Cela renforce les défenses immunitaires, et donc la santé et la longévité (eh oui !)

• Plus généralement on a constaté que les personnes plus positives se perçoivent comme plus heureuses que la moyenne, là où les personnes négatives se perçoivent plus malheureuses que la moyenne.
À ce sujet, ceux qui ont voyagé dans des pays où règne la pauvreté auront certainement été frappés de constater à quel point les habitants semblent heureux, parfois plus que dans nos pays développés et riches, où pourtant nous bénéficions en moyenne d’un confort matériel, d’une santé, et d’un environnement beaucoup plus favorables.


Source 

Leçons de longévité

Sois heureux un instant omar khayyam

Chaque fois que votre impulsion vous conduit à râler, médire, juger, condamner, regretter, redouter, culpabiliser, envier, reprocher, se dévaloriser, se comparer, détester, jalouser, se venger… pensez à ceci :

« Le choix d’orienter nos pensées sur les éléments positifs ou négatifs de nos vies détermine notre santé et notre satisfaction de vie ».

Il ne s’agit pas d’une injonction au bonheur, mais de RÉÉQUILIBRER une tendance naturelle à repérer tout ce qui ne va pas (biais de négativité).

Comment des pensées bien choisies peuvent diminuer les raisonnements toxiques, les ruminations, la production d’émotions douloureuses et finalement améliorer nos vies ?

Il est établi que sélectionner délibérément des pensées favorables renforce notre humeur, notre bien-être et notre santé. Dit comme cela, tout paraît simple, trop simple. Nous savons tous que les pensées indésirables et les idées sombres n’obéissent pas à notre volonté.

– Pas besoin de faire des recherches sur le cerveau pour savoir que l’on va mieux quand on se sent bien et quand on pense des choses agréables ! Mais le monde n’est pas un conte de fées, la vie est difficile. Vous êtes gentil, mais j’ai du travail, des contraintes, des problèmes sérieux à régler, alors vos histoires de bons sentiments, c’est bien joli sur le papier, mais je n’y crois pas.

– Mais ce ne sont pas des croyances, ce sont des conclusions de travaux sérieux qui étudient les comportements des gens les plus doués pour se sentir bien et analysent par des moyens scientifiques ce qui les distingue des autres.

– Eh bien prouvez-le-moi ! 

Une étude convaincante

Si je veux vous convaincre que les pensées que vous choisissez de développer ont une incidence directe sur votre santé, il faudra disposer d’une étude qui compare deux groupes de personnes, l’un pensant plutôt positivement, l’autre négativement, puis surveiller leur santé sur une longue période. On pourra alors repérer les modes de pensée qui influencent, en bien ou en mal, la santé. Cela paraît déjà compliqué, mais si ces personnes ont des métiers différents, un environnement, une alimentation et un entourage différents, vous pourrez toujours contester les résultats, à juste titre, en remarquant que les modifications de santé peuvent être dues à n’importe quelle autre cause, alimentaire, professionnelle ou environnementale.

Il nous faut donc trouver deux populations qui pensent différemment, mais qui ont les mêmes métiers, horaires, alimentation, environnement et même famille ! Bref, les mêmes vies, cela paraît impossible et pourtant des chercheurs ont trouvé [i].

Les religieuses qui vivent plus longtemps

Dans une étude particulièrement élégante, ils ont suivi une communauté de religieuses de Baltimore et de Milwaukee, en reprenant l’ensemble de leur vie, depuis leur entrée au couvent jusqu’à leur décès.

Comment mesurer leurs pensées ? Cette étude présente l’originalité de disposer d’une autobiographie manuscrite des jeunes filles à leur entrée au couvent (vers l’âge de 22 ans en moyenne), un texte assez long et significatif pour mesurer statistiquement les contenus à connotations négatives et positives. Il est possible de repérer dans ces textes, les personnes orientées vers les éléments positifs de la vie et celles plus sensibles aux événements négatifs. Comment en mesurer l’influence sur la santé ? En calculant leur longévité entre 75 et 95 ans.

