L'essentiel c'est de donner à réfléchir

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Et si la gentillesse était d'abord de la bienveillance ?
- Le Jeu 03 nov 2016

Les recherches en psychologie montrent combien être gentil apporte une profonde gratification psychique et un véritable sens de la coopération. A condition de porter un autre regard sur les relations humaines.
Moins d'efforts, plus de résultats : voici en deux mots l'équation portée par tous ceux qui font désormais l'expérience de la "gentillesse". Parce qu'ils cherchent et trouvent la contribution de leur environnement, parce qu'ils élèvent leur regard au-dessus du marais des malveillances, et leur ambition au-dessus de la mêlée des conflits et des egos, ceux qui pratiquent au quotidien la gentillesse, l'élan du coeur, découvrent bien souvent le courage et l'intelligence dont l'ambition a besoin.
En témoignent ceux qui s'investissent désormais dans l'économie du partage, fondée sur l'entraide et la coopération.
Un mouvement né au Japon en 1963
Telle une nouvelle philosophie de la vie, le Small Kindness Movement (« Mouvement de la petite gentillesse ») prend son envol. Il est né au Japon en 1963 après des affrontements entre policiers et étudiants. Il s'est transformé en 1997 en World Kindness Movement, un mouvement mondial importé en 2009 dans l'Hexagone à l'initiative du magazine Psychologies.
Depuis 2011 le magazine a également emporté dans ce sillage plus de 350 entreprises au travers de son "Appel à plus de bienveillance au travail".
Si la gentillesse a aussi mauvaise presse chez nous, c'est qu'elle est encore perçue comme une naïveté confondante. Si la course au profit existe toujours, si la souffrance au travail est une réalité dans nombre d'entreprises, si la société de la défiance est partout perceptible, il n'empêche qu'un mouvement est en marche.
Réhabiliter l'importance du collectif
Mouvement qui tend justement à inverser celui en vigueur et qui cherche à réhabiliter la place de l'humain et des échanges dans la société, en un mot : l'importance du collectif. Cette nouvelle culture du "nous" qui prend sa source dans plusieurs courants, de la psychologie positive à l'économie positive en passant par l'économie sociale et solidaire et tous les mouvements citoyens, défend une aspiration à plus de solidarité qu'animent les réseaux sociaux. Une communauté de "partageurs" s'échange objets, services, savoirs, financements.
La collaboration en marche n'est pas une simple expression de gentillesse au sens de la négation de soi. Ce qui reviendrait d'ailleurs à la négation de l'autre. Cette gentillesse-là s'éclaire à la lumière de la bienveillance et au respect des uns et des autres. Elle permet de savoir coopérer avec les difficultés inhérentes à la vie. Elle les voit alors plus comme des tremplins pour s'élancer que des obstacles infranchissables. C'est la recherche de la meilleure solution possible à une situation qui s'annonce difficile.
Loin de tout angélisme
Une bienveillance qui offre à chacun de gagner la liberté de réussir et de faire ce qui est en son pouvoir et à sa mesure. Loin de tout angélisme et de faiblesse, mais à l'opposé de la méfiance. Pour mesurer l'ampleur du mouvement en train de naître, il nous faut changer notre angle de vue et de perception des relations humaines.
« Les guerres du siècle dernier, les crises économiques ont secoué les esprits, explique Christine Marsan, psychosociologue, auteure d'Entrer dans un monde de coopération, une néo- RenaiSens. L'humanité aspire à en finir avec les valeurs guerrières, avec un système libéral qui produit de l'exclusion et de la destruction. Cela s'est manifesté, ces soixante dernières années, à travers l'explosion des psychothérapies et des pratiques de développement personnel, mais aussi par l'affirmation d'une conscience écologique à l'ampleur inédite. Chacun aspire à participer à une nouvelle manière de faire société en préservant l'écosystème auquel nous devons la vie ».
Selon la dirigeante de "Mute&Sens", les problèmes que nous avons à affronter sont aujourd'hui trop complexes pour que nous puissions les régler seuls. Nous devons nous épauler.
Certains préfèrent parler de bienveillance
Si la gentillesse reste encore une valeur en proie à la dévalorisation, il serait alors plus juste de lui adjoindre sa cousine germaine, la bienveillance, pour réconcilier les opposants. Les Français en font presque d'ailleurs une nécessité. Pour preuve, le sondage Viavoice qui révèle que 93% des Français estiment qu'ils ont besoin de manière "prioritaire" pour l'avenir de "respect entre les gens". Sous-entendu de plus d'attention accordée à l'autre.
Pas question ici de philanthropie?: les travaux de la psychologie positive en France montre combien la bienveillance et l'écoute dans le monde impitoyable de l'entreprise font preuve d'efficacité.
La science s'intéresse de plus en plus à la thématique de l'« altruisme », de l'« empathie » ou de la « bonté ». Ces recherches, aussi bien chez les psychologues, les biologistes que chez les économistes tendent à montrer que l'aptitude à se tourner vers autrui apporte du bien-être à l'individu.
Une affaire d'économie et de politique
Valoriser les comportements coopératifs, ce qu'Aristote appelle l'amitié, sans laquelle on ne peut bien vivre, serait le plus sûr moyen d'améliorer la productivité globale. Egalement notre démocratie. C'est donc aussi une affaire d'économie et de politique et pas une simple histoire de bons sentiments.
Le psychologue et mathématicien Anatol Rapoport estimait que « le développement moral d'une civilisation peut se mesurer à l'étendue de son sens de la communauté ».Avant lui Hegel considérait la lutte pour la reconnaissance comme l'origine des progrès dans la moralité.
Quant à Cynthia Estlund de l'Université de New York, elle a montré comment l'atelier et le bureau étaient le lieu où des personnes d'origine différentes qui ne se seraient jamais rencontrées pouvaient développer des relations de coopération et d'amitié. Or les traités de management des équipes sont restés à l'écart de ces considérations sur l'amitié.
"Marcher chacun son chemin original en compagnie"
À l'encontre des théories économiques les plus libérales, des recherches récentes établissent que des individus sont prêts à sacrifier une partie de leurs gains monétaires en échange d'une meilleure estime d'eux même.
Juliette Tournand, auteure de "la stratégie de la bienveillance", précise que "dans cette rencontre de l'autre, il n'est donc absolument jamais question de renoncer à soi-même en suivant aveuglément les pas d'un autre. Mais bien au contraire de créer sa propre route à côté de l'autre qui crée la sienne propre". En bref, résume la coach et consultante : "Marcher chacun son chemin original en compagnie, se rencontrer tant que notre route est commune, et se réaliser un peu plus à chaque pas et à chaque rencontre".
Au final, chacun prend dans ce domaine ses responsabilités.
"Il reste que la coopération suppose que quelqu'un commence par y croire, quitte à ce que ce soit en univers hostile (où la bienveillance est à la fois insolite et précieuse), quitte à ce que ce soit par un stratège débutant qui prend le risque de faire exister le premier ce qu'il espère", conclut Juliette Tournand.
Après tout, croire à la coopération à priori possible, c'est l'esprit même de la civilisation. Ce qui fonde la vie sociale, l'industrie et le commerce, la philosophie, les arts les jeux et les sports. En sachant, comme le dit Edgar Morin "qu'il n'est pas de pilotage automatique en éthique -on ajoutera comme en bienveillance et en gentillesse-, qu'elle apportera toujours choix et pari, qu'elle nécessitera toujours une stratégie".
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Le jour où je me suis aimée pour de vrai
- Le Lun 10 oct 2016
Le jour où je me suis aimé(e) pour de vrai
Le jour où je me suis aimé(e) pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…L'Estime de soi
Le jour où je me suis aimé(e) pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…L'Authenticité
Le jour où je me suis aimé(e) pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…La Maturité
Le jour où je me suis aimé(e) pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…Le RespectLe jour où je me suis aimé(e) pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…L’Amour PropreLe jour où je me suis aimé(e) pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…La SimplicitéLe jour où je me suis aimé(e) pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompée.
Aujourd’hui, j’ai découvert…L’HumilitéLe jour où je me suis aimé(e) pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et cela s’appelle…La PlénitudeLe jour où je me suis aimé(e) pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivreNous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent des étoiles.
Poème de Kim & Alison McMillen
Kim McMillen, femme écrivain, enseignante engagée dans le développement personnel. Décédée subitement, cet ouvrage est repris par sa fille Alison et publié en 2001. Le titre original est "When I loved myself enough" . Il rassemble sous une forme simple et limpide une belle leçon de vie.
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Programmez votre cerveau pour le bonheur
- Le Jeu 25 août 2016
Psycholinguiste diplômée d’un Double Master en Recherche des Sciences du langage et Psychologie, diététicienne et éducatrice sportive, Elisabeth est une passionnée du cerveau qu’elle explore et étudie sous tous ses angles avec un seul objectif : en améliorer le mode de fonctionnement et les capacités.
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La boussole des émotions
- Le Mer 24 août 2016
Comment savoir si nous sommes dans la bonne direction ?
Nous avons tous une “boussole” intérieure qui nous guide : ce sont nos émotions !
Etre à l’écoute de ses émotions et des messages qu’elles portent permet de trouver le bon chemin : celui de l’épanouissement.


