L'essentiel c'est de donner à réfléchir

-
Six règles pour régénérer son cerveau
- Le Ven 06 jan 2017
Vous venez d’atteindre la cinquantaine ou, peut-être même avez-vous dépassé cet âge ?
Vous n’imaginez sans doute pas que, dans cette région de votre cerveau que l’on nomme l’hippocampe, une structure clé pour la formation de vos souvenirs et pour la bonne gestion de vos émotions, tous les neurones présents à l’époque de votre naissance ont été remplacés depuis par des neurones fraîchement produits à partir de cellules souches du cerveau.
Nous avons tous le potentiel de régénérer notre cerveau, à tout âge.
Seulement il y a des conditions à respecter pour que cette fontaine de jouvence puisse jaillir, comme le montre la recherche sur les animaux.
Prenez une souris dans un élevage standard et placez-la dans une cage dépourvue de congénères, aseptisée, avec une nourriture invariante, sans objets à découvrir au cours de ses explorations. En gros l’enfer et la prison, dans sa vie de souris.
Vous constaterez qu’en deux à trois semaines, la production de nouveaux neurones dans son cerveau aura été réduite de 50 %. Cette malheureuse souris, vous allez en plus la stresser et vous verrez alors que cette production disparaîtra totalement.
Prenez la même souris et placez-la, cette fois, dans un univers enrichi, stimulant. Vous allez placer des objets nouveaux dans sa cage, des congénères avec lesquels elle pourra communiquer au quotidien. Vous allez lui proposer un peu d’exercice physique, en installant une petite roue sur laquelle elle pourra s’entraîner.
En l’espace de quelques semaines, elle aura multiplié par trois le taux de production de nouveaux neurones.
Dans la première expérience, on voit que le cerveau se détruit sous l’effet de la routine.
Dans la seconde, on s’aperçoit que le cerveau se nourrit du changement.
Une pouponnière à neurones dans notre cerveau
Nous hébergeons dans notre cerveau une espèce de pouponnière dans laquelle sont abritées des cellules souches neuronales. Celles-là mêmes qui ont permis de construire notre cerveau à l’âge embryonnaire et que nous avons emmenées avec nous après la naissance.
Grâce à ce dispositif, au moment même où vous lisez, de nouveaux neurones jaillissent dans votre cerveau. Mais pour les produire, il y a six principes à satisfaire. Et ce n’est pas en restant assis sans rien faire que ça va se passer…
Premier principe : il faut s’ouvrir au changement et fuir la routine.
Socrate nous dit : la sagesse commence avec l’émerveillement. On parle ici de l’émerveillement d’apprendre et de comprendre.
Il s’agit de respecter la "libido sciendi", le désir d’apprendre et de comprendre propre à l’être humain.
Second principe : Le cerveau est malléable car il est « informable ».
C’est en effet l’information qui invite nos circuits cérébraux à se régénérer, mais de quel type d’information parlons-nous ?
Aujourd’hui nous sommes confrontés à un vrai problème. Nous vivons dans un écosystème numérique alors sans rien faire, nous sommes bombardés d’information.
Il nous faut apprendre à lutter contre ce trop-plein. Nous sommes abonnés à des blogs, des lettres. Nos téléphones sonnent, vibrent.
On s’aperçoit que ce type d’information, qui nous conduit juste à savoir, est délétère.
Le cerveau bombardé d’information, qui sait mais n’a pas compris, est condamné à l’anxiété.
En tant que sujet je deviens un spectateur, au lieu d’être un acteur.
Il est important, pour nous tous, de trier l’information utile, c’est-à-dire l’information qui nous fait comprendre, et de laisser de côté l’information futile, qui nous fait juste savoir.
Celle-là, on n’en veut plus ! Dit autrement, le deuxième principe nous invite à lutter contre l’infobésité.
Troisième principe : gardons-nous de la tentation facile des anxiolytiques et des somnifères.
Parce que l’objectif de ces substances, c’est justement de ne pas laisser émerger ce cerveau qui cherche à comprendre.
Vous ne voulez plus ruminer en allant travailler ? On va vous donner des substances avec lesquelles vous allez marcher en cerveau automatique, ce cerveau même qui est utile pour savoir mais pas pour comprendre.
En prenant ces médicaments de façon chronique, vous ne pouvez plus satisfaire au premier principe qui est : ouvrez-vous au changement et donnez du sens à ce changement.
Le quatrième principe consiste à lutter contre la sédentarité.
Parce que la science nous dit qu’en cas d’activité physique, les muscles produisent des substances chimiques qu’on appelle les facteurs trophiques.
Par voie sanguine, ceux-ci viennent agir sur le cerveau et en particulier sur la pouponnière, la fontaine de jouvence, et l’incitent à produire plus de neurones.