La force de cette étude est la mise en évidence d’un puissant lien entre paroles positives à l’entrée au couvent et longévité. Par rapport aux 25 % les plus positives, le risque de décès chez les 25 % les plus négatives était multiplié par 2,5 ! Ces résultats incroyables sont significatifs puisque ces personnes ont été exposées aux mêmes conditions de vie et au même métier. Ainsi, la simple façon de voir les choses, de choisir des pensées positives ou négatives à 22 ans peut retentir 60 ans plus tard sur l’état de santé tout au long d’une vie !

Du point de vue neurologique :

Nos pensées sont contagieuses pour nous même, et pour les autres. Elles ne se limitent pas à une simple réaction aux événements, mais nous transforment dans notre chair. La plasticité cérébrale est la propriété des neurones à s’adapter à une information. Si le signal est répétitif, il va modeler nos réseaux cérébraux, l’information va passer plus vite et plus fort, elle sera plus présente, plus mémorisable, plus saillante. Autrement dit, si vous entraînez votre cerveau à se focaliser sur ce qui ne va pas (ce qu’il a tendance à faire naturellement, c’est le biais de négativité) vous deviendrez de plus en plus doué pour repérer ce qui ne va pas et pour favoriser les humeurs sombres. L’inverse est aussi vrai. Des travaux de psychologie comportementale montrent que repérer ce qui fonctionne nous rend plus apte à éprouver et développer des émotions et pensées agréables, nous devenons plus serein, plus fort et plus entreprenant.

Pourquoi cultiver les pensées agréables a-t-il un effet aussi marqué sur notre santé ?

Choisir de s’orienter vers les événements positifs de nos vies atténue nos réactions de stress chronique, diminue les processus inflammatoires en lien avec le stress et améliore les capacités de défense immunitaire de notre corps [ii].

L’étude de Baltimore n’est pas isolée, elle montre une corrélation entre pensées et santé, mais ne fournit cependant pas de preuve de cause à effet. Pour cela il existe une quantité impressionnante de travaux (en particulier dans les domaines de l’anxiété et de la dépression) [iii] montrant que notre activité mentale consciente peut agir sur nos humeurs négatives et notre bien-être [iv]. Ce qui fonctionne sur des patients atteints de troubles prononcés, s’avèrera plus facile à appliquer aux contrariétés habituelles. Vous ne possédez peut-être pas le don naturel de sélectionner les pensées favorables à votre bien-être, heureusement cela s’apprend (avec la pratique régulière du yoga du rire par exemple). Avec un peu de savoir-faire, de motivation et de persévérance. L’expérience prouve que les résultats sont à notre portée.

Les applications pratiques

Comment appliquer ces beaux principes dans la vraie vie ? Par où commencer pour influencer nos pensées ? La prise de conscience, un bon début.

« Un sentiment ne peut être contrarié ou supprimé que par un autre sentiment plus fort » - Baruch Spinoza

1) Acceptation. Les émotions précèdent nos pensées et sont à l’origine de nos jugements. Pour agir durablement sur nos pensées indésirables, il faut assez de lucidité pour prendre conscience de nos émotions, afin de les accepter. L’émergence d’une émotion n’est pas contrôlable, il faut l’accepter pour « libérer » la part consciente de son cerveau, qui pourra passer à autre chose. Les personnes habituées à réprimer leurs émotions (par culture ou à la suite d’expériences traumatisantes) devront faire un effort, pour apprendre à ressentir tout simplement une émotion. Cette prise de conscience peut être entravée par nos raisonnements, masquant l’émotion sous-jacente. La difficulté sera alors de prendre conscience de la nocivité de certains raisonnements. Nous ignorons souvent que ce sont nos émotions qui influent les raisonnements.

2) Entrainer notre mental à revenir au présent en abandonnant les idées nocives, c’est le principe de la pleine conscience qui se travaille par des séances de méditation de mindfulness[v]. C'est aussi le principe du yoga du rire qui est assimilé à une méditation dynamique.

