L'essentiel c'est de donner à réfléchir

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Un autre regard sur le monde
- Le Dim 16 avr 2017
Devenir bienveillant, devenir soi-même est désormais une priorité et une responsabilité pour chacun d'entre nous.
Philosophe, sociologue, conférencier, écrivain, Frédéric Lenoir a rencontré de grandes personnalités comme le Dalai Lama, l’astrophysicien Hubert Reeves avec qui il co-écrit un livre « Mal de Terre », Umberto Eco, où encore Jean Vanier.
Des rencontres inspirantes qui ont participé à sa vision différente de la société et à son engagement pour de nombreuses causes (écologique, animale, humaine ...).
Avec son livre « La puissance de la Joie », il incarne des valeurs que nous partageons au travers du yoga du rire. Vision positive, espoir, utopie, solidarité, transmission.
Il répond à quelques questions essentielles :
- Pourquoi rester positif ?
- Pourquoi partager de l’information positive ?
- Que nous apporte l’altruisme ?
- Est-ce une utopie d’être utopique ?
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La contagion du sourire
- Le Lun 03 avr 2017
Le sourire est infectieux, cela vous prend comme un rhume.
Lorsque quelqu’un m’a souri ce matin, j’ai commencé à sourire, moi aussi.
Je passai le coin de la rue et quelqu’un a vu mon sourire.
J’ai alors réalisé que je venais de lui passer ce virus.
J’ai donc le pouvoir de faire faire le tour du monde à mon sourire.
Aussi, si vous voyez un début de sourire, ne le laissez pas s’éteindre.
La contagion du sourire
Cet article a pour origine une étude parue en Mars 2016 dans la célèbre revue Trends in Cognitive Sciences .
On voit quelqu’un produire une émotion (en l’occurrence, ici on parle d’un sourire).
Afin de pouvoir avoir la bonne réaction face à cette émotion, on doit l’identifier.
Pour cela, on reproduit l’expression par mimétisme, notre cerveau la reconnaît. On peut alors réagir en conséquence.Et tada ! En l’espace de quelques millisecondes et de façon totalement inconsciente, on vient de sourire.

Et ça va plus loin, parce qu’en souriant, on met à contribution 17 muscles au total (pas mal, non ?), et les conséquences sont nombreuses. Sur un plan biologique, sourire booste notre système immunitaire, abaisse la pression sanguine, et libère des endorphines, ces petites hormones du bien-être et du bonheur qui vous font vous sentir bien… Le simple fait de sourire améliore votre humeur, et si vous le pratiquez régulièrement, il contribuera à vous rendre heureux en évitant la dépression et l’anxiété par exemple.
« Sourire – C’est oublier la grimace. » Gunnar Björling
Le sourire vous rend attrayant
Avouons-le : quelqu’un qui sourit est indéniablement quelqu’un d’attrayant ! On a envie d’aller lui parler, d’échanger avec, parce qu’il renvoie une image « sympa« . On aura donc davantage envie d’aller vers cette personne, surtout si on ne la connaît pas. Pratique pour un premier contact, un sourire fonctionne mieux qu’un beau costume.
Le sourire vous rend accessible et ouvert
Quand vous devez rencontrer une personne pour discuter d’un sujet potentiellement complexe ou d’une demande exceptionnelle, que vous savez que les échanges vont être vifs et l’issue incertaine… Si cette personne « tire la tronche » toute la journée, vous aurez tout de suite moins envie d’aller vous frotter à elle. Et quand vous le ferez, ce sera à reculons. Ça part déjà du mauvais pied, non ?
Et bien, ça marche aussi dans l’autre sens : si cette personne a tendance à sourire souvent, vous allez l’aborder plus sereinement, car le sourire renvoie une image de quelqu’un d’accessible et d’ouvert, avec qui on peut aborder des sujets parfois fâcheux, sans risquer d’y perdre ses plumes. Il y a fort à parier que la discussion sera plus constructive et que les choses avanceront. En tant que demandeur, pensez aussi à sourire, pour l’explication qui suit.
Le sourire a un effet positif sur les autres
En parlant de bonne humeur justement, le sourire, au-delà de l’étude que nous avons évoquée en introduction, donne envie aux autres de sourire. Il a un effet positif sur les groupes, il suffit d’une personne qui sourit pour que tous les autres membres se mettent à sourire aussi. Pas convaincu ? Essayez, vous verrez. En revanche, inutile de faire des sourires « forcés » : le cerveau ne se laisse pas berner, et ça ne marche pas. Entraînez-vous à sourire de façon franche et spontanée !
Le sourire donne un air plus jeune
Et oui, c’est scientifiquement prouvé : quelqu’un qui sourit est systématiquement vu comme plus jeune que son âge, par rapport à quelqu’un qui ne sourit pas. Cherchez dans votre entourage, deux personnes du même âge, l’une sourit fréquemment et l’autre pas, laquelle a l’air plus jeune ? Alors, si vous complexez sur votre âge, commencez par sourire !
Le sourire permet de dédramatiser
Vous allez nous dire que dans une situation sérieuse, quand « les choses sont graves », le sourire n’est pas de mise. Certes. En revanche, le sourire vous donne un côté optimiste, et permet de détendre les choses significativement. Dans le monde des affaires par exemple, on ne s’amuse pas forcément beaucoup. Alors forcément, quelqu’un qui est souriant et qui dégage une image positive, ça peut surprendre, surtout au beau milieu d’une réunion d’affaires ou le sourire n’est pas la tenue exigée. Mais ça surprend de façon toujours positive : tout le monde se met à rêver, et à se dire « pourquoi pas ? ». Ça détend l’atmosphère, et facilite les échanges.
Alors, on essaie ? 3, 2, 1… Ça y est, vous avez un sourire sur votre visage ? La journée peut commencer !
Pour aller plus loin
Étude sur le sourire « contagieux » : ici -
Comprendre comment notre cerveau nous parle
- Le Sam 18 mars 2017
AVERTISSEMENT : cette vidéo peut changer la vie !!
Le cerveau parle en émotions, mais la plupart du temps, on n'y comprend rien !
Et quand on voit comment elles nous font réagir, il serait temps d'apprendre à les comprendre.
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Améliorer notre équilibre émotionnel
- Le Jeu 09 fév 2017

