L’approche socio-émotionnelle : nouvelle condition de succès

PSFR201

Aucun doute, le futur nous intéresse. Et comme le dit Woody Allen, nous avons plutôt intérêt… puisque c’est là que nous allons passer le reste de notre vie. Le Peoplesphere de février 2016 vous emmène dans les méandres des impacts de l’évolution socio-démographique sur nos organisations à l’horizon 2030. Le Forum Economique Mondial quant à lui a publié ce 10 mars un article particulièrement intéressant sur les compétences-clés dans le monde de demain. Les conclusions résultent de l’analyse de 213 enquêtes sur les nouveaux modes d’apprentissage des étudiants et de la mise en perspective avec les enseignements du dernier Forum Economique de Davos qui a eu lieu en janvier 2016. Morceaux choisis.

 

L’approche socio-émotionnelle érigée au rang de condition de succès

Vous le savez, les robots, la technologies, l’intelligence artificielle, les algorithmes vont traiter des milliards d’informations beaucoup plus vite, beaucoup mieux, beaucoup plus précisément que nous, pauvres humains. Pour faire face à cette déferlante technologique qui va réduire à néant 45% des jobs actuels d’ici 2025 (enquête Oxford 2013), il nous restera comme arme de guerre notre incroyable capacité à nous connecter les uns aux autres et à créer des émotions. Nous sommes en route au pas cadencé vers cette économie de l’Emotion.

Le Forum Economique Mondial a synthétisé les compétences critiques dans ce schéma 

20160319_Compétences du monde de demain

SOURCE : WORLD ECONOMIC FORUM – REPORT : NEW VISION FOR EDUCATION: FOSTERING SOCIAL AND EMOTIONAL LEARNING THROUGH TECHNOLOGY

Le monde académique semble donc prendre lentement conscience que nos têtes blondes auront besoin d’autres compétences que celles que nous avons eues la chance d’apprendre et surtout d’autres façons d’apprendre.

L’approche socio-émotionnelle contribue factuellement au succès.

L’apprentissage social et émotionnel (SEL) enseigne les compétences dont nous avons tous besoin pour nous comporter de façon éthique et respectueuse, avec les autres et nous-mêmes.

Selon le Forum Mondial Economique (WEF), les compétences qui sont jugées comme critiques pour réussir professionnellement (voire humainement) dans le monde de demain sont principalement développées par des méthodologies dites SEL : Social – Emotional Learning. Les experts du WEF se sont penchés sur les méthodes probantes d’apprentissage scolaire et ont parcourus les études qui observaient les étudiants utilisant la technologie pour développer leurs aptitudes à interagir socialement et émotionnellement. Par technologie on entend notamment l’usage des plateformes collaboratives, des media sociaux, des MOOC – SPOC – COOC, du blended learning, … Mais la technologie n’est pas tout, encore faut-il y mettre les bons usages.

Les compétences annoncées ci-dessus sont celles détectées dans les projections des emplois de demain et ramenées au niveau des étudiants d’aujourd’hui. Ce qui est intéressant, c’est de se rendre compte que les mêmes compétences sont déjà critiques actuellement dans nos organisations. Les modes d’apprentissages ne diffèrent finalement en rien de ce qui s’organise dans les écoles et universités.

UNE VARIÉTÉ DE SOURCE D’APPRENTISSAGE DES COMPÉTENCES SOCIO-ÉMOTIONNELLES

20160319_apprentissage des compétences de demain

SOURCE : WORLD ECONOMIC FORUM – REPORT : NEW VISION FOR EDUCATION: FOSTERING SOCIAL AND EMOTIONAL LEARNING THROUGH TECHNOLOGY

En sachant que les étudiants qui favorisent des approches “socio-émotionnelles” d’apprentissage ont un taux de succès qui les positionnent à 11 points des étudiants qui suivent un apprentissage classique, nous pourrions nous permettre d’entrevoir les mêmes garanties de succès pour nos collaborateurs si nous les mettions dans les mêmes conditions de développement. A nous de jouer, donc !

Quels jobs pour demain ? 