Une part de notre cerveau passe son temps à échafauder des scénarios, à remémorer et décortiquer des épisodes passés, c’est une fonction indispensable pour anticiper les difficultés et aider la prise de décision. Un réseau cérébral (le réseau par défaut) s’active quand l’attention n’est plus concentrée sur une tâche présente. Il est tourné vers notre monde intérieur et ouvre la porte aux errements et ruminations.

Nous devons donc apprendre à débrancher ce pilote automatique, à passer du mode « penser » au mode « ressentir ». Ce n’est pas évident car cet automatisme fait partie de nos habitudes. Il faut donc faire un effort mental pour en sortir. La pratique consiste à orienter son attention sur les perceptions du présent, sans jugement, avec bienveillance. 

Ne pas s’accrocher à ses pensées, implique de les accepter et de les prendre pour de simples idées qui ne font que passer, au lieu de les tenir pour des vérités. Les pensées sont une interprétation du monde, elles ne sont pas le monde. En prenant le parti-pris d’accepter tous nos ressentis sans les juger, nous désamorçons cette machine à ruminer qui se met en route à chaque fois que nous portons un jugement négatif. Il est bon de savoir que lorsque nous rions, notre machine à ruminer se déconnecte. Physiologiquement, il est impossible de rire vraiment et de penser en même temps !

3) Orientation positive : entraîner son esprit à repérer ce qui nous fait du bien. Pour des raisons de survie de l’espèce, le cerveau est entraîné à repérer et traiter les informations négatives en priorité. C’est utile, mais parfois usant. D’innombrables études montrent qu’orienter son attention sur les éléments positifs de la vie augmente nos capacités à affronter l’adversité [vi], approfondit nos liens sociaux, notre motivation, lutte contre le stress et les tendances à la dépression ou à l’anxiété [vii].

Nous allons réapprendre à nous focaliser sur des événements heureux de notre existence. Cela peut passer par une prise de conscience de tous les instants, mais aussi par des petits exercices délibérés, pour rééduquer notre cerveau [viii].

L’exercice des trois bienfaits par jour [ix] : chaque jour pendant une ou deux semaines, prendre dix minutes (par exemple au coucher) pour noter dans un carnet, trois moments de la journée qui se sont bien passés et vous ont apporté satisfaction. Ces événements sont trois bonnes raisons d’éprouver de la gratitude. Noter une explication détaillée des causes, apporter un maximum de détails, ce qui a été dit ou fait, inclure les émotions ressenties sur le moment ou à distance, établir les causes et l’évolution de l’épisode.

Il est important de noter par écrit, ne pas se contenter d’y penser, cela permet un approfondissement de la réflexion et une meilleure mémorisation. Plus l’épisode est détaillé, plus les effets seront profonds. Cet exercice a montré une efficacité remarquable, se prolongeant plus de six mois après le test. 

4) Réévaluation cognitive : il s’agit d’une des méthodes les plus employées et reconnues en psychothérapie cognitive [x]. A partir du moment où les émotions sont acceptées et où nous avons pris de la distance avec nos pensées, il devient plus facile de remplacer les idées nocives par une autre vision. Une réalité complexe peut toujours être abordée sous plusieurs angles. En privilégiant une approche plus favorable à nos ressentis, nous améliorant notre état mental. Apprenons par exemple à nous focaliser sur ce qui nous renforce plutôt qu’à recenser et ruminer nos inquiétudes ou nos ressentiments.

Il existe bien d’autres démarches pour mettre à distance les pensées nocives activité physique, relaxation, cohérence cardiaque, imagerie mentale, culture de la qualité relationnelle, sophrologie, yoga du rire...

En somme, orienter notre attention sur ce qui nous renforce, ne dépend que de nous et de notre détermination. Une bonne motivation et un peu de persévérance peuvent améliorer sensiblement nos vies, notre santé et nos relations.