Il existe une corrélation directe entre l’activité musculaire et la production de nouveaux neurones.
Alors, choisissez la marche, plutôt que le métro ou la voiture.
S’exposer aux autres
Cinquième principe : prenons acte que notre cerveau est une véritable chambre d’écho de l’autre, de notre prochain.
Nous n’avons pas le contrôle sur certaines parties de notre cerveau, dont l’engagement dépend de l’exposition à autrui, à l’alter ego.
C’est ce qu’on appelle, globalement, le cerveau social.
Dit autrement, plus vous allez cultiver votre altérité, fuir l’isolement, plus votre cerveau sera enclin à produire de nouveaux neurones.
Sixième principe : Très récemment, les neurosciences associées avec la microbiologie nous ont appris qu’il existait une flore intestinale dont la communication avec le cerveau est permanente.
En fonction de votre régime alimentaire, notamment si vous consommez des fibres et une alimentation variée, vous allez encourager la prolifération de certaines espèces bactériennes qui vont concourir à cette prolifération de neurones.
À l’inverse, si votre nourriture devient peu variée, riche en sucre et en graisse, vous allez favoriser la prolifération d’espèces bactériennes qui sont de véritables verrous, bloquant la production de nouveaux neurones, et ce quelque soit votre âge.
La quête ancienne de l’immortalité
Voici les six principes énoncés, il vous revient maintenant d’utiliser ce potentiel.
Évidemment, quand on parle de cellules souches et d’une neurogenèse, c’est-à-dire une production de neurones au cours de la vie, cela probablement résonne en vous.
Nous baignons dans les mythes qui ont accompagné la naissance de la civilisation, au moment de l’invention de l’écriture chez le peuple sumérien – la fameuse épopée de Gilgamesh, ce récit légendaire de la quête de l’immortalité, ou plus proche de nous, le fameux Faust de Goethe.
Ce sont des paraboles sur la souffrance de l’humanité qui voit une possible rédemption au travers de l’éternité.
Nous voilà face à une découverte scientifique qui porte en elle tous les ferments d’une véritable révolution scientifique, appelant au renouveau des méthodes d’éducation, d’une définition objective du fameux bien-être en matière de santé mentale, d’inventer de nouvelles stratégies thérapeutiques, tant sur un plan neurologique que psychiatrique, essentiellement les troubles de l’humeur, reposant sur la présence de ces cellules souches neuronales.
Chacun à notre échelle, nous avons le pouvoir de tirer parti de cette révolution scientifique, à titre personnel, mais aussi vis-à-vis d’autrui.
La fameuse maxime de Goethe dit : traitez les gens comme ils devraient être et vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être.
Ce pouvoir, vous le tenez entre vos mains. Profitez-en !

Pierre-Marie Lledo, Neurobiologiste, Institut Pasteur
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.
-
Yoga du rire & Mindfulness à l'école
- Le Mar 03 jan 2017
La question du bien-être et de la joie de l'enfant est centrale dans tout processus éducatif.
Un enfant qui vit des émotions positives par exemple, retiendra mieux et comprendra mieux qu’un enfant stressé.
C’est maintenant scientifiquement prouvé.
Interview du Dr Catherine Gueguen , pédiatre
Lorsque l’enfant se sent mal car son environnement lui est désagréable (il se sent en insécurité, en colère, humilié, angoissé), son cerveau secrète deux hormones : le cortisol et l’adrénaline.
Le cortisol est l’hormone du stress. Il agit comme un véritable poison qui affecte les capacités de bien-être et de réflexion et l’empêche d’accéder aux fonctions du cerveau qui lui permettent de réfléchir (le cortex préfrontal)
Quand il se sent bien, le cerveau va secréter de l’ocytocine (hormone du plaisir et de l’attachement), de la dopamine, de l’endorphine (des neurotransmetteurs qui dynamisent les capacités d’apprentissage en classant au mieux les informations), et de la sérotonine.
Pour augmenter ses émotions positives, l’enfant peut :
- Visualiser tout ce qui est positif (en lui, dans sa vie)
- Rire
- Se souvenir de moments de réussite et des moments heureux (les afficher au mur)
- Ecouter un morceau de musique qui lui plaît
- Recevoir des encouragements...
C'est pourquoi nous avons mis au point un programme quotidien de 10-15 minutes :
1/ Pratique d'exercices de hasya yoga (yoga du rire)
et/ou
2/ Mindfulness - méditation dite "pleine conscience" adaptée aux enfants.
Ces 2 pratiques complémentaires pourront être proposées par l'enseignant (ou ATSEM) qui aura suivi notre formation :
- une en début de matinée et l'autre en début d'après-midi
- en alternance suivant le temps disponible
Ces pratiques, simples et faciles à mettre en place, permettent d'évacuer les tensions et d'oxygéner profondément tout l'organisme.