A l’occasion du dernier forum économique de Davos portant sur l’émergence de la 4ème révolution industrielle (la révolution digitale), le WEF a également édité un rapport sur les “Emplois du Futur”, élaboré avec la contribution d’experts académiques, professionnels ainsi que de CEO et CHROs de 371 organisations de référence sur leurs marchés, représentant 13 millions de collaborateurs à travers 9 secteurs d’activités et 15 régions économiques majeures ou émergentes.

Tous s’accordent à dire que notre monde VUCA (Volatile Uncertain Complex Ambiguous) a d’ores et déjà des impacts majeurs sur nos organisations.

65% des enfants qui sont en primaire aujourd’hui travailleront dans des emplois qui n’existent pas encore.

Les projections en terme d’emploi sont impressionnantes : 7,1 millions de jobs d’employés administratifs devraient disparaître entre 2015 et 2020, conséquence de cette 4ème révolution industrielle… avec un gain de 2 millions d’emplois dans le secteur STEM (Sciences, Technologie, Ingénierie et Maths). Les secteurs de l’Energie, de l’Information, des Media, de la NanoBioTech et de l’Entertainement sont les secteurs dont la progression s’annonce la plus florissante. Les 2 métiers dont la pénurie s’annonce déjà sont les data analysts qui donneront du sens à la masse de données traitées et les commerciaux qui seront en capacité de créer une réelle connexion humaine avec les clients. Notez le bien, on vous aura prévenus : l’économie de l’Emotion est en route…

53% des DRH interrogés s’estiment confiants dans la capacité de leur organisation à s’adapter. Cela fait 1 sur 2.C’est plutôt inquiétant. Et 50% pensent que cette adaptation viendra de l’interne (plan de développement) et seulement 20% par du recrutement externe.

Il est donc urgent de se mettre au travail !!

Quelles compétences pour demain ? 

Donc, en projetant les compétences et traits de personnalités critiques sur les projections d’emplois à 2020 (il est relativement compliqué d’aller plus loin compte tenu justement de la nature VUCA de notre monde), le WEF a identifié l’évolution suivante dans la criticité de ces compétences :

20160319_top 10 des compétences de demain
SOURCE : WORLD ECONOMIC FORUM – REPORT : FUTURE OF JOBS

Nous voyons émerger l’urgence de comprendre le monde qui nous entoure (résolution de problèmes complexes, développement de la pensée critique, capacité de jugement et de décision), de nous adapter (créativité, flexibilité cognitive) et surtout de nous connecter (people management, négociation, orientation service, intelligence émotionnelle, se coordonner avec les autres, …).

 

“Don’t Manage. Love”. “Don’t work. Have Fun”.
Dans le monde de demain, le Bonheur au Travail sera plus vrai que jamais.
Des collaborateurs heureux sont 55% plus créatifs… Des collaborateurs heureux sont 31% plus productifs. Des collaborateurs heureux font des clients heureux qui font à leur tour des actionnaires heureux. Il est possible de passer d’un monde VUCA à un monde collaboratif et agile. Il est possible de renverser le cercle vicieux pour passer dans une spirale vertueuse. Et de cela, nous en avons terriblement besoin pour construire un meilleur monde du travail, qui puise son sens dans le Bonheur de ses collaborateurs comme source de performance durable… Si vous en doutez, je suis prête à parier avec vous !

(Ecrit le 20 mars 2016, 4ème journée internationale du Bonheur – Happy Happiness Day !).

Source: http://missphilomene.com/2016/03/20/les-10-competences-cles-du-monde-de-demain/

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

 Arbre ydr rose grand format web

"Rire ce n'est pas fuir la réalité, c'est plonger corps et âme en pleine existence"  Alexandre Jollien

Choisir de rire

Le Yoga du Rire est une pratique, pas un divertissement.

Chaque individu peut influencer son niveau de bien-être selon les efforts qu'il fait ou pas.

Notre organisme ne fait pas la différence entre un rire intentionnel et un rire spontané

On obtient les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques au bout de 10 à 15 minutes de rire ample volontairement soutenu. 

Un entraînement régulier est nécessaire comme n'importe quel apprentissage (sinon ce serait comme décider de courir sans jamais courir). 

S'entraîner permet aussi d'améliorer notre équilibre émotionnel.