Pour en savoir plus sur le yoga du rire et les neurosciences, c'est ICI

Ces lignes sont adaptées de deux ouvrages : “Je rumine, tu rumines, nous ruminons” et “Ces émotions qui nous dirigent”

[i] DANNER D.D., SNOWDON D.A., FRIESEN W.V., Positive emotions in early life longevity : findings from the nun study, Journal of personality and social psychology, 80, 2001.
[ii] SIN N.L., GRAHAM-ENGELAND J.E., ONG A.D., ALMEIDA D.M., Affective Reactivity to Daily Stressors Is Associated With Elevated Inflammation, Health Psychology, Jun 1, 2015.
[iii] GLOAGUEN V., COTTRAUX J., CUCHERAT M., BLACKBURN I., A meta-analysis of the effects of cognitive therapy in depressed patients, Journal of Affective Disorders, 49, 59-72, 1998.
[v] GOTINK R.A., CHU P., BUSSCHBACH J.J., BENSON H., FRICCHIONE G.L., HUNINK M.G, Standardised mindfulness-based interventions in healthcare: an overview of systematic reviews and meta-analyses of RCTs, PLoS One, 10(4), 2015 Apr 16.
[vi] Janoff-Bulman, R., & Berger, A. R. (2000). The other side of trauma:Towards a psychology of appreciation. In J. H. Harvey & E. D. Miller(Eds.),Loss and trauma: General and close relationship perspectives (pp. 29–44). Philadelphia: Brunner-Routledge.
[vii] Emmons,R.A., Mc Cullough,M.E., (2003) Counting blessing versus burdens : an experimental investigation of gratitude and subjective well-being in daily life. Journal of personality and social Psychology, 84
[viii] Jordi Quoidbach,Moïra Mikolajczak,James J. Gross. Positive Interventions: An Emotion Regulation Perspective.Psychological Bulletin 2015 American Psychological Association.2015, Vol. 141, No. 2, 000 0033-2909/15/$12.00
[ix] Seligman, M.E.P., Steen, T.A., Park, N., Peterson, C. (2005) Positive psychology progress. American Psychologist, 60.(5) 410-21
[x] GLOAGUEN V., COTTRAUX J., CUCHERAT M., BLACKBURN I., A meta-analysis of the effects of cognitive therapy in depressed patients, Journal of Affective Disorders, 49, 59-72, 1998.

Source 

Neurosciences, rire & découverte

Source rire in brain

Si le rire est vraiment le meilleur remède, ne serait-il pas formidable de pouvoir en savoir plus sur ce qui se passe dans le cerveau quand on rit ? 

Les neuroscientifiques ont récemment réalisé d'importants progrès sur ce front en identifiant une partie du cerveau qui, une fois stimulée, ne manque jamais de provoquer des sourires et des éclats de rire.

Dans leur étude menée chez trois patients soumis à une cartographie du cerveau par stimulation électrique dans le cadre d'un traitement contre l'épilepsie, l'équipe financée par les NIH a découvert que la stimulation d'un faisceau spécifique de fibres neurales, appelé cingulum*, provoquait des éclats de rire, des sourires et un sentiment de calme. Les découvertes apportent non seulement un éclairage nouveau sur la biologie du rire, mais elles permettent également aux chercheurs de mettre au point de nouvelles stratégies pour traiter diverses affections, notamment l'anxiété, la dépression et la douleur chronique.

Chez les personnes atteintes d'épilepsie dont les crises sont mal contrôlées par des médicaments, une intervention chirurgicale visant à retirer le tissu cérébral provoquant des crises est parfois utile. Les personnes en attente d'une telle chirurgie doivent d'abord subir une procédure appelée électroencéphalographie intracrânienne(iEEG). Cela implique de placer temporairement 10 à 20 réseaux d'électrodes minuscules dans le cerveau pendant plusieurs semaines, afin de déterminer la source des crises du patient dans le cerveau. Avec la permission du patient, ces électrodes peuvent également permettre aux médecins-chercheurs de stimuler différentes régions du cerveau du patient afin de cartographier leurs fonctions et de faire des découvertes potentiellement nouvelles et inattendues.