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Mieux comprendre la "mécanique" de notre cerveau
- Le Lun 15 août 2016
Nous entrons en interaction avec notre environnement par l’intermédiaire de nos 5 sens et notre cerveau capte environ 2 milliards d’informations par seconde.
Pour que nous ne soyons pas submergé par toute cette masse d’information, notre cerveau va alors les sélectionner, les trier et les organiser pour créer de la cohérence et surtout éviter l’overdose !
Par ailleurs, il va créer des habitudes, c’est à dire une routine (inconsciente) nous permettant de faire des choses mécaniquement (sans y réfléchir !).
Le parfait exemple est celui de la conduite au volant de notre voiture. Si nous devions en permanence réfléchir sur le passage des vitesses, tourner son volant, regarder la route,…nous ne pourrions pas nous en sortir pour tout gérer en même temps !
D’autres éléments viennent également bouleverser notre vision de la réalité.
Après le tri des informations qui va être différent en fonction des personnes, il y a aussi l'influence des valeurs que nous ont inculquée nos parents, les croyances que vous avez développées au contact de vos proches, amis et professeurs ( « je suis nul en maths », « je suis idiot », « je ne suis pas capable de… ») et toutes vos expériences passées qui vous ont façonné au cours de votre vie.
C’est la raison pour laquelle nous ne sommes finalement pas objectif sur le regard que nous portons sur le monde !
A votre avis pourquoi lors d’un homicide ou d’un accident, la police exige plusieurs témoins….!?
Certes, les personnes peuvent être à des endroits différents, mais surtout elles n’ont pas sélectionné et/ou interprété la situation de la même manière !!
Et l'état émotionnel dans lequel nous sommes aura également un fort impact sur notre façon de vivre les moments qui nous arrivent et les résultats de nos actions !
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