Extrait de l'abécédaire de psychologie positive du Dr Christophe André
Comme notre cerveau est plastique, nous pouvons l’entraîner à aller dans des directions
où il n’irait pas naturellement.
Voici 3 exercices faciles :
1. Le soir, dans votre lit, avant de vous endormir,
trouvez trois événements positifs survenus dans la journée.
Les jours qui suivent, le regard sera à la recherche de ces éléments positifs qui seront savourés dans l’instant,
puis au moment de se les remémorer.
2. Dans les transports, en faisant la vaisselle, en marchant,
observez (yeux fermés ou pas) ce qui se passe en vous (votre respiration, vos sensations corporelles, le flot incessant de vos pensées)
et autour de vous (sons, odeurs…).
Seulement observer, sans juger, sans attendre quoi que ce soit,
sans rien empêcher d’arriver à son esprit, mais aussi sans s’accrocher à ce qui y passe.
C’est tout. C’est simple. C’est la méditation de pleine conscience.
Et c’est bien plus efficace que cela ne pourrait le paraître aux esprits pressés ou désireux de se contrôler.
3. Dès qu’elles apparaissent, transformez les idées négatives en positif.
Par exemple, vous ouvrez un œil le matin et il pleut.
« Zut, il pleut encore ! » peut devenir « Chouette, la pluie va arroser mon jardin »
ou « J’ai de la chance d’être à l’abri. »
Il ne s’agit pas de lutter contre le négatif, car tout ce à quoi on résiste persiste, mais de le transformer.
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L’âge : une question de perspective
- Le Jeu 02 fév 2017

L’âge ride la peau mais ne ride pas la joie !
L’un des principaux signes par lesquels nous avons l’habitude de déterminer l’âge d’une personne est son apparence : sa manière de s’habiller, sa coiffure, ses rides… Et, cependant, nous sommes parfois surpris de rencontrer quelqu’un dont la vitalité et la joie ne semblent pas cadrer avec son âge.
Il existe des personnes ayant une énergie et une joie qui dépassent toute attente initiale et qui affichent une joie de vivre que d’autres personnes plus jeunes voudraient avoir.
L’âge se mesure en joie
Personne n’échappe aux complexes que l’âge fait apparaître, surtout sur la peau : le corps résiste de moins en moins, la fatigue est plus grande, etc. Le temps passe souvent sans que nous nous en rendions compte et, en réagissant, nous pouvons peut-être voir que nous n’avons pas fait tout ce que nous avions prévu depuis des années.