Dans la nouvelle étude publiée dans le Journal of Clinical Investigation , Jon T. Willie, Kelly Bijanki et leurs collègues de la faculté de médecine de l'Université Emory, à Atlanta, ont examiné une jeune fille de 23 ans subissant iEEG pendant 8 semaines en vue de sa chirurgie. traiter son épilepsie incontrôlée [1]. Une des électrodes implantées dans son cerveau était située dans le faisceau de cingulum et, lorsque cette zone était stimulée à des fins de recherche, la femme éprouvait un besoin incontrôlable de rire. Non seulement la femme avait des sourires et des rires, mais elle a également déclaré se sentir détendue et calme.

Afin de vérifier de manière plus objective son humeur, les chercheurs ont demandé à la femme d'interpréter l'expression des visages sur un écran d'ordinateur comme étant heureuse, triste ou neutre. La stimulation électrique du faisceau de cingulum l'a amenée à voir ces visages comme plus heureux, signe d'une humeur généralement plus positive. Une évaluation complète de son état mental a également montré qu'elle était pleinement consciente et alerte.

Pour confirmer les résultats, les chercheurs ont examiné deux autres patients, un homme âgé de 40 ans et une femme âgée de 28 ans, qui subissaient l'un et l'autre un traitement par iEEG au cours d'un traitement contre l'épilepsie. Chez ces deux volontaires, la stimulation du faisceau de cingulum a également déclenché des éclats de rire et réduit l'anxiété avec une cognition normalement normale.

Willie note que le faisceau de cingulum relie plusieurs zones du cerveau. Il compare cela à une super autoroute avec de nombreuses rampes d'accès. Il soupçonne que l'endroit qu'ils ont découvert se trouve à une intersection clé, donnant accès à divers réseaux cérébraux régulant l'humeur, les émotions et les interactions sociales.

Des recherches antérieures ont montré que la stimulation d'autres parties du cerveau peut également amener les patients à rire. Cependant, ce qui fait de la stimulation du faisceau de cingulum une approche particulièrement prometteuse est qu’il déclenche non seulement le rire, mais réduit également l’anxiété. Tout comme le yoga du rire (qui est bien sûr nettement moins invasif ^^))

Les nouvelles découvertes suggèrent que la stimulation du faisceau de cingulum pourrait être utile pour calmer les angoisses des patients lors de neurochirurgies dans lesquelles ils doivent rester éveillés. En fait, l'équipe de Willie l'a fait lors de la chirurgie d'épilepsie de leur femme âgée de 23 ans. Chaque fois qu'elle était en détresse, la stimulation procurait un soulagement immédiat. De plus, si la stimulation cérébrale profonde traditionnelle ou des méthodes moins invasives de stimulation cérébrale peuvent être développées et jugées sûres pour une utilisation à long terme, elles peuvent offrir de nouvelles façons de traiter la dépression, les troubles anxieux et la douleur chronique.

Pendant ce temps, l'équipe de Willie travaille d'arrache-pied en utilisant des approches similaires pour cartographier les zones du cerveau impliquées dans d'autres aspects de l'humeur, notamment la peur, la tristesse et l'anxiété. Avec le travail multidisciplinaire mis en place par l' initiative BRAIN menée par les NIH , ce type d'études promet de révéler des fonctionnalités du cerveau humain jusqu'alors inaccessibles, avec des conséquences profondes pour les neurosciences et la médecine humaine.

Référence :

[1] La stimulation du cingulum améliore l'affect positif et l'anxiolyse pour faciliter la craniotomie éveillée . Bijanki KR, JR Manns, Inman CS, Choi KS, S Harati, NP Pedersen, Drane DL, AC Waters, RE Fasano, HS Mayberg, Willie JT. J Clin Invest. 2018 27 décembre.

Liens :

Vidéo: Réponse du patient  (Bijanki et al. Le Journal of Clinical Investigation)

Page d'information sur l'épilepsie (Institut national des maladies neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux / NIH)

Jon T. Willie  (Université Emory, Atlanta, GA)

Soutien des NIH: Institut national des maladies neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux; Centre national pour l'avancement des sciences translationnelles

Source 1  /  Source 2 

 

Nos Besoins Fondamentaux (pour une vie épanouie)

Libérez votre créativité !!

