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L'essentiel c'est de donner à réfléchir

 Penser sain

  • Comment accueillir une émotion ?

    • Le Sam 16 juil 2016

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  • Etes-vous quelqu'un d'ubuntu?

    • Le Ven 15 juil 2016

     

    Bienveillance & Ubuntu

    « Quelqu'un d'ubuntu est ouvert et disponible pour les autres, dévoué aux autres, ne se sent pas menacé parce que les autres sont capables et bons car il possède sa propre estime de soi — qui vient de la connaissance qu'il a d'appartenir à quelque chose de plus grand — et qu'il est diminué quand les autres sont diminués ou humiliés, quand les autres sont torturés ou opprimés. » Desmond Tutu

    Ubuntu I am because we are

     

     

  • Pourquoi nous aimons surtout les mauvaises nouvelles

    • Le Dim 10 juil 2016

     Les médias sont régulièrement accusés d'abreuver les masses de nouvelles dramatiques. Mais si nous n'étions pas des consommateurs avides des informations qui font peur, ils cesseraient de les diffuser, au lieu de pratiquer cette surenchère permanente.

    D'où nous vient cette fascination pour les catastrophes et autres mauvaises nouvelles ? Serions-nous tous des voyeurs morbides ? Cette curiosité malsaine, est pourtant indissociable de la nature humaine.

    Le philosophe Michel Serres n'hésitait pas à parler « d'audimat de la mort » en observant que les nouvelles catastrophiques dominaient dans les vingt premières minutes des journaux radio et télé. Si les chaînes d'information continue sont connues pour diffuser en boucle les nouvelles les plus angoissantes, la presse écrite n'y échappe pas. Même chose sur les réseaux sociaux, qui relaient dans le monde entier et en un temps record les faits divers les plus sordides.

     « Les démocraties (...) favorisent quatre sentiments puissants qui irradient dans tout le peuple : la colère, la jalousie, la peur, et finalement (...) l'indignation. Parce que ces passions sont les plus faciles et les plus universelles (...) elles sont le premier et principal carburant de l'audimat ». Luc Ferry,(le Figaro 30 janvier 2013)

     La peur est un mécanisme utile à la survie de l'espèce

    Nous pouvons nous défendre de cette faiblesse ou la juger comme excessive chez certains de nos semblables, mais nous pouvons aussi essayer de comprendre pourquoi nous en avons besoin quasi maladivement.

    Selon la théorie de l'évolution, tout ce qui favorise la survie et la reproduction est renforcé et se transmet d'une génération à l'autre.

    Selon les mécanismes biologiques de la sélection darwinienne, on sait que les êtres vivants (humains, animaux), qui se souviendront des mauvaises expériences et de la manière d'échapper à toutes sortes de périls (catastrophes naturelles, prédateurs en tous genres, accidents de la vie et de la route...), auront de meilleures chances d'échapper à la mort. Ils pourront procréer, assurer le développement de leur famille et donc contribuer à assurer la survie de l'espèce.

    Les faits positifs n'ont pas la même utilité

    Il n'est donc pas étonnant que les faits positifs, même lorsqu'ils reçoivent un écho dans le public, soient si vite oubliés : ils n'ont pas la même utilité pour la survie de l'espèce. S'ils suscitent des moments d'émotion parfois intenses, des souvenirs fédérateurs, ils ne causent pas de traumatismes dans la mémoire collective comme le ferait une grande frayeur.

    Le récit d'un drame s'abattant sur notre semblable à l'autre bout du monde nous touche parce qu'il est un autre nous-même, parce que sa mort nous atteint alors de plein fouet. Nous sommes en empathie avec les autres, et c'est évidemment un atout, grâce aux « neurones miroirs » ou « neurones empathiques », ces neurones du cerveau impliquées dans l'apprentissage par imitation et les processus affectifs.

    Savoir éviter ou s'extirper des situations potentiellement dangereuses est un avantage, utile certes, mais il faut laisser du champ à la prise de risques, à la création collective. Poussé à l'extrême, cet appétit pour les mauvaises nouvelles risque de nous paralyser, de limiter la prise de risques, de nous faire voir le monde en noir, de donner l'impression de ne pas maîtriser notre destin.

    C'est aussi ce qui a mené à l'introduction du fameux « principe de précaution » dans la Constitution française. Un principe qui, s'il est appliqué trop systématiquement, risque d'annihiler la créativité et, au-delà, le « désir d'avenir » puisque le futur n'est plus un champ des possibles, mais une terra incognita dominée par la peur de l'inconnu, la peur d'avoir peur... C'est la dose qui fait le poison disait Paracelse, et tout en ce bas monde est question d'équilibre.