Cela prépare l'enfant à apprendre dans des conditions optimales.
-
Rendez-vous au présent
- Le Ven 30 déc 2016

Rendez-vous au présent
pour vivre au présent tous les mois de l’année, tournés vers l’essentiel.
Rappelons-nous que quelle que soit la couleur ou la forme des nuages,
le ciel immense les contient tous et n’est pas plus joyeux sans eux qu’avec.
Continuons à regarder les petites choses qui vont bien,
particulièrement quand beaucoup d’autres choses vont moins bien.
Apprenons à développer notre attention
en écoutant vraiment le chant de l’oiseau dans l’arbre devant chez nous,
de savourer avec tendresse le sourire de cette grand-mère qui regarde son petit enfant.
Osons réveiller nos enfants au milieu de la nuit
pour les voir pointer leurs petits doigts vers le ciel étoilé,
émerveillés par la bouleversante beauté du monde.
Dans ce monde du toujours plus, cultivons le moins :
simplifions nos existences pour mieux savourer et partager ce que la vie nous offre.
Lorsque tout s’accélère, ralentissons,
afin de redécouvrir le simple plaisir de marcher.
Dans un univers de performance et d’efficacité,
faisons de temps en temps des choses sans but.
Dans un environnement qui nous motive à toujours consommer davantage,
découvrons ce que nous pouvons offrir.
Arrêtons-nous tous les jours,
sans autre raison que de porter attention à notre respiration, comme si notre vie en dépendait.
Parce que c’est le cas.
Arrêtons-nous, pour goûter le moment, juste celui-ci.
Permettons-nous « d’être » en cet instant et ce quelles que soient toutes les choses encore à « faire ».
De tous les moments urgents de notre agenda, ne ratons pas le plus important.
La vie nous donne un et un seul rendez-vous, ici et maintenant
D'après Ilios Kotsou
-
"On ne rit pas parce qu'on est heureux..."
- Le Dim 18 déc 2016
William James, précurseur du Yoga du Rire
William James (1842-1910), est un psychologue et philosophe américain.
- Il est le premier auteur à publier un ouvrage consacré exclusivement à la psychologie scientifique : "Les Principes de Psychologie" qui paraissent en 1890.
- Pour de nombreux psychologues, William James est reconnu comme le père de la discipline.
- William James est également l’auteur, avec Carl Lange, d’une théorie psychologique fondamentale sur les émotions.
- La théorie de James-Lange pose que l’émotion est une prise de conscience (une interprétation) de nos réactions corporelles face à une situation.
- Elle combine donc des facteurs cognitifs et des facteurs physiologiques (modifications corporelles).
Contrairement à notre intuition première, ceci implique que « Nous sommes heureux parce que nous rions».A lire : William James. Précis de psychologie
David Lapoujade. William James : Empirisme et pragmatisme -
Mens sana in corpore sano
- Le Mer 14 déc 2016

5 activités pour provoquer des émotions positives
Nous savions, intuitivement, que le fait d’entretenir des émotions positives est bénéfique à la santé physique. Mais ces dernières années, les résultats des recherches scientifiques, particulièrement celles de la psychologie positive, sont venues appuyer cette intuition en montrant que les émotions positives constituent des composantes importantes du sentiment de bien-être subjectif.
Les scientifiques parlent beaucoup de la médecine corps-esprit. Ils étudient les relations entre les pensées, les émotions et la santé. Ces nouvelles pratiques de la médecine sont de plus en plus présentes dans les hôpitaux: hypnose, acupuncture, neurofeedback, musicothérapie, etc.
On sait que la méditation, la relaxation et la pratique de la gratitude sont des activités favorisant les émotions positives.
Voici cinq activités de la vie courante que vous voudrez peut-être intégrer à votre vie, si vous ne le faites pas déjà, avec la volonté de vous ouvrir aux émotions positives qui les accompagnent. Comme vous le constaterez, elles sont directement interdépendantes.
Aider
Le Dr. Suzanne Richards de la University of Exeter Medical School a fait une revue systématique de 40 recherches menées ces 20 dernières années et a trouvé que le bénévolat est non seulement bon pour la santé mentale (plus faible probabilité de dépression chez les personnes qui s’y engagent), mais qu’il augmente le bien-être général de la personne et même sa longévité.
Plusieurs raisons expliquent sans doute ces résultats. Pour faire du bénévolat, vous devez sortir de chez-vous, bouger, ce qui vous rend plus fort physiquement. De plus, le bénévolat favorise les interactions sociales, vous permet de rencontrer d’autres personnes, de vous faire des amis, de sortir de votre isolement et peut même donner un sens à votre vie.