En partant du tableau suivant, nous invitons les animateurs, professeurs de yoga du rire à créer des rires adaptés puis de les rassembler en une ou plusieurs séances sur le thème des besoins fondamentaux au service de notre épanouissement !

Nous vous souhaitons beaucoup de joie et d'inventivité !!

Liste des besoins

Les émotions sont là pour signaler qu'un besoin n’est pas satisfait 

Les nier ou les réprimer, c’est s’exposer à des réactions parfois destructrices.

Un besoin est ce qui s'apparente le plus à une nécessité d'ordre vital, fonctionnel, pragmatique.

Il appartient au domaine du physiologique et du psychologique et possède un caractère naturel.

Souvent inconscient, le besoin se manifeste sous différentes formes:

- Les sensations: la sensation de faim annonce le besoin de manger, la sensation de soif celui de boire, la sensation de sommeil celui de dormir, la sensation d'avoir froid annonce le besoin de se couvrir, etc.

- Les comportements: Même si les besoins restent fondamentaux et relativement communs à chacun d'entre nous, leurs manifestations en termes de comportements peuvent prendre une multitude de formes. Par exemple un comportement de repli sur soi peut satisfaire un besoin de se sentir en sécurité ou dans un autre registre un besoin de se retrouver soi-même. De la même manière quelqu'un qui coupe la parole très souvent à son interlocuteur peut satisfaire soit le besoin d'être entendu, soit celui d'exister en société... ou les deux. Source

 

L'impact de notre façon de penser sur notre santé

Savez-vous que nos habitudes de pensées, liées à notre personnalité et nos croyances, jouent un rôle prépondérant dans la longueur de nos télomères, sorte de capuchons situés à l’extrémité de nos chromosomes dont la longueur détermine notre longévité et notre santé ?

Nous vous invitons donc à explorer ces "habitudes de pensées" dont les effets ont été démontrés scientifiquement.

À nous de les changer !

Un chromosome avec ses télomères ( CC BY-SA 3.0Lien )

Les pensées qui réduisent nos télomères

L’hostilité cynique

C’est un style émotionnel associant un niveau élevé de colère et l’idée récurrente qu’on ne peut faire confiance à personne.

Elle se caractérise aussi par la tendance à considérer que les autres nous en veulent ou agissent pour nous tourmenter.

 

Le pessimisme

Notre cerveau est programmé pour prévoir le futur.

Il sonde l’environnement en permanence, le compare aux expériences vécues dans le passé à la recherche de menaces potentielles, ceci afin de nous garder en sécurité.

Certaines personnes ont un biais de perception de ces dangers en exagérant les risques dans les situations les plus banales et en s’attendant « au pire ».

C’est ce que nous appelons le pessimisme.

 

Le vagabondage mental

Nous passons en moyenne la moitié de la journée à penser à autre chose qu'à ce que nous sommes en train de faire, notamment en ruminant des idées noires.

Cette habitude réduit la longueur de nos télomères.

 

Faire plusieurs choses à la fois 

Le multi-tâche est dommageable pour nos télomères.

Ce facteur est malheureusement favorisé par les nouvelles technologies et la profusion d’écrans.

Cela demande donc de la discipline pour se concentrer sur une seule tâche.

 

La rumination

Ruminer, c’est ressasser ses doutes et difficultés encore et encore sans pour autant trouver de solution.

Ruminer est par conséquent l’opposé de la réflexion, qui, elle, mène à des issues favorables et à l’action.

 

La répression mentale 

Il s’agit d’une tentative de se débarrasser des pensées et des émotions indésirables.

L’inefficacité de cette technique se cumule à un raccourcissement des télomères lié au stress induit.

Exemple de répression : « Essayez de NE PAS PENSER à un ours blanc ».

Au lieu de chasser la pensée, elle devient obsédante.

 

Les pensées et habitudes qui préservent nos télomères

Les pensées qui préservent nos télomères et augmentent notre longévité peuvent se regrouper sous l’appellation de pensées résilientes.

Ce qui les alimente

Observer nos pensées

Il s’agit de prendre conscience des pensées que nous avons, de les considérer seulement comme des pensées et non comme des vérités.