Nous passons soudainement de 15 à 23 ans, en un clin d’oeil, et la même chose se passe à 30 ans, à 40 ans, à 50 ans… C’est pour cette raison qu’il faut toujours avoir de l’enthousiasme pour les projets que nous avons laissés inachevés ou pour les endroits que nous n’avons pas encore visités.
Il n’est jamais trop tard : tant qu’il y a de l’envie, il y aura des possibilités.
« Chaque âge est un rêve en train de mourir ou sur le point de naître »
-Arthur O’Shaughnessy-
Si vous croyez qu’à 40 ans et avec quelques rides sur votre visage, il ne sert plus à rien de continuer à avoir des illusions, vous vous trompez.
Vous avez suffisamment avancé dans votre vie et vous avez guidé les membres de votre famille dans le début de la composition de la leur : maintenant, vous devez continuer à être jeune d’esprit, avec votre âge.
L’âge : une question de perspective
L’âge, en plus d’être physique, est aussi une question de perspective : il est bon de ne pas se focaliser sur les forces que nous perdons, mais plutôt sur l’énergie qu’il nous reste à dépenser jusqu’à ce que nous n’en ayons plus.
Il se peut que les rides montrent cet âge physique dont nous parlons, mais l’âge mental nous permet de continuer à profiter de toutes les opportunités qui se trouvent à notre portée.
En fait, nous ne cessons jamais d’apprendre. Personne n’est vieux tant que son quotidien continue à lui enseigner des choses : de ses enfants, de ses petits-enfants, de ses amis, de ce qu’on ressent.
« Le chemin de la jeunesse prend toute une vie. »
-Pablo Picasso-
Au lieu de stagner sur ce que l’on a déjà vécu, il est surprenant de voir comment on peut appliquer ces expériences à d’autres nouvelles qui sont sur le point d’arriver.
Les rides, en définitive, sont les deux côtés d’une même pièce : nous vieillissons en surface et nous avons vécu plus longtemps pour savoir nous libérer de nos complexes.

Chaque jour est nouveau, vivez-le avec enthousiasme
Chaque jour qui débute est une page avec quelques indications, mais sur laquelle l’essentiel reste à écrire.
Un blanc qui peut refléter, quel que soit l’âge que nous ayons, des expériences nouvelles et pleines d’émotions sur le point de se produire.
Des plans qui auront le pouvoir de donner de la valeur aux nouveaux souvenirs, qui seront la meilleure canne pour nous soutenir quand les forces manqueront dans nos jambes et quand nous voudrons aider ceux qui viennent de naître.
Ne pas perdre cette impétuosité est très souvent une inspiration aussi pour ceux qui nous entourent : nous avons beaucoup plus d’influence sur nos enfants et nos petits-enfants que nous le pensons.
De temps en temps, démontrons que l’âge peut aussi être une simple question d’attitude.
« La jeunesse n’est pas une période de la vie, c’est un état d’esprit »
-Mateo Alemán-
Sans oublier que nous avons grandi et qu’il y a des aspects de la vie humaine que nous ne pouvons omettre, une attitude pleine de vie nous motive pour ne pas nous rendre face à l’adversité.
Même si beaucoup de choses nous font du mal et même si les rides marquent les expériences, soyons éternellement jeunes en illusion.
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Comment les valeurs positives gagnent du terrain sur la morosité.
- Le Jeu 26 jan 2017

