L'essentiel c'est de donner à réfléchir

 Penser sain

  • Le Yoga du Rire prescrit sur ordonnance

    • Le Dim 15 oct 2017

    Avec pour invité le Dr Henri Rubinstein, spécialiste de l'exploration du système nerveux, qui a publié plusieurs ouvrages consacrés aux rapports entre l'individu et sa santé, entre les patients et ceux qui les soignent : Êtes-vous spasmophile ? , Psychosomatique du rire, Vivre sans fatigue, La mémoire qui flanche, La Dépression masquée, Les Handicaps invisibles.

     

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  • L'impact de notre façon de penser sur notre santé

    • Le Dim 24 sept 2017

    Savez-vous que nos habitudes de pensées, liées à notre personnalité et nos croyances, jouent un rôle prépondérant dans la longueur de nos télomères, sorte de capuchons situés à l’extrémité de nos chromosomes dont la longueur détermine notre longévité et notre santé ?

    Nous vous invitons donc à explorer ces "habitudes de pensées" dont les effets ont été démontrés scientifiquement.

    À nous de les changer !

    Un chromosome avec ses télomères ( CC BY-SA 3.0Lien )

    Les pensées qui réduisent nos télomères

    L’hostilité cynique

    C’est un style émotionnel associant un niveau élevé de colère et l’idée récurrente qu’on ne peut faire confiance à personne.

    Elle se caractérise aussi par la tendance à considérer que les autres nous en veulent ou agissent pour nous tourmenter.

     

    Le pessimisme

    Notre cerveau est programmé pour prévoir le futur.

    Il sonde l’environnement en permanence, le compare aux expériences vécues dans le passé à la recherche de menaces potentielles, ceci afin de nous garder en sécurité.

    Certaines personnes ont un biais de perception de ces dangers en exagérant les risques dans les situations les plus banales et en s’attendant « au pire ».

    C’est ce que nous appelons le pessimisme.

     

    Le vagabondage mental

    Nous passons en moyenne la moitié de la journée à penser à autre chose qu'à ce que nous sommes en train de faire, notamment en ruminant des idées noires.

    Cette habitude réduit la longueur de nos télomères.

     

    Faire plusieurs choses à la fois 

    Le multi-tâche est dommageable pour nos télomères.

    Ce facteur est malheureusement favorisé par les nouvelles technologies et la profusion d’écrans.

    Cela demande donc de la discipline pour se concentrer sur une seule tâche.

     

    La rumination

    Ruminer, c’est ressasser ses doutes et difficultés encore et encore sans pour autant trouver de solution.

    Ruminer est par conséquent l’opposé de la réflexion, qui, elle, mène à des issues favorables et à l’action.

     

    La répression mentale 

    Il s’agit d’une tentative de se débarrasser des pensées et des émotions indésirables.

    L’inefficacité de cette technique se cumule à un raccourcissement des télomères lié au stress induit.

    Exemple de répression : « Essayez de NE PAS PENSER à un ours blanc ».

    Au lieu de chasser la pensée, elle devient obsédante.

     

    Les pensées et habitudes qui préservent nos télomères

    Les pensées qui préservent nos télomères et augmentent notre longévité peuvent se regrouper sous l’appellation de pensées résilientes.

    Ce qui les alimente

    Observer nos pensées

    Il s’agit de prendre conscience des pensées que nous avons, de les considérer seulement comme des pensées et non comme des vérités.

    Voici un petit exercice pour s’y entraîner :

    « Fermez les yeux.

    Respirez calmement. 

    Concentrez-vous sur l’écran de projection dans votre tête.

    Faites mentalement un pas en arrière puis regardez passer vos pensées, comme si vous observiez la circulation sur une route très fréquentée. »

    Vous devenez ainsi observateur de vos pensées et non plus victime de leur potentialité négative.

     

    La pleine conscience

    La pratique de la pleine conscience dans nos gestes du quotidien est une solution pour lutter contre l’évasion mentale ou les ruminations.