Voici un petit exercice pour s’y entraîner :

« Fermez les yeux.

Respirez calmement. 

Concentrez-vous sur l’écran de projection dans votre tête.

Faites mentalement un pas en arrière puis regardez passer vos pensées, comme si vous observiez la circulation sur une route très fréquentée. »

Vous devenez ainsi observateur de vos pensées et non plus victime de leur potentialité négative.

 

La pleine conscience

La pratique de la pleine conscience dans nos gestes du quotidien est une solution pour lutter contre l’évasion mentale ou les ruminations.

Exemple de pratique de pleine conscience :

Chaque fois que vous entendez la sonnerie du téléphone, immobilisez-vous un instant et prenez trois profondes respirations pour avoir un esprit calme au moment de répondre. (Si vous êtes une réceptionniste, vous pouvez raccourcir à deux respirations).

L’important est que vous fassiez une pause et preniez au moins une profonde inspiration afin de « nettoyer votre souffle » avant de répondre.

Si vous recevez peu de coups de fil, installez une alarme (sur votre téléphone ou votre montre) qui sonnera plusieurs fois par jour à intervalles inhabituels, (toutes les cinquante trois minutes par exemple).

Lorsque l’alarme se déclenche, immobilisez-vous et respirez.

 

La focalisation sur un objectif qui donne du sens à votre vie

Le sens de la vie est ce qui apporte le bonheur eudémoniste, le sentiment sain de faire partie de quelque chose de plus grand que soi.

Ce type de bonheur transcende, apaise, inspire et permet de vivre plus longtemps.

 

L’altruisme 

Se consacrer aux autres, aider, faire du bénévolat,… toutes ces facettes de l’altruisme ont un effet positif sur notre bien-être et notre santé.

 

La résistance aux frustrations

Apprendre à résister à ses impulsions, être capable de ne pas céder à la tentation de la récompense immédiate de dépenser de l’argent, de conduire trop vite, de manger et de boire en excès,… permet préserver les télomères.

Cette capacité prend idéalement sa source dans l’éducation (notamment bienveillante) mais peut se travailler par la suite.

 

L’auto-compassion

L’auto-compassion est la bonté envers soi-même, être tolérant et compréhensif envers soi, se pardonner et s’autoriser à exprimer nos émotions.

Pour mesurer votre degré d’auto-compassion, répondez à ces questions qui proviennent d’un test de Kristin Neff :

- Essayez-vous d’être patient et tolérant envers les aspects de votre personnalité que vous n’aimez pas ?

- Quand une chose pénible se produit, vous efforcez-vous d’avoir une approche équilibrée du problème ?

- Vous rappelez-vous que tout le monde a ses défauts et que vous n’êtes pas seul ? 

- Vous accordez-vous l’attention que vous méritez ?

Si vous avez répondu "oui" à ces questions, vous avez un haut niveau d’auto-compassion.

Maintenant répondez à ces questions :

- Quand vous ne réussissez pas quelque chose d’important pour vous, vous critiquez-vous ?

- Êtes-vous ravagé par l’impression d’être mauvais ?

- Vous condamnez-vous pour vos défauts ?

- Vous sentez-vous isolé et seul, séparé des autres ?

Si vous avez répondu "oui" à ces questions, votre niveau d’auto-compassion est faible.

 

Source 

 

 Formation ydr gabs

"Rire ce n'est pas fuir la réalité, c'est plonger corps et âme en pleine existence"  Alexandre Jollien

Choisir de rire

Le Yoga du Rire est une pratique, pas un divertissement.

Chaque individu peut influencer son niveau de bien-être selon les efforts qu'il fait ou pas.

Notre organisme ne fait pas la différence entre un rire intentionnel et un rire spontané

On obtient les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques au bout de 10 à 15 minutes de rire ample volontairement soutenu. 

Un entraînement régulier est nécessaire comme n'importe quel apprentissage (sinon ce serait comme décider de courir sans jamais courir). 

S'entraîner permet aussi d'améliorer notre équilibre émotionnel.

Arbre ydr rose grand format web