Lorsqu’on croit en l’humain, on parie plus volontiers sur le verre à moitié plein et l’on est attentif à autrui. L’altruisme, cette propension à aider son prochain, existerait chez l’enfant dès 12 mois.
Vous en doutez ? Deux chercheurs de l’université de Leipzig (Allemagne) ont mené une série d’expériences sur ce sujet, impliquant des bébés âgés de 12 à 18 mois. Dans l’une d’elles, un homme, les bras encombrés de paquets, tente maladroitement d’ouvrir un placard. Un bébé l’observe puis se lève spontanément pour lui ouvrir la porte du placard.
Conclusion ? Nous sommes naturellement altruistes ! « Plus on attend le meilleur de soi-même et d’autrui, plus ce meilleur a de chances de s’exprimer », dit Jacques Lecomte.
En outre, l’altruisme est contagieux : Laurent Bègue cite une étude dans laquelle des conducteurs qui voient une jeune femme occupée à changer un pneu crevé sont 50 % plus nombreux à s’arrêter pour l’aider s’ils ont vu, quelques centaines de mètres avant, une première voiture arrêtée sur le bord de la route et le conducteur se faire aider par un autre automobiliste. Et les deux chercheurs disposent de nombreuses études révélant notre plaisir à être justes, bons ou généreux.
Positif, même sans lunettes roses
Bonne nouvelle : nous sommes tous optimistes de naissance ! « Le petit enfant croit à l’impossible, il s’ouvre au monde, il entend des histoires horribles […] mais le lendemain, les oublie pour repartir de plus belle », note Alain Braconnier.
Nous pouvons donc retrouver en nous la source de l’optimisme, que nous possédons tous à des degrés divers, et la réactiver si besoin. L’optimiste voit donc le caractère transitoire d’un pépin – "Ça va s’arranger." –, quand le pessimiste retient son caractère permanent – "Je n’ai pas de chance."
Quand l’optimiste rate quelque chose, il l’attribue à une cause extérieure (C’est le hasard.) ; lorsqu’il fait quelque chose de positif, il l’explique par un facteur personnel (J’ai travaillé dur.). Le pessimiste fait l’inverse. L'optimiste nourrit son estime de lui : confiant dans ses capacités, au prochain obstacle – qui ne manquera pas d’arriver, même dans son monde positif – il se sentira capable de faire face.
Une étude montre l’état de confiance de l’optimiste. On donne un exercice impossible à résoudre à des étudiants. Puis on compare les copies : les optimistes se sont arrêtés plus vite. Lorsqu’ils réalisent que l’exercice est infaisable, ils ne s’acharnent pas, contrairement aux pessimistes. En cas d’obstacle, ils passent vite à autre chose, sans se laisser entamer.
Certains diront que le positif se fait parfois des illusions. C’est en partie vrai, mais il s’en sert comme d’un moteur. Il se dit que cela peut marcher ; en y croyant, il met tout en œuvre pour réussir ce qu’il entreprend.
Cet optimisme est précieux : sans lui, pas de vie à deux, pas de bébé, ni de projet culotté ! Nous avons besoin d’y croire – au moins un minimum – pour avancer.
Positif, pour s’ouvrir au monde
Occupé à se fabriquer une vie positive, n’aurait-on pas tendance à se préoccuper seulement de soi ? Au contraire ! Les personnes qui se disent plus heureuses sont plus engagées sur le plan social, viennent davantage au secours d’autrui.
Une psychologue américaine, Barbara Fredrickson, a montré que les émotions positives élargissent la capacité d’attention et de mémorisation, qui permet d’augmenter la créativité et la capacité à accueillir ce qui vient sans jugement préalable.
De plus, les émotions positives génèrent davantage de motivation pour trouver des solutions aux problèmes et aller vers les autres.
Voir le verre à moitié plein, c’est ce qui donne de l’énergie pour faire face à la situation.
Emmanuel Jaffelin ajoute : « Quand je fais preuve de gentillesse, quand je rends service à autrui, je découvre quelque chose en moi qui est plus que moi. Je découvre alors que le soi n’existe pas, que c’est une construction sociale à laquelle il faut dé-croire. Et alors, quand je me vide de mon ego, je découvre une autre force, une autre énergie. »
Les positifs, de grands naïfs, vraiment ? Ou des individus un peu plus sages que les autres ?
Notre monde n’est pas si négatif qu’on l’imagine
Le xxe siècle serait le plus sanglant de l’histoire de l’humanité, ce qui prouverait la tendance « naturelle » des hommes à être violents et égoïstes.
Et si c’était faux ?
C’est ce que montre Matthieu Ricard dans son Plaidoyer pour l’altruisme (NiL éditions) : "Sur le front, lors de la Seconde Guerre mondiale, seuls 15 % des soldats tiraient sur l’ennemi. Les autres tiraient en l’air ou faisaient semblant. Et si l’on regarde les guerres passées en comparant la proportion de population mondiale qui en est morte, la Seconde Guerre mondiale n’occupe que le onzième rang des conflits les plus meurtriers, l’acte le plus sanglant étant les conquêtes mongoles de Gengis Khan." Il poursuit : "En dépit de l’émergence d’un certain nombre de guerres […], le monde a connu depuis 60 ans la période la plus pacifique de son histoire depuis 10 000 ans."
Comme nous dépendons de plus en plus les uns des autres, nous avons intérêt à ne pas nous nuire !
Si les choses sont encore loin d’être parfaites, les principes qui fondent notre monde (Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, création de la Communauté européenne en 1957, Convention internationale contre la torture en 1984 et plus près de chez nous, Revenu de solidarité active créé en 2009, etc.) reposent sur l’idée d’une humanité solidaire.
C’est la somme de ces décisions collectives et politiques qui crée aussi un monde meilleur.
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