     Un cerveau programmé pour la survie plus que pour le bonheur

    Paradoxalement, et contrairement aux idées reçues, les nombreuses expériences réalisées par des laboratoires de psychosociologie à travers le monde tendent à démontrer que c'est le public qui « programme » les médias et les poussent à diffuser des mauvaises nouvelles et non l'inverse.

    D'après les scientifiques qui ont réalisé ces études, notre cerveau, programmé pour la survie (plus que pour le bonheur) contiendrait un « biais négatif » (negative brain bias) destiné à renforcer le système de mémorisation par le stress et l'émotion que nous ressentons en réaction aux mauvaises nouvelles, et la production d'hormones (adrénaline, cortisol, épinéphrine...) qui en découle.

    Comme le confirment les travaux de Roy Baumeister et de Rick Hanson et la synthèse faite par Ray Williams dans « Psychology Today » (Is the media negative ?Why we love bad news more than good news ?):

    « Nous cherchons constamment des informations négatives pour sur-réagir, et puis nous stockons ces réactions dans la structure du cerveau. Par exemple, on apprend plus vite de la douleur que du plaisir, et les interactions négatives ont plus d'impact. Notre cerveau fonctionne comme du velcro avec le mal, et du téflon avec le bien ».

    "Good news is no news" disait Marshall MacLuhan

    Marshall MacLuhan, grand sociologue des médias observait au début des années 70, que les bonnes nouvelles n'étaient pas des nouvelles au sens médiatique du terme (Good news is no news).

    Grâce à des études réalisées auprès d'une population importante de téléspectateurs, lecteurs de journaux et internautes, Christopher Nass, psychologue de Stanford University, a démontré que les personnes qui émettent des avis ou des commentaires négatifs apparaissent généralement « plus intelligentes » que celles qui s'expriment de manière positive ou optimiste.

    Force est de constater que les commentaires critiques et négatifs sont plus vite relayés par les journalistes et les personnalités politiques que les avis, décisions ou commentaires positifs. Il se crée une sorte de cercle vicieux et un malaise sociétal, notamment lorsque ce sont les « trolls », les extrémistes et les « haters » qui polluent les réseaux.

    Comment se libérer d'une telle situation et de ses cercles vicieux ?

    Oser la pensée positive...

    Nous avons peut-être pris sous le mauvais angle ce qui passe pour une anomalie, voire une perversion. Au lieu d'en tirer profit, nous l'avons jusqu'alors étudié sous un angle à la fois simpliste et moralisateur (honte aux voyeurs, aux fatalistes et aux oiseaux de mauvais augure) ou militant (les optimistes contre les pessimistes, les naïfs contre les cyniques, bref les imbéciles heureux contre les réalistes...). Il faudrait, pour en tirer le meilleur profit, l'appréhender sous un angle utilitariste.

    Puisque la peur est utile, soyons pragmatiques. Une voie de solution possible serait d'organiser une corégulation citoyenne de l'information permettant le cyber boycott, par exemple, des vidéos diffusées par les terroristes sur les réseaux sociaux pour alimenter la peur.

    Etrangement, plus le monde semble au bord du chaos, plus nous avons l'espoir de l'améliorer, donc d'être des acteurs du changement positif.

    ... qui n'est pas le déni de la réalité

    La pensée positive, ce n'est pas le déni de réalité, ni l'exagération des faits positifs. C'est une mise en perspective des informations, qui permet de rétablir l'équilibre entre perception et réalité, entre faits négatifs et positifs.

    Ce dispositif de régulation citoyenne permettrait, en toute impartialité, de pondérer, de faire la part des choses, de rappeler que, selon la théorie des probabilités, les faits et événements négatifs restent l'exception et non la règle.

    Si les citoyens montrent l'exemple, et si on part du principe que le public incite les journalistes à l'alimenter en mauvaises nouvelles, peut-être que les médias accepteront eux aussi de jouer un rôle de régulation.

    Plutôt que de s'enfermer entre optimisme ou pessimisme, il faut avoir l'audace de la pensée positive afin de donner envie de construire ensemble l'avenir et motiver chacun à retrouver l'enthousiasme de la création et du partage.

     

    Lunettes et réalité

    Source

  • Yoga du Rire et lenteur

    • Le Ven 08 juil 2016

    Avancer lentement

    "Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter”
     

    Dans un monde où tout s’accélère, nous avons parfois l’illusion que seule la vitesse peut nous faire réussir.

    La pub, les médias nous poussent à vouloir tout, très vite.

    Ils nous vantent des méthodes rapides et sans efforts pour, par exemple, maîtriser une langue étrangère, retrouver la forme, être heureux.

    Aujourd’hui, la lenteur est souvent présentée comme le signe de la paresse ou de l’incompétence.

    Pourtant, chaque apprentissage nécessite du temps.

    Pensons à celui qu’il nous a fallu pour apprendre à marcher, faire du vélo, parler !