    Exemple de pratique de pleine conscience :

    Chaque fois que vous entendez la sonnerie du téléphone, immobilisez-vous un instant et prenez trois profondes respirations pour avoir un esprit calme au moment de répondre. (Si vous êtes une réceptionniste, vous pouvez raccourcir à deux respirations).

    L’important est que vous fassiez une pause et preniez au moins une profonde inspiration afin de « nettoyer votre souffle » avant de répondre.

    Si vous recevez peu de coups de fil, installez une alarme (sur votre téléphone ou votre montre) qui sonnera plusieurs fois par jour à intervalles inhabituels, (toutes les cinquante trois minutes par exemple).

    Lorsque l’alarme se déclenche, immobilisez-vous et respirez.

     

    La focalisation sur un objectif qui donne du sens à votre vie

    Le sens de la vie est ce qui apporte le bonheur eudémoniste, le sentiment sain de faire partie de quelque chose de plus grand que soi.

    Ce type de bonheur transcende, apaise, inspire et permet de vivre plus longtemps.

     

    L’altruisme 

    Se consacrer aux autres, aider, faire du bénévolat,… toutes ces facettes de l’altruisme ont un effet positif sur notre bien-être et notre santé.

     

    La résistance aux frustrations

    Apprendre à résister à ses impulsions, être capable de ne pas céder à la tentation de la récompense immédiate de dépenser de l’argent, de conduire trop vite, de manger et de boire en excès,… permet préserver les télomères.

    Cette capacité prend idéalement sa source dans l’éducation (notamment bienveillante) mais peut se travailler par la suite.

     

    L’auto-compassion

    L’auto-compassion est la bonté envers soi-même, être tolérant et compréhensif envers soi, se pardonner et s’autoriser à exprimer nos émotions.

    Pour mesurer votre degré d’auto-compassion, répondez à ces questions qui proviennent d’un test de Kristin Neff :

    - Essayez-vous d’être patient et tolérant envers les aspects de votre personnalité que vous n’aimez pas ?

    - Quand une chose pénible se produit, vous efforcez-vous d’avoir une approche équilibrée du problème ?

    - Vous rappelez-vous que tout le monde a ses défauts et que vous n’êtes pas seul ? 

    - Vous accordez-vous l’attention que vous méritez ?

    Si vous avez répondu "oui" à ces questions, vous avez un haut niveau d’auto-compassion.

    Maintenant répondez à ces questions :

    - Quand vous ne réussissez pas quelque chose d’important pour vous, vous critiquez-vous ?

    - Êtes-vous ravagé par l’impression d’être mauvais ?

    - Vous condamnez-vous pour vos défauts ?

    - Vous sentez-vous isolé et seul, séparé des autres ?

    Si vous avez répondu "oui" à ces questions, votre niveau d’auto-compassion est faible.

     

    Source 

     

  • Record du Monde & Yoga du Rire

    • Le Sam 02 sept 2017

    Un record du monde  

    la plus grande session de Yoga du Rire avec 15 991 élèves

     

  • Retrouver sa force intérieure

    • Le Lun 28 août 2017

    Retrouver sa force intérieure

    Devoir moral choix psy positive

    Tout comme la nature varie au fil des saisons, notre vie intérieure traverse des phases : par moments nous sommes pleins d'entrain, sociables, à d'autres, repliés sur nous-mêmes, déprimés.

    Nos variations d'humeurs sont naturelles, il ne s’agit pas de refuser les épisodes moins heureux, moins actifs, mais de ne pas se laisser entraîner trop bas trop longtemps. 

    Une étude récente publiée dans l’American Journal of Epidemiology montre que rester assis toute la journée accélère le vieillissement cellulaire.

    A contrario, vingt minutes d’exercice modéré par jour ont pour effet de booster le système immunitaire.

    Pour retrouver sa force intérieure voici un exercice simple à suivre sur un mois :

    Pratiquer une activité modérée influant positivement sur notre humeur et sur notre longévité.