Les recherches en psychologie positive démontrent aussi que le partage et les actes gratuits de bonté sont deux des ingrédients importants pour être heureux. Il semblerait que le fait de poser de tels gestes provoque la sécrétion d’endorphines, non seulement chez la personne qui pose le geste, mais aussi chez celle qui en est l’objet (et même chez celle qui en est spectatrice).
Communiquer avec les autres
All You Need Is Love, chantaient les Beatles, et ils avaient sans doute raison. Interagir et communiquer avec les autres est aussi une bonne façon d’améliorer son humeur quand on se sent moins bien et d’augmenter la probabilité de ressentir des émotions positives. La plus longue étude longitudinale menée sur des adultes (la Grant Study) l’a clairement démontré.
En effet, les chercheurs de cette étude ont suivi, depuis 1938, 724 hommes dont il ne reste plus aujourd’hui qu’une soixantaine de survivants âgés de plus de 90 ans. Ils les ont rencontrés, année après année, pour leur poser des questions sur leur vie personnelle et professionnelle, sur leur enfance, etc. Les résultats sont concluants: ce qui compte plus que tout, plus que la richesse, le travail ou la célébrité, ce sont les relations significatives qu’on entretient avec son conjoint, sa famille, ses collègues de travail, ses amis, sa communauté. Le fait d’entretenir des relations saines est non seulement un bon indicateur de la satisfaction générale de la personne, mais aussi de sa satisfaction professionnelle et de sa santé mentale.
Jouer, s’amuser, rire
À quoi jouez-vous? Il n’y a pas que les enfants qui ont besoin de jouer, nous aussi. Non seulement le jeu est source d’énergie et alimente notre santé mentale ainsi que notre créativité, mais il nous permet à nous, adultes, de nous oublier un moment, de sortir de notre quotidien et de nous distraire de notre réalité. Jouer nous permet de reprendre contact avec l’enfant en nous.
Apprendre
Vous allez peut-être dire qu’il y a quantité de jeunes qui ne ressentent pas particulièrement d’émotions positives à l’école, lieu par excellence d’apprentissage. Mais tous les jeunes, comme les adultes, ont le désir d’apprendre de nouvelles choses, de découvrir de nouveaux endroits. L’être humain est fondamentalement curieux et explorateur. Le fait de centrer notre attention sur une chose, une personne, un lieu ou autre qui nous intéresse provoque toujours en nous des émotions positives.
Vous comprenez très bien que la joie qui découle de l’apprentissage nécessite certaines conditions. C’est plus facile d’apprendre en jouant, dans un environnement de liberté, sans se sentir pressé, et quand il y a un équilibre entre les capacités de l’apprenant et la tâche (j’apprends l’Espagnol avec plaisir, mais le Norvégien ressemble à du Chinois pour moi). Le plaisir vient aussi souvent quand on apprend avec d’autres, ce qui nous ramène à la communication.
Pourquoi ne pas mettre un peu de risque dans vos prochaines vacances? Nous avons tous en nous un aventurier qui s’ignore. Redonnez-lui vie en vous plaçant volontairement dans des situations qui demandent de puiser dans vos ressources.
L’exercice et les émotions positives
Il est bénéfique pour notre santé physique et notre bien-être psychologique de bouger, de nous oxygéner quotidiennement. C’est bon pour le corps, pour la confiance en soi, pour l’estime de soi et cela procure du plaisir. De plus, l’exercice libère des opiacés naturels qui pourraient diminuer les symptômes d’anxiété ou de dépression.
Pour conclure : une petite mise en pratique
Tout au cours de votre journée, prenez conscience de vos réactions émotionnelles dans diverses situations que vous traversez.
Déterminez quelles activités, quelles personnes et quels endroits provoquent en vous les émotions les plus positives.
Lorsque vous saurez, faites le choix conscient de les introduire plus régulièrement dans vos vies.
-
Les enfants victimes de notre accélération
- Le Ven 09 déc 2016
Et si on leur réapprenait à souffler...
par tous les moyens...le rire par exemple ?
-
Neurosciences, joie & pédagogie
- Le Mer 07 déc 2016
Les recherches en NAS (Neurosciences affectives) montrent que le stress, les humiliations physiques et verbales, les punitions, les menaces peuvent avoir des effets redoutables pour le cerveau de l’enfant et de l’adolescent en donnant des troubles du comportement et en perturbant l’apprentissage.

Français
English
Español
Italiano
Deutsch
Nederlands
Portuguesa
Swedish
Romanian
Polish
Norwegian
Finnish
Bulgarian
Danish
Czech
Croatian
Hindi
Russian
Chinese (Simplified)
Japanese
Arabic