    Le végétal pousse à sa propre cadence, lentement mais sûrement.

    C’est ce qui caractérise le tempo de la nature.

    Si nous restons rivés au résultat final, sans prêter attention aux étapes, cette lenteur peut être prise pour du surplace, de l’immobilisme.

    Est-il utile de vouloir forcer l’évolution ? Tirer sur une plante la fera-t-elle pousser plus vite ?

    Avancer lentement, c’est laisser place à son rythme intérieur, se montrer humble, simplement humain, et reconnaître que les petits pas sont parfois la manière la plus sûre de progresser, en tenant la cadence sur le long terme.

    Avancer lentement, c’est aussi une invitation à savourer chaque pas du chemin plutôt que d’être obsédé uniquement par sa destination.

    Le yoga du rire est également un apprentissage qui permet de réapprivoiser notre rythme intérieur.

    Il permet aussi de se retrouver tout simplement entre humains et de savourer le partage de moments de véritable joie.

    Source

    Quelques pistes de réflexion

  • La marche en pleine nature transforme notre cerveau

    • Le Sam 02 juil 2016

    Marcher dans la nature

     

    Le contact avec un environnement naturel est bénéfique à notre santé mentale et physique. Les bienfaits sont d’ailleurs visibles au niveau de notre cerveau. C’est ce que révèle une récente étude.

    Gregory Bratman, un étudiant diplômé au Programme interdisciplinaire en Environnement et Ressources à l’Université de Stanford, a tout d’abord étudié les effets psychologiques de la vie urbaine. Dans une étude antérieure, lui et ses collègues ont constaté que les bénévoles qui avaient marché brièvement dans une partie verte et luxuriante du campus de Stanford étaient plus attentifs et plus heureux comparés aux bénévoles qui se promenaient à proximité d’un trafic urbain intense.

    Gregory Bratman et son équipe ont réalisé ensuite une seconde étude qui visait à explorer les mécanismes neurologiques en jeu, notamment dans le cas de pensées obsessionnelles ou de ruminations mentales. Les ruminations mentales sont en effet observables via l’activité d’une zone particulière du cerveau : le cortex préfrontal subgenual.

    L’analyse des flux sanguins dans cette zone et les réponses données à un questionnaire par des volontaires  ont permis de corréler le temps passé à marcher dans un environnement verdoyant avec le degré de rumination mentale et de bien-être.

    Chaque individu qui s’est promené dans un cadre naturel (seul et sans musique) a affirmé avoir beaucoup moins de pensées négatives, une meilleure vision du présent et se sentait apaisé. La diminution du flux sanguin dans le cortex préfrontal subgenual a confirmé leur impression.

    Ce qui n’était pas le cas des personnes ayant marché dans un cadre urbain.

    Conclusion : à titre préventif ou si votre humeur est maussade, partez à la rencontre de la nature pour une marche ressourçante et déstressante. Vous en reviendrez plus heureux, concentré et créatif (le stress bloque la créativité et diminue la capacité à se concentrer).

    Source

  • "La peur n'empêche pas de mourir, mais elle empêche de vivre"

    • Le Mar 14 juin 2016


    Peur et rire


    La peur est une émotion puissante, qui influe sur nos pensées, nos comportements et notre corps, sans que nous en soyons toujours conscients. 

    Elle nous avertit utilement d'un danger mais elle ne nous protège pas à tous les coups.

    Prenons l’exemple de l’angoisse d'abandon : la peur du rejet ne nous empêche hélas pas d’être rejeté...

    Au contraire, elle peut nous retenir d’aller vers les autres ou rendre nos relations tendues et conflictuelles.

    Lutter contre la peur est rarement efficace, cela peut même la nourrir. 

    Quand elle prend le dessus, la peur peut en devenir paralysante :

    > elle nous bloque et nous nous focalisons sur ce que nous craignons, nous ne voyons plus rien d’autre 
    > elle s’alimente d'elle-même et on finit par craindre de plus en plus de choses, comme par contagion
    > elle crée des cercles vicieux au point que nous finissons par avoir peur... de notre propre peur 
    > elle réduit notre liberté et notre champ d'action, il suffit de penser à tout ce que nous ne faisons pas par peur 

    Un des meilleurs antidotes à la peur, c'est de l'apprivoiser :

    apprendre doucement à y faire face en étant présent aux sensations qu'elle engendre, comme notre ventre qui se serre,

    en restant en contact avec elle pour mieux la comprendre.

    En l'observant régulièrement avec curiosité ("Tiens, voilà ma petite anxiété qui se pointe !"),

    nous apprendrons à ne plus craindre notre peur et donc à ne plus lui obéir.

    Il s'agit alors d'avancer dans notre vie avec elle et non pas guidé par elle.

     

    Ilios Kotsou