    Tout au long de ce mois, nous allons cultiver différentes manières de solliciter notre corps.

    Se lever de sa chaise à intervalles réguliers, choisir les escaliers plutôt que l’ascenseur, faire une partie de son trajet de bus ou de métro à pied : autant de pratiques simplissimes qui font la différence.

    Nous pourrons ensuite réfléchir à des activités physiques au long cours.

    Laquelle me remplirait d’énergie et de joie ?

    Me permettrait de prendre soin de mes besoins et de mes valeurs ?

    De quelle façon pourrais-je être plus souvent en lien avec la nature ?

    Nous pourrons aussi essayer différentes approches (qi gong, marche nordique, danse, yoga du rire…) afin d’identifier celle qui nous correspond le plus et qui serait pour nous porteuse de sens et de plaisir.

    source

  • La nouvelle science du stress

    • Le Sam 26 août 2017

    Peut on soigner par le rire

    Il est estimé que 80-90% des visites faites chez le médecin sont dues à des problèmes liés au stress.

    Malheureusement, à ce jour, notre compréhension du stress ne permettait pas d’expliquer pourquoi ce fléau nous affecte autant.

    De nouvelles recherches récentes révolutionnent notre connaissance de ce syndrome.

    Etat des lieux de la nouvelle science du stress 

    Un modèle inadéquat 

    Notre modèle actuel du stress est basé sur les travaux publiés par Hans Selye il y a plus de 80 ans.

    Dans ce modèle, nous vivons la plupart du temps dans une physiologie de base où notre corps est détendu et relaxe.

    Puis, ponctuellement, nous faisons face à des circonstances - on les appelle des « stresseurs » - qui activent notre physiologie et déclenchent une réaction du stress.

    Une fois le stress passé, nous retournons à notre physiologie de base de détente.

    La limite de ce modèle d’activation ponctuelle de la réponse du stress ne permet pas d’expliquer l’état de stress chronique dans lequel se trouve la plupart des gens.

    Des chercheurs se sont donc penchés sur la question pour tenter de trouver des réponses plus adéquates.

     

    Un pas en avant 

    Dans un premier temps, les chercheurs ont tenté d’expliquer le stress chronique grâce à un modèle appelé  « cognition persévérative ».

    Essentiellement, vous faites face à une situation stressante, votre physiologie du stress s’active.

    Puis, bien que le stresseur disparaisse, votre physiologie continue d’être activée parce que vous continuez de penser ou de ressasser les circonstances.

    C’était un pas en avant. Mais en général, le temps faisant sont effet, on surmonte les circonstances et on arrête d’y penser.

    Et le modèle ne permet donc pas d’expliquer la persistance du stress.  

     

    La nouvelle science du stress 

    Depuis quelques années, plusieurs groupes de chercheurs ont émis, testé et scientifiquement étayé un nouveau modèle du stress.

    Ils l’ont appelée "Generalized Unsafety Theory of Stress" ou "théorie du stress basé sur un sentiment général d’insécurité". 

    Grâce à ce nouveau modèle, qui explique enfin le stress chronique, notre compréhension du stress a fait un véritable 180 degrés.

    Dans ce modèle, la notion essentielle qui est radicalement différente est que la physiologie de base de notre corps n’est pas la détente, mais bien une activation constante de la réponse du stress.

    Et cette réponse du stress est inactivée lorsque nous nous sentons en sécurité.  

    Dans l’ancien modèle, nous étions donc fondamentalement détendu, sauf lorsqu’une circonstance stressante nous mettait le stress. 

    Dans le nouveau modèle, nous sommes donc fondamentalement toujours stressé, à moins que nous arrivions à créer un sentiment de sécurité. 

     

    Une découverte qui change absolument tout 

    Ces nouvelles découvertes changent tout et ont des conséquences profondes sur ce que nous devons faire pour nous protéger du stress. 

    Avant, nous n’avions pas grand chose à faire - puisque notre physiologie de base était la détente - si ce n’était de « gérer » les périodes de stress. 

    Désormais, puisque notre physiologie de base est en faite une physiologie constante de stress, nous devons activement et intentionnellement créer un sentiment de sécurité pour inhiber notre physiologie de stress et nous mettre dans un état de détente.

     

    Les avantages d’un stress permanent 

    On pourrait se demander pourquoi notre corps a choisi le stress comme état constant.

    La réponse est simple : au cours de l’évolution, nous vivions dans un environnement dangereux : bêtes sauvages, tribus ennemies, périodes de famine, manque d’hygiène… Notre corps devait donc être prêt à réagir instantanément au danger.  

    C’est un peu comme si vous deviez pouvoir démarrer au quart de tour avec votre voiture. Si le moteur est arrêté, que vous devez l’allumer et mettre les gaz, vous perdez beaucoup de temps avant que votre voiture n’avance.

    Si le moteur est déjà allumé, que vous avez la pédale des gaz au plancher et le pied sur le frein, alors il vous suffit simplement de lâcher le frein et la voiture démarre immédiatement. 

    Il en est de même pour notre physiologie, elle a toujours les gaz à fond. Normalement, si nous avons le pied sur le frein, ce n’est pas un souci.

    Et le frein, c’est notre capacité à nous sentir en sécurité. 

    Malheureusement les chercheurs ont montré que nous n’arrivons plus à garder le pied sur le frein, que nous n’arrivons plus à nous sentir en sécurité, pour trois raisons principales 

    1. Notre mauvais état physique

    Notre cerveau évalue constamment l’état de notre corps au travers d’un sens appelé « neuroception ».

    Notre cerveau peut se sentir en sécurité lorsqu’il perçoit que notre corps peut faire face aux demandes de l’environnement.

    Malheureusement, à notre époque moderne, la plupart des gens sont en surpoids ou obèses, physiquement déconditionnés, mal-nourris par la malbouffe, sédentaires, et en manque chronique de sommeil.

    Notre cerveau interprète tout cela comme un danger et retire le pied du frein pour maintenir notre corps en état d’alerte. 

    2.  Notre isolement social 

    L’être humain est un « animal » essentiellement social.

    Il a besoin de connexion avec les autres pour se sentir en sécurité.

    Malheureusement, à l’ère des réseaux sociaux, nous n’avons jamais été autant isolés.

    Nous avons peut-être 1000 amis sur Facebook, mais nous ne parlons plus à nos voisins.

    Le noyau familial traditionnel - où 3 ou 4 générations de personnes vivaient sous le même toit - a essentiellement disparu.

    Ce nouveau contexte social, même si nous en sommes inconscients, nous maintient dans un sentiment d’insécurité qui perpétue l’activation du stress. 

    3.  Le contexte 

    C’est la manière dont nous percevons les choses, même inconsciemment.

    Cela peut nous empêcher de créer la sécurité nécessaire à la détente.

    Par exemple, imaginons que vous avez des soucis financiers.

    Et bien le stress ne se produit pas qu’à la fin du mois au moment de payer les factures.

    Le contexte de « manque d’argent » vous poursuit partout à tout moment. Il est là à chaque fois que vous vivez un contexte lié à l’argent.

    Quand vous sortez votre porte-monnaie, quand vous passez devant un magasin et que vous voyez les prix affichés, au téléjournal quand il parle de la bourse, ou encore quand vous ouvrez votre courrier (parce que vous avez peur de recevoir la facture de trop).

    Et cela peut arriver dans tous les domaines.

    Par exemple, vous pouvez avoir un collègue toxique au travail et, désormais, tout ce qui vous fait penser au travail vous fait inconsciemment vous sentir en insécurité. 

    Grâce à ce nouveau modèle, nous savons désormais qu’il est impératif de constamment consciemment et intentionnellement créer un sentiment de sécurité, et le meilleur moyen pour cela est de prendre très, mais alors très très bien soin de